La liste des Ennemis d’Internet 2011


Les «Ennemis d’Internet» sont:

l’Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie, le Turkménistan et le Viêt-nam. Ils conjuguent souvent filtrage sévère, problème d’accès, traque aux cyberdissidents et propagande en ligne.

La Tunisie et l’Egypte quittent la liste des «Ennemis d’Internet» pour figurer parmi les «Pays sous surveillance».

Les «Pays sous surveillance»:

L’Australie, dont les autorités ont l’intention de mettre en place un dangereux système de filtrage du Net.

Le Bahreïn, qui oscille entre renforcement du filtrage et libérations de blogueurs.

Le Bélarus, où les élections ont inauguré une nouvelle ère de répression contre les médias en ligne.

La Corée du Sud, qui renforce la censure de la propagande de son voisin du Nord et conserve un arsenal législatif répressif.

Les Emirats arabes unis, où le filtrage et la surveillance s’amplifient.

L’Erythrée, régime policier qui maintient ses citoyens à l’écart du Web et surveille les net-citoyens.

La Libye, en plein chaos, tente de mettre en place un blackout de l’information, en coupant l’accès au Net.

La Malaisie, où les blogueurs, plus crédibles que les médias traditionnels, sont maintenus sous pression.

La Russie, où le gouvernement cherche à modeler le Net russe, de plus en plus influent, à sa guise.

Le Sri Lanka, où les journalistes et médias en ligne continuent d’être victimes de violences.

La Thaïlande, où la crise du printemps 2010 a eu des conséquences négatives sur la liberté d’expression en ligne.

La Turquie, où plusieurs milliers de sites restent inaccessibles et les poursuites judiciaires contre des journalistes en ligne continuent.

Plusieurs pays rejoignent cette année la liste des «Pays sous surveillance».

La France, en raison de l’adoption d’une législation prévoyant un filtrage administratif du Web, de la mise en place de la «riposte graduée» et de la défense par les autorités d’un Internet «civilisé». Plusieurs médias en ligne et leurs journalistes ont connu une année 2010 difficile, victimes de cambriolages, de convocations devant la justice et de pressions pour identifier leurs sources.

Le Venezuela est placé également «sous surveillance». Dans un contexte de tension croissante entre le pouvoir et les médias critiques, si l’accès à Internet demeure libre dans le pays, les outils de contrôle sont désormais en place, sous la forme d’une loi bâillon pour Internet, et l’autocensure s’accentue. Les forums de discussions sont dans le collimateur des autorités.

    Cette liste des atteintes contre la liberté d’expression en ligne n’est pas exhaustive.

    En 2010, l’attitude du Pakistan a suscité des inquiétudes. Un juge avait ordonné le blocage total de Facebook suite à la publication de vidéos jugées offensantes envers le prophète. Les autorités sont revenues sur ce blocage mais ont promis de surveiller le Web.

    Le Kazakhstan sera à surveiller à l’approche des élections.

    Internet et les nouveaux médias continuent en 2011 de ressentir les ondes de choc de changements politiques dans lesquels ils ont été aspirés. Le Web est entré dans une zone de turbulence dans laquelle son impact, sa force et ses fragilités risquent d’être amplifiés.

    Source AFP


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