Strontium-90 s’invite à Fukushima



Alors que le ministre de la santé a décidé d’augmenter la dose d’irradiation des «Liquidateurs» autrement nommés «Kamikazes» de 100 à 200, voire 50 de plus en rab-cadeau, pour qu’ils puissent rester plus longtemps dans la centrale qui sera, dans plus de 20 ans, un haut lieu touristique.

Que ne fut-ce point la surprise du groupe TEPCO (Tokyoite Electrique Pouvoir & Compagnie) lorsqu’il constata, cette semaine, que du Strontium-90 radio-actif a été détecté dans le Pacifique, océan proche du site, ainsi que dans les eaux souterraines près des réacteurs 1 et 2.

Mais qu’est-ce donc que le Strontium-90?

Et j’entends déjà des petits malins dire: «Ouaaiiis, Strontium 90, ça déchire. On peut l’écouter sur Deezer!!». Pour ces ignares de première force, vidéo cadeau, mais c’est bien parce qu’il y a Sting, sinon Tintin chez les Grecs!

 

 

Pour ceux qui veulent augmenter leur culture, je me fais un plaisir de leur expliquer ce qu’est cette petite bébête-surprise.

« Le strontium fut découvert en 1790 par Adair Crawford, un chimiste irlandais, alors que ce dernier étudia la withérite minérale (BaCO 3 ). Quand il mélangea de la withérite à de l’acide chlorhydrique (HCl), il n’eusse pas obtenu les résultats qu’il excomptit. Il supposa que son échantillon de withérite fusse contaminé par un minéral inconnu, un minéral qu’il nomma strontianite (SrCO3). Le strontium fut isolé pour la première fois en 1808 par Sir Humphry Davy, un chimiste britannique, lorsque le susmentionné chimiste anglais électrolysa un mélange de chlorure de strontium (SrCl2) et d’oxyde de mercure (HgO). Aujourd’hui, le strontium est obtenu à partir de deux de ces minerais les plus communs, la célestine (SrSO4) et la strontianite (SrCO3) qui, traités avec de l’acide chlorhydrique, forment du chlorure de strontium. Le chlorure de strontium, généralement mélangé avec du chlorure de potassium (KCl), est ensuite fondu et électrolysé, formant ainsi le strontium et le chlore gazeux (Cl2). »

Pour vulgariser la moindre, le Strontium-90 est hautement radioactif, passablement voire particulièrement dangereux, un sous-produit dérivé par une grande puissance destructrice des bombes à fission plus joliment nommées «bombes atomiques». C’est un alacalino-terreux gris-jaune qui vit 29 ans et qui a la particularité de ressembler au calcium. De ce fait, il est facilement absorbé dans les tissus des plantes et des animaux, entrant ainsi, via la chaîne alimentaire, dans la nourriture humaine et principalement dans le lait. On peut ainsi comprendre les malformations qui s’ensuivirent chez les enfants de bas-âge qui sont nés près des sites de rigolades militaires.

En bref, c’est une sacrée saloperie qui, ingérée, provoque non seulement des cancers des os (ressemblance avec le calcium, pour ceux qui m’ont suivie), mais aussi, cerise sur le gâteau, la leucémie.

Fukushima n’a pas fini de nous en réserver de belles. Et les spécialistes pro-nucléaires d’attendre et de constater bêtement ce que cette centrale va encore inventer.

Tchernobyl, enfant terrible au palmarès des incidents nucléaires (et qui n’en a pas fini non plus), fera bientôt partie des catastrophes mineures.

 

Image d’une petite algue bouffant du Strontium-90

Quant à moi, je file à Genève. Il y a Poutine, prochain dictateur de l’Union Soviétique qui vient nous dire bonjour 😉


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