Conspirationnisme – 4


Les mouvements qui doutent de la presse sont ce qu’on appelle: «les mouvements conspirationnistes» ou «les adeptes des théories de complots» parmi lesquels, de nombreuses personnes croient qu’elles sont suivies ou qu’on est suivis et observés en permanence, mais que cela est caché.

Bruno Fay, auteur de «Complotracie» (Editions du Moment), a voulu remonter jusqu’aux sources de ce conspirationnisme et a observé avec objectivité ce qui amène ces gens à penser ainsi.

Il est tombé sur une étude de deux professeurs psychiatres canadiens qui avancent la nouvelle pathologie qui s’appelle «le syndrome de Truman», du film «Truman Show». Ces psychiatres canadiens se sont aperçus que depuis une dizaine d’années, de plus en plus de gens venaient les consulter parce qu’ils se sentaient constamment observés.

Et il est vrai que la nouvelle technologie nous amène à imaginer tout et n’importe quoi. Alors, Bruno Fay s’est intéressé à la vidéo-surveillance qui s’est développée ces dernières années. Il s’est également intéressé aux puces électroniques, aux implants électroniques. Pour ce faire, il a rencontré, à Mexico, le patron de VeriChip, société qui implante des puces chez des personnes qui ont peur d’être enlevées ou qui doivent être surveillées en permanence.

Pareil pour Internet!

La technologie d’un Etat permet de suivre continuellement sa population. Cela ne veut pas dire que toute la population est suivie. Bruno Fay ne dit pas que toute le monde est fiché. Par contre, nous sommes tous fichables et tous traçables. En soi, ce n’est pas un danger si on vit dans une vraie démocratie qui est au pouvoir. C’est-à-dire que la Suisse ne va pas surveiller des gens sans raison. Par contre, ce n’est pas le cas par exemple, en Chine, ou hier en Tunisie, ou aujourd’hui en Libye. Donc cela pose de vraies questions et cela nourrit les fantasmes des paranos, fantasmes qui augmentent et qui expliquent que ces moyens technologies nous donnent des raisons de croire que nous sommes tous épiés.

Il est établi que si les autorités, comme la CIA, veulent tout savoir sur ce que les gens écrivent, sur tous les coups de téléphone passés, elle a les moyens technologiques pour le faire. Mais dans nos Etats, il y a des procédures judiciaires qui protègent le citoyen lambda. Pour localiser une personne, il faut qu’un magistrat doive donner l’autorisation aux instances policières.

Bruno Fay a été frappé par une société qui s’appelle: Colatrac et qui est leader dans le monde dans la récupération des données informatiques. Cette société récupère les disques durs et explique que, par exemple, sur un disque dur qui a été cassé, brûlé, où tout a été tenté pour le détruire, elle peut tout récupérer. Et d’en faire la démonstration devant un Bruno Fay médusé. Non seulement elle peut récupérer les données d’un disque dur qui était brisé, mais explique comment elle le fait. Colatrac peut même savoir, en récupérant le disque dur, ce que la personne a écrit et à quel moment elle l’a écrit. Tout est noté. Elle peut même déceler un mot, écrit dans un fichier Word, qui a été supprimé, copié ou collé. Elle peut absolument tout savoir. Techniquement, tout est possible!

La question n’est-elle pas de se dire que les gens sont tous fous ou tous paranos? Non! La question aujourd’hui est de savoir quels sont les moyens démocratiques pour éviter de tomber dans cette surenchère de la surveillance.

Et là, y a-t-il un mouvement structuré qui s’occupe de la protection des citoyens?

Pas vraiment! On en revient à un impossible débat, parce qu’on a, d’un côté les gens qui nous mettent en alerte, qu’on traite d’illuminés, de conspirationnistes illuminés et de l’autre côté, il n’y a pas de débats. Personne ne canalise ces risques-là!

Bruno Fay a rencontré Claude Vasseur, une auteur qui a fait un livre à succès, qui craint une révolution. Le fossé est tellement grand entre les gens qui doutent et les autorités qui refusent d’écouter leurs doutes, que le fossé continue à se creuser et que cela ne peut qu’amener à une situation révolutionnaire. Cela amène les gens à la révolte et à sortir du système.

On en est pas encore là!

Bruno Fay ne ne croit pas à une révolution violente, mais il pense que le fossé va se creuser de plus en plus avec des gens qui se désintéressent de la politique, qui ne votent plus et rejettent tout en masse.

FIN

Publié le 16 avril 2011


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