Christopher Lasch ou un écrivain à découvrir



Comme l’actu foisonne certainement de nouveautés sur plusieurs fronts ouverts depuis des mois et qu’il y aurait de quoi avoir matière à ricaner un petit peu, je dois avouer qu’après tous les efforts que j’ai déployés pour que ce site fonctionne assez bien, bien qu’il y ait encore matière à faire, je m’accorde une petite pose en plagiant Christopher Lasch et la première page de son livre-testament: «La révolte des élites». Ce qui ne veut pas dire que j’ai fini «le culte du narcissisme», mais on m’a fait lecture du premier paragraphe que je reporte ici.

Livre-testament parce qu’écrit avant la mort foudroyante de cet historien en 1994, dix jours après en avoir tapé les derniers mots, et publié par ses héritiers en 1995.

Après cette brève présentation du sujet de ce jour, je chaussasse mes lorgnons afin que je puisse lire les mini-caractères et de les retranscrire sur ce site, le tout avec beaucoup de sauvegardes, car je ne me la sens pas en train de recommencer à refaire tout le travail.

Je me lance: attention les vélos, c’est de la haute voltige.

Christopher Lasch: «La révolte des élites»

Lasch, mode d’emploi 1

 

«Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l’ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c’était la «révolte des masses». De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hiérarchie».

Profondément enracinées dans l’économie planétaire et ses technologies sophistiquées, culturellement libérales, c’est-à-dire «moderne», «ouvertes», voire «de gauche», les nouvelles élites du capitalisme avancé – «celles qui contrôlent le flux international de l’argent et de l’information» – manifestent en effet, à mesure que leur pouvoir s’accroît et se mondialise, un mépris grandissant pour les valeurs et les vertus qui fondaient autrefois l’idéal démocratique. Enclavées dans leurs multiples «réseaux» au sein desquels elles «nomadisent» perpétuellement, elles vivent leur enfermement dans le monde humainement rétréci de l’Economie comme une noble aventure «cosmopolite», alors que chaque jour devient plus manifeste leur incapacité dramatique à comprendre ceux qui ne leur ressemblent pas: en premier lieu, les gens ordinaires de leur propre pays.

Dans ce livre-testament, Christopher Lasch a tenu à placer sa critique des nouvelles élites du capitalisme avancé sous le signe du «populisme», c’est-à-dire conformément au sens historique du mot, d’un combat radical pour la liberté et l’égalité mené au nom des vertus populaires. On sait à quel point, depuis des années, les médias travaillent méthodiquement à effacer le sens originel du mot, à seule fin de pouvoir dénoncer comme «fascistes» ou «moralisateurs» (à notre époque, le crime de pensée suprême) tous les efforts des simples gens pour maintenir une civilité démocratique minimale et s’opposer à l’emprise croissante des «experts» sur l’organisation de leur vie. Autant dire que beaucoup, parmi ceux que le système a préposés à la défense médiatique de ses nuisances, s’empresseront de faire courir le bruit – pour affecter de s’en réjouir ou pour s’en lamenter – que ce livre est «réactionnaire».

Il n’est cependant pas interdit d’espérer que le lecteur intelligent puisse encore se faire une opinion par lui-même.

 

Bon! Là, reste 262 pages que je ne saurais réécrire ici et j’attends, des lecteurs de cette page web, une certaine compréhension. Surtout, surtout comme je l’ai écrit plus haut, je n’ai pas encore fini «le culte du narcissisme», du même auteur. J’en retranscrirai quelques bons passages au fil du temps, lorsque comme aujourd’hui, je serai en panne d’inspiration. Et comme j’ai quasiment tout souligné dans ce livre qui me poursuit, nul doute que je retrouverai facilement des passages pas piqués des hannetons 😉

 

 

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