Les anti-nucléaires bernois piétinnent les géraniums!


 

Publié le 22 juin 2011

 

Mardi 21 juin 2011, sur la Victoria Platz à Berne, les policiers se sont mis d’accord pour que les 26 activistes anti-nucléaires puissent pic-niquer et reprendre les hostilités dès 13h30, à condition de respecter les fleurs qui ont été remplacées hier-matin sur les plate-bandes de la Place de Berne.

Il n’y aura pas de continuation du plantage de tentes des manifestants pour cette nuit, car y en a marre que les géraniums soient régulièrement piétinées. Alors, manifester oui, mais pas sur les places aménagées. Cette nuit, matelas sur les dalles des rues de Berne et dormir à la belle étoile, mais hors de question de faire du camping et de griller des saucisses sur les parcs communaux. Même si leur mouvement attire la sympathie ou non des anti-nucléaires qui ont autre chose à faire et manifestent que les week-ends de beau temps ou ne viennent que le soir, les activistes ne lâchent pas le morceau depuis presque deux mois pour le démantèlement de la centrale de Mühleberg! Centrale atomique du même type que celle de Fukushima et dont le conteneur du réacteur est scotché par endroit, et qui se trouve en aval d’un barrage. Une échauffourée est donc agendée pour demain jeudi, et les 26 apôtres de rester sur place jusqu’à ce que cette centrale soit arrêtée. Encore faut-il savoir comment on va la stopper, cette foutue centrale!

Si on va lorgner chez nos voisins de l’autre côté du globe, TEPCO devient fataliste est évoque «une bataille désespérée» qui a conduit à la fusion des coeurs de la centrale et estime que «le tsunami a engendré une situation impossible à anticiper.» Pourtant, ce n’est pas les tentatives de sauvetage de la dernière heure qui manque, comme le reporte «ACTU-ENVIRONNEMENT»:

Mise en route difficile de l’usine de décontamination de l’eau radioactive

Vendredi 17 juin, Tepco annonçait avoir débuté le traitement de l’eau radioactive accumulée sur le site de la centrale. Cependant, l’usine fournie par Areva et l’américain Kurion fait face à de multiples difficultés.
La radioactivité est telle, qu’elle a dû être arrêtée dès sa mise en route : l’unité de filtrage de Kurion, placée en amont de celle d’Areva et chargée d’éliminer une partie du césium, a accumulé en cinq heures la quantité attendue sur un mois.
Ensuite, ce mardi, l’usine a été remise en route, mais cette fois-ci un problème détecté sur une pompe injectant les floculants et les coagulants a entraîné un nouvel arrêt.
Le traitement de l’eau doit améliorer sensiblement les conditions de travail sur le site en rendant possible l’accès à certaines zones, en évitant le déversement d’eau hautement radioactive dans l’océan Pacifique et en permettant la réutilisation de l’eau pour le refroidissement des réacteurs.

35’000 dosimètres sont ainsi distribués aux enfants pour voir combien de radiations se prennent les gosses en allant à l’école. La colère des Nippons commence à se faire entendre et, selon les derniers sondages, 80% des Japonnais sont devenus anti-nucléaires. Pourquoi si tard? Peut-être qu’à force d’avaler les couleuvres de l’Etat et de TEPCO, ils en ont fait une indigestion. La première vérité qui est dite en public, à savoir «une bataille désespérée» sus-mentionnée, leur a ouvert les yeux et placer un dosimètre au cou de leur enfant lorsque ce-dernier va en classe ne doit pas arranger les choses.

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