Le massacre de Sivas


Publié le 4 juillet 2011

 

Je sais, je sais!

Je suis un peu en retard avec la suite des niouzz sur FAICMFSF, mais il est plus facile de devenir membre du club Bildberg que sur ce site et je dois résoudre ce problème.

Quoiqu’il en soit, même si je suis un peu coupée du monde en ce moment, sauf de relativement bon contacts avec les informaticiens de mon hébergeur, j’ai entendu que DSK était quasi blanchi et l’employée de l’hôtel complètement noircie. Bon, après ce battage médiatique, on a pu constater au fil des jours, que des lièvres ont été soulevés et que les élites gouvernementales sont finalement de chauds lapins.

Pour rester dans la chaleur estivale: il y a une commémoration qui n’a pas été «fêtée» cette année, depuis l’accession au pouvoir de l’AKP, en Turquie, c’est celle du «Massacre de Sivas». Pourquoi? Parce qu’on propose une autre place pour la réunion commémorative, ce qui, évidemment, n’est pas du goût de ceux qui veulent se recueillir.

Pour situer un peu le contexte, l’écrivain Aziz Nesin, autoproclamé athée, fervent défenseur de la liberté d’expression et remettant en cause la religion, traduit les «Versets Sataniques» de Salman Rushdies.

Il est invité au traditionnel festival «Pir Sultan Abdal» qui commence le 1er juillet 1993, soutenu en cela par le Ministre de la Culture. Il loge avec 32 autres intellectuels, musiciens, poètes, ainsi que les deux employés de l’hôtel Madimak.

Sivas est le fief des islamistes radicaux de Turquie. Lors de la prière du vendredi 2 juillet 1993, des agitateurs ont remonté les habitants de cette charmante petite ville et c’est une foule d’enragés qui se dirige vers l’hôtel sus-mentionné. Les deux employés de l’hôtel, des radicaux eux aussi, boutent le feu et y périrent, tout cela sans l’intervention de la police et une masse populaire tout en cris qui empêche l’intervention de l’armée et des pompiers.

34 victimes ont péri dans les flammes.

Aziz Nesin, d’abord repoussé sur le toit de l’hôtel en flammes par un pompier qui l’eut reconnu, fut tout de même été sauvé par la police.

Le gouverneur ne put intervenir, les habitants ayant aussi pris à partie l’hôtel de ville où il siégeait.

Néanmoins, chaque année, depuis 1994 jusqu’à 2010, une commémoration en hommage aux victimes du «Massacre de Sivas» a lieu tous les 2 juillet sur place.

Avec deux jours de retard, une pensée pour ces personnes qui ont péri par la folie de ces fous d’Allah.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s