Quand la Suisse ne sait plus que faire de son franc fort


 

Publié le 24 août 2011

 

Pour ceux qui ne connaissent pas grand chose de la Suisse, appelée aussi Helvétie ou Helvétistan, je pense qu’ils pourront trouver les articles y correspondant sur le net, ou sur ce blog hyper intéressant.

Mais en gros, l’économie et la gestion de ce pays ont fait que la dette sur chaque tête de pipe vivant dans cette contrée bucolique sise au sein d’un petit territoire, dont les 2/3 est montagneux, au centre même de l’Europe mais qui n’en fait pas vraiment partie, fait que les spéculateurs misent sur la monnaie helvétique autant que sur les barres en or, (celles en chocolat fondant comme neige au soleil). En plus gros, notre franc devient de plus en plus fort et nos exportations en souffrent. Ce qui n’est pas le cas des importations qui ont plus que doublé et ce, dans le domaine privé. Mais cette belle embellie risque de ne pas durer. Et l’habitant de la Confédération (oui, parce que la Suisse est une confédération de micros-états) de commencer à trembler pour son poste de travail. D’autant que la nouvelle loi sur le chômage, entrée en vigueur ce 1er avril 2011 alors que le texte a été voté pendant l’ère du plein boum économique où le franc suisse était plus qu’attractif, rend l’accès aux prestations beaucoup plus difficile. Et nombre d’honnêtes travailleurs de frapper aux portes du social plutôt que du chômage.

Pour pallier à ce phénomène incroyable de ce dopage du franc qui parasite notre économie exportatrice, beaucoup de mesures ont déjà été prises par la BNS (Banque Nationale Suisse) pour essayer de freiner cette flambée sur la monnaie, mais rien n’y fait. Les investisseurs continuent à miser sur notre franc alors que celui-ci n’a jamais été aussi haut. Ce qui prouve en tout cas une chose, c’est que la situation géopolitique ne rassure personne et ceux qui ont les moyens préfèrent encore investir chez nous plutôt que de mettre leurs ronds dans les entreprises de leur pays respectif.

Alors que les importateurs et les cartels, qui ont des difficultés symptomatiques à répercuter la baisse de l’euro sur le franc, s’en mettent plein les fouilles au passage sur le dos du consommateur, le politique s’en mêle enfin et alloue une somme de 2 milliards de francs pour renforcer les petites et moyennes entreprises, aussi appelées PME, qui représentent le 80% du marché intérieur. Les moyennes et les plus grosses menacent de faillite quand les bénéfices sont réduit de moitié, ce qui fâche les actionnaires. On y évitera soigneusement de parler des conséquences sociales et de diminuer un peu les bonus mirobolants des sous-boss, ce qui enlèverait toute crédibilité quand à la bonne santé de la SA (société anonyme, pour les ignares, c’est-à-dire que les boss sont des employés et qu’ils ne vont pas perdre de nus au cas où ladite SA tombe en faillite). FAILLITE, le mot à ne pas prononcé, tabou comme le mot PESTE.

Et chacun y va de sa petite demande, de sa petite proposition pour obtenir une parcelle de cet argent alloué. Personne ne pense, ou alors le système social est frappé d’un mutisme incroyable, des licenciés ou futurs licenciés, qui ont travaillé, cotisé, consommé, qui vont être frappés par la nouvelle législation sur le chômage et qui vont commencer à affluer vers les portes du filet social. Filet social financé par les impôts communaux, soit par les contribuables-consommateurs-vache-à-traire de la commune.

On fait le dos rond, on attend que Kadhafoldingue se fasse enfin attraper, que les Européens remettent la main sur le pétrole libyen, et que l’euro remonte. Al Bachar ne sera alors plus qu’un détail concernant le Moyen-Orient où les liens et la culture nous indiffèrent déjà un peu plus.

Bref, en résumé de synthèse, notre franc surchauffe, la canicule va nous frapper encore deux jours selon les météorologues de mauvais augure, et je retourne dans mon réfrigérateur, cage de Faraday qui me coupe du monde…

 

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