Occuper Wall Street est avant tout «l’anti-criminalité des entreprises»



Publié le 28 octobre 2011

 

Alors que l’Europe regrette d’avoir pris de la Graisse dans son sein, aux USA, c’est la nouvelle Loi sur le recouvrement qui ne stimule pas la croissance économique.

Les radios-talk, (à la solde des entrepreneurs de Droite), qualifient les Indignés du mouvement d’Occupation de Wall Street comme étant des «anti-entreprises» en soulignant bien l’hypocrisie des différents manifestants qui communiquent leurs points de vue «anti-entreprises» en utilisant leur smartphones, produits labellisés «anti-entreprises».

Une édition de radio avertit ses auditeurs que les manifestants OWS deviennent violents, qualificatif donné par les Tea Party et autres extrême-Droites. Et de donner comme exemple un manifestant qui s’est accroché au brassard de la chemise d’un policier. Il est vrai que c’est du gore! Rien à voir avec les forces de l’ordre qui s’en prennent aux manifestants de façon brutale, leur tirent dessus en blessant grièvement un vétéran d’Irak, histoire de quand même faire un carton. Tirer en l’air pourrait blesser un pigeon!

Les disciples de l’extrême-Droite désirent un système dans lequel Enron, Goldman Sachs, AIG ou BP peuvent commettre des crimes odieux sans en payer le prix. Mais 68% des Américains ne sont pas vraiment d’accord avec cette proposition et veulent des sociétés qui aient moins d’influence; que lesdites sociétés aient moins de pouvoir, doivent être freinées et surveillées de plus près, mais non bannies ou interdites.

Le mouvement OWS, comme le peuple américain, n’est pas «anti-social», il est «anti-corporatiste du crime».

Les membres du Parti Républicain et le Mouvement Conservateur se disent tous pour la loi et l’ordre ne sont pas contre la criminalité d’entreprise! Ils ne soutiennent pas la responsabilité des sociétés qui empoisonnent l’eau et exacerbent le chômage! «No Guilty!»

OWS veut la responsabilisation des entreprises. Les manifestants ne sont pas nécessairement contre les sociétés qui agitent leurs iPads. Ils sont contre les sociétés qui corrompent le système, épuisent le Trésor et, finalement, ne sont pas tenues pour responsables de leurs crimes. Les manifestants exigent que les sociétés criminelles qui se livrent à des investissements frauduleux machiavéliques qui ont plongé les US dans la plus profonde récession depuis la Grande Dépression soient tenues pour responsables de leurs actes. Or à ce jour, pas une seule instigatrice de l’effondrement économique n’a été poursuivie. (A part l’UBS et maintenant le Crédit Suisse mais ça, tout le monde s’en fout)

La radio commente sur les manifestants OWS qui désobéissent à la loi de façon flagrante, qui manquent de respect à l’autorité et qui osent arracher un brassard vachement important. Pourquoi les entreprises qui enfreignent la loi ne sont-elles pas soumises à la même enseigne? Pourquoi les manifestants sont enfermés pour avoir enfreint la loi, pour avoir arracher un brassard vachement important, alors que des entreprises criminelles disposent d’une immunité totale et ne sont pas poursuivies?

La Cour suprême a statué que les sociétés ont tous les droits constitutionnels et doivent être traitées comme n’importe qui qui serait soupçonné de malfaisance.

Dans le même temps, les candidats présidentiels républicains sont pour la plupart en ligne avec des radios-talk et, de Michele Batman à Bitt Romney, sont en faveur de reculer la réglementation contre les entreprises, comme si cela n’a jamais eu lieu cette dernière décennie.

Le seul article de loi adoptée en réponse directe aux manigances désastreuses du secteur financier a été édulcorée au Congrès. Le Dodd-Frank a été une tentative de réprimer le secteur financier et son utilisation de produits dérivés, tout en protégeant les investisseurs et les consommateurs des prêteurs-prédateurs-usuriers.

Bitt Romney veut aussi faire reculer la loi Sarbanes-Oxley, une réforme de la Société de Comptabilité Publique et de protection des épargnants. Une loi, qui a été signé par le Président Bush en réponse à l’effondrement d’Enron et la crise financière qui s’en est suivie. Bitte qui se dite « libéral », mais fut un Droitiste de Bush. Autrement dit, les Républicains et les Conservateurs veulent revenir au système de pré-Bush (qui a permis à Enron de faire mumuse avec la distribution électrique en créant un black-out en Californie, Etat qui trouvait les factures trop salées), risquant ainsi un effondrement financier encore plus important. E Aléa jacta ès!

Pourquoi la radio n’invite-t-elle pas des politiques qui soutiennent la demande du mouvement OWS qui veut mettre fin aux monopoles des entreprises via l’application de la loi Sherman Antitrust?!

On sait que les talk-radios (de Droite) n’existeraient pas si les présidents Reagan et Clinton n’avaient pas déréglementé l’industrie de la radiodiffusion qui a permis aux sociétés d’acheter plusieurs stations sur les marchés libres. De rappeler, juste au passage, l’affaire de Roupette Murdoch!

 

Croire en la « partialité des médias libéraux » devient un gag.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s