Armement: Russie et Helvétie, ou quand la Suisse se la joue radin


 

Le gouvernement russe ne transige pas, lui! Alors que bien des Soviets sont encore en peine de se trouver une miche de pain, la Défense ne donne pas dans la dentelle et prévoit se payer, à raison de 166 milliards de dollars: 10 sous-marins stratégiques nucléaires Borey, 10 sous-marins d’attaque nucléaire Graney, 20 sous-marins électriques et diesel (au moins écolos, ceux-là), six vaisseaux Varchavyanka, 14 frégates, 35 corvettes, six petits navires d’artillerie Buyan et six grands bateaux de débarquement Ivan Gren et ceci d’ici 2020.

Ca, c’est pour la flotte…la flotte marine. Certes, cela ne mérite pas de comparaison avec notre chère et bucolique Confédération qui est quand même, avouons-le, la patrie de l’invention du mésoscaphe, premier sous-marin touristique du monde qui ne coule pas. (?!) A part ce dernier détail qu’il faudra encore que je contrôle pour ne pas dire de conneries, on se voit mal avec toute cette armée navale sur nos 300 lacs dont le plus grand est le Léman, mais on le partage avec la France. On a bien un autre grand lac au Nord, mais on le partage avec l’Allemagne…et un 3ème au Sud…mais qu’on partage avec l’Italie. Certes, nous avons un grand lac pour nous tout seul, le lac de Neuchâtel, mais qu’est-ce qu’on foutrait avec des sous-marins dans le lac de Neuuuch!

Toujours est-il que cela fait 166 milliards de$ sur les 710 milliards de $ que la Russie va consacrer à sa défense intérieure ces prochaines huit années. 710 milliards de patates! Car il faut dire que le «Plan de désarmement» amorcé officiellement depuis quelques années, est un peu en stand-bye-bye ces derniers temps. Et la Russie n’est pas du tout contente de l’installation du bouclier anti-missiles US qui se met en place sur l’Europe aussi. Ses deux présidents ont donc décidé de se faire respecter par le géant américain et de se doter de quoi adapter une riposte digne de ce nom. Ce qui promet de beaux jours pour l’industrie d’armement.

Alors, me dira-t-on, que vient foutre l’Helvétie dans ce contexte certes central, puisque pile-poil entre les deux continents, le nombril de l’Europe?! Et qu’on ne s’avise pas de se moquer d’elle. Ce fut quand même la première patrie qui a vécu de la guerre avec ses 400’000 soldats commandos, fiers et têtus montagnards qui n’avaient que la dîme de la bataille pour vivre avant de fonder l’UBS, le choc et les tocantes! Et cela aurait pu continuer si Napoléon ne les avait pas trahis! AH! Ça, on ne le savait pas, hein? C’est pourquoi FAICMFSF existe; pour instruire les autodidactes! Oublions ces vieilles rancunes qui ont amené la neutralité chuiche et abordons le sujet de front!

Si en Russie on ne pinaille pas avec le matériel de guerre, il en est tout autre chez nous, avec nos avions de combat. Pour mémoire, avant la panne qui a paralysé le réseau pendant près d’une semaine, le Département de la Défense veut se doter de nouveaux avions et surtout, que ceux-ci puissent atterrir par temps de pluie. Trois avions furent alors présentés, l’Européen Eurostaff, le Français Rafale et le Suédois Grippen. Le Grippen fut retenu, plus petit, moins cher et qui pourrait très bien aller dans notre pays au 2/3 montagneux. Rafale prend d’assaut l’offre suédoise en baissant le prix de ses avions et offre en même temps, la possibilité de venir atterrir en France voisine après avoir survolé toute la Suisse en moins de 2 minute 34 secondes en long et en large. Les pilotes helvètes voient le Rafale d’un très bon oeil, mais toujours est-il que cet aéronef reste plus cher pour les Suisses que pour les Indiens. On sait que Sarkozy n’aime pas la Suisse, même si il dit le contraire depuis qu’il est entré en campagne et de nous avouer: «Et surtout, j’aime bien Federer!», à ne pas confondre avec «fédérer». On se sent flatté, mais on s’en tape le coquillage d’eau douce!

Bref, le choix du Conseil Fédéral s’est arrêté sur le Grippen (avec un ou deux «p», c’est selon) et il va sans dire que se dédire dudit contrat la foutrait mal avec nos amis les Suédois, d’autant que le pays ferait une économie de 1 milliard de nos francs. Seulement voilà, Saab, le constructeur de cet avion, a demandé sa mise en faillite. Ce qui ne réconforte pas les Helvètes qui voient leurs impôts gentiment partir pour des Phantom(s).

Grosse pagaille donc, pour une peccadille de 3 milliards qui seraient bien mieux investis dans la recherche, un domaine sûr, et de continuer encore un moment avec nos F18 et Tiger. Car ferons-nous le poids devant ces pays qui s’arment jusqu’aux dents…pour tirer sur leur propre peuple dans la plupart des cas!

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s