Le 7e continent, on en reparle enfin!


Sur rts.ch, une enquête sur laquelle FAICMFSF s’est déjà prononcée…dans son jeune âge…

 

Une mission part à la découverte d’un continent de déchets dans le Pacifique.

 

Il va sans dire qu’à l’heure actuelle, les choses ont certainement dégénéré suite au tsunami fatal à Fukushima, en mars 2011

 

Article paru il y a fort longtemps et perdu dans les méandres d’Internet.
le 14 juillet 2010…en espérant que le HTML passe…courage…(images repiquées sur Internet actuel…perdu les autres dans les archives! Merde!)

Le 7e continent

 

De Hawaï au Japon, l’océan poubelle

 

Une vaste étendue du Pacifique, grande comme deux fois les USA, accumule 100 millions de tonnes de débris plastiques flottant entre deux eaux.Une « soupe plastique » de déchets flottant dans l’Océan Pacifique prend de l’ampleur à une vitesse alarmante et couvre maintenant une surface représentant le double de celle des Etats Unis, ont déclaré les scientifiques. Ce vaste amas de débris – en fait la plus grande décharge mondiale – est maintenu en place par les courants marins. Cette « soupe » flottante s’étend à travers le Pacifique nord depuis une distance d’à peu près 500 miles nautiques de la côte Californienne, puis dépasse Hawaii et continue de s’étendre pratiquement jusqu’au Japon.

Un océanographe Américain, Charles Moore, découvre une « Grande Zone d’Ordures du Pacifique » également nommée « Vortex d’Ordures », estime que près de 100 millions de tonnes de débris flottants circulent dans la région.

Cette plaque de déchets du Pacifique nord est une zone du grand vortex du Pacifique Nord, aussi connue sous le nom de « Septième Continent »

Curtis Ebbesmeyer, océanographe, a retracé l’accumulation des plastiques dans la mer depuis plus de 15 ans et compare ce Vortex a une entité vivante : « Cela se déplace, tel un grand animal sans laisse. Quand cet animal se rapproche de la terre, comme il le fait sur l’archipel Hawaiien, les résultats sont dramatiques. L’accumulation de déchets se déverse, et recouvre une plage de confettis de plastique ».

Cette « soupe » est en fait constituée de deux régions reliées, de chaque coté des îles de Hawaii, connues sous le nom de Ceinture de Déchets du Pacifique Ouest et Est.
Mr Moore, devenu un militant de la cause environnementale a lancé cet avertissement : à moins que les consommateurs ne diminuent rapidement leur usage de plastiques jetables, la «soupe» pourrait doubler de taille durant la prochaine décennie.

 

 

L’estimation de la taille de la plaque de déchets dépend de la source, entre 700 000 km2 et 20 000 000 km2. L’océanographe Marcus Eriksen estime que la plaque de déchets du Pacifique nord est en réalité constituée de deux zones interconnectées.

En temps normal, les déchets qui finissent dans les tourbillons océaniques étaient biodégradés. Mais les plastiques modernes sont tellement résistants que des objets datant d’un demi-siècle ont été trouvés dans la décharge du Pacifique Nord. « Chaque petit morceau de plastique conçu pendant les 50 dernières années ayant atterri dans l’océan est toujours là dedans, quelque part », déclare Tony Andrady, chimiste américain.

Les activités humaines y amènent désormais des débris en matières non biodégradables. Les matériaux plastiques y sont photodégradés en pièces et particules de plus en plus petits, mais les molécules individuelles ne sont que très lentement métabolisées par les êtres vivants . La photodégradation des matériaux plastiques conduit à la production de déchets polluants, nocifs au milieu marin.

Mr Moore précise que, étant donné que la mer de déchets est translucide et se situe juste sous la surface de l’eau, elle n’est pas détectable sur les photographies prises par des satellites «mais ne sont visible qu’à partir des ponts des bateaux».

 

Effets sur l’écosystème

 

Sur des mesures effectuées en 2001 et en 2007, la masse de particules plastiques était six fois supérieure à la masse de zooplancton.
Les plastiques ont une durée de vie moyenne qui dépasse les cinq cents ans. Au fil du temps, ils se désagrègent sans que leur structure moléculaire change d’un iota. C’est ainsi qu’apparaissent des quantités colossales d’une sorte de sable de plastique qui, pour les animaux, a toutes les apparences de la nourriture. Ces plastiques, impossibles à digérer et difficiles à éliminer, s’accumulent ainsi dans les estomacs des poissons, méduses et des oiseaux marins. Par ailleurs, ces grains de plastique agissent comme des éponges, fixant de nombreuses toxines dans des proportions plusieurs millions de fois supérieures à la normale, comme le DDT ou les PCB , des produits extrêmement toxiques. Les effets en cascade peuvent s’étendre via la chaîne alimentaire et toucher l’homme. Greenpeace estime qu’à l’échelle de la Terre, environ 1 million d’oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l’ingestion de plastiques. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets.

 

Les déchets plastiques n’épargnent pas l’océan Arctique

 

 

Le fulmar boréal rejoint la liste des oiseaux de mer atteints par la pollution plastique. Il constitue un indicateur supplémentaire de l’état de santé des écosystèmes marins. Il fait partie de la famille dans laquelle se retrouvent d’autres oiseaux tels que les prions et les pétrels. Cette famille a la particularité de posséder une glande de dessalage qui leur permet de boire de l’eau de mer, l’excès de sel étant rejeté au niveau des narines. Cet oiseau qui évolue en haute mer et qui vit en groupe, se nourrit de toutes sortes de petits animaux marins parmi lesquels on trouve poissons, crustacés, céphalopodes et méduses. Très vorace, il ingurgite d’autres formes flottantes à la surface de l’océan, parmi lesquelles les déchets plastiques, sans doute par confusion avec les méduses.

L’aire de distribution du fulmar boréal comprend une vaste partie de l’hémisphère nord et s’étend jusqu’au Groenland, au Canada arctique et au Spitzberg.
Des scientifiques de la Fédération Canadienne de la Faune (FCF) ont mené une étude évaluant l’accumulation biologique de matières plastiques sur une centaine d’individus adultes d’une colonie dans une région relativement épargnée par la pollution industrielle. Ces populations hivernent dans le nord de l’océan Atlantique, et migrent au printemps par le Détroit de Davis, deux régions où ils peuvent ingérer des débris plastiques.

Il a été retrouvé au total 236 morceaux de matière plastique stockés dans leur estomac glandulaire et leur gésier . Parmi ces détritus, seulement 2% sont des plastiques industriels, le reste étant constitué de plastiques à usage domestique. Les chercheurs ont identifié des plastiques souples (de type caoutchouc), des fragments de lignes et de filets de pêche, des parties d’emballage de snack-food, des capuchons de bouteille, et des sparadraps, les autres fragments rigides provenant souvent de boîtes en plastique. Les pièces sont généralement petites, de 1 cm en moyenne.

Parmi les 31 % d’oiseaux contaminés, l’oiseau qui détient le triste record avait 54 fragments plastiques dans son tube digestif !
Les oiseaux présentent des débris de plus grande taille au début de la saison de reproduction. Ceci laisse supposer qu’ils arrivent avec des déchets récemment ingérés, et que ces derniers sont fractionnés en plus petits morceaux dans leur système digestif, comme cela a pu être démontré également sur le pétrel . Si les oiseaux accumulent la plupart des déchets durant leur hivernage ou leur migration, ils en ingèrent assez peu durant leur séjour sur l’Ile Devon.

La proportion des fulmars contaminés est relativement moins élevée ici que dans le nord du Pacifique, la mer du Nord ou l’Atlantique Nord, où elle atteint 79% à 100% des individus. Malgré une faible incidence, le nombre d’oiseaux contaminés augmente régulièrement depuis ces trente dernières années dans le haut Arctique.

Dans cette partie du monde relativement indemne de pollution, les débris plastiques sont néanmoins acheminés sur de longues distances par les courants marins et par le transport biologique des oiseaux. Les écosystèmes de l’Arctique ne sont donc pas à l’abri de la généralisation de ce type de pollution dans les océans, dont le phénomène du trash vortex dans l’océan Pacifique en est l’exemple le plus spectaculaire.
Le
trash vortex ou « tourbillon d’ordures » est une illustration paroxysmique de la pollution marine. Il désigne un phénomène de pollution à grande échelle lié à la présence de déchets dérivants et d’un courant marin giratoire appelé grand vortex du Pacifique nord (North Pacific Gyre) qui les concentre dans une zone géographique située entre l’île d’Hawaï et la Californie. Ces déchets flottants, sous l’effet de différents facteurs du milieu tels que le sel, les ultraviolets, et les mouvements de l’eau, se fragmentent et se répartissent dans une zone où l’eau en sera saturée, constituant ainsi une véritable « soupe plastique ».

Les déchets plastiques sont des polluants persistants qui peuvent se retrouver dans la chaîne alimentaire. Ils sont une cause de mortalité pour certains vertébrés marins. Les sachets en polyéthylène causent la mort de nombreuses tortues marines qui les prennent pour des méduses dont elles se nourrissent.

 

 

 

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8 réflexions sur “Le 7e continent, on en reparle enfin!

  1. ..aux ceusses à trouver utilité d’fouiller les poubelles, il me semble qu’il y a sur le sujet un « dessous des cartes », l’émission d’Arte, qui en cause, démerdez-vous à mettre paluches en la mouise à, retrouver tou ce foutu mastoc-plastoc….

    • Surtout qu’avec le PET, on peut faire des pulls genre polaires ou microfibres. Et le 7e continent bouge…ça c’est ce qui est en surface…faudrait pas aller regarder de trop près ce qu’il y a au fond.

      A part dépenser des millions pour aller regarder le Titanic

      Allez: Karaoké!

  2. ..un autre jour, j’ai vu un autre reportage sur un pélo qui s’était fabriqué une ile avec des fuckin’bouteille d’évian, du palimier, et le sable à trainer dans ses tongs, un « faites-le vous même » plutôt ‘achment réussi en plus!…pareil hein, cherchez…

    • Même qu’avec une bouteille de PET, Evian ou autre, permet de purifier l’eau lorsque cette dernière est exposée au soleil. Un pas énorme pour l’humanité, une fatalité pour les entreprises!! ET TOC

  3. ..pour ce qui serait des autres poubelles, ‘faudrait p’t^t’ tout crâmer, non?…’parait qu’c’est imparable à lieu et place d’inutiles palabres à cartes des laids rectorals(oups, pardon, rectoraux…)…

    • Et mais que tu veux mettre plein de toxines dans l’atmosphère?!
      Que les laids rectoraux soient mis dans un tunnel à déchets radio-actifs et qu’ils soient sous surveillance 24 heures sur 24, Crénom!

  4. ..je précise que les laids rectorals(oups, ça recommence à s’tromper, désolé.), aux yeux du laid qui n’est pas, étant des ceusses qui ont les mains et pas que dans les poubelles sans que ça les dérange, ce qui est très stupide, quand ce qui y traine n’est plus mangeable, ou pire, buvable!..bon,…

    • Faut faire celles des arrêts de bus, de train ou autre. Voire même dans les transports publics. Mes deux squatters poilus n’en manquant pas une qui traîne!!

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