1er mai, fête du travail


 

Si en Helvétie, on bosse jusqu’à 65, voire bientôt jusqu’à 67 ans, cela avec une retraite flexible qui est autant un piège à bandit manchot qu’un privilège, que le temps de travail hebdomadaire varie de 42 à 45 heures pour les pleins temps, voire 70 heures pour certains médecins des HUG, le tout avec une flexibilité dans le temps de travail allant d’un temps partiel au travail sur appel (piquet à la maison non rémunéré), le tout au bénéfice d’un temps de vacances de 4 semaines jusqu’à 50 ans et 5 semaines pour les Séniors, le 1er mai ne veut pas dire grand chose, à part pour ceux qui prennent congé pour aller défiler. Voir les horaires des principaux mini-cortèges dans le quotidien de chaque ville.

Or l’Helvète est un bosseur et ce n’est pas la petite votation sur «l’initiative pour 6 semaines de vacances» qui va lui enlever ce privilège. Mettons les woorking-poors de côté, ces derniers étant souvent des étrangers qui n’ont pas la possibilité de voter au niveau fédéral et qui occupent généralement des postes de caissi(er)ères, d’ouvrier(ère)s et des femmes de plus de 40 ans, ces dernières devenant plus chères en matière de cotisations sociales patronales. Sans compter qu’elles se décrépissent…et ralentissent. Ceci sans compter que malgré la loi sur le travail, les femmes sont rémunérées 20% de moins que leurs confrères masculins et ce, pour un travail égal!

Petit tour du coût des différentes pathologies liées au travail, rien qu’en Suisse et par année:

  • Stress (pas le rappeur!!): 4 milliards de Chf (un chouya en moins calculé en euros)
  • L’alccol: coût de 1 milliard de Chf rien que pour les entreprises
  • L’absentéisme: (Et c’est là qu’on rigole, puisque les Suisses se sont prononcés contre les 6 semaines de vacances!) La moyenne est de 8 jours par an et par employé, ce qui nous fait un manque à gagner de 66 millions de Chf rien que pour l’industrie horlogère. Pour l’ensemble des entreprises suisses, cela représente plusieurs milliards de Chf.

Dans les deux derniers cas, on ne compte pas l’impact que cela a sur les assurances sociales. Cela ne concerne que le manque à gagner pour les boss…et leurs actionnaires. Sacrés actionnaires, va! Et ceci ne concerne que les pathologies citées ci-dessus. Il faudrait tomber sur le site miracle qui donnerait tous les coûts générés par le travail et en ce 1er mai, comme chacun des pays voisins fêtent ce jour en restant sous la couette, les internautes pourront aller lorgner sur leur Internet pour chercher ce que le travail coûte.

 

Mais ne gâchons pas cette célèbre journée et fêtons-là dignement en citant Sarkozy, le président sortant qui s’exclame:

«Oui, j’ai lu «L’étranger» de Stéphane Camus!» et sa phrase de campagne: «Le 1er mai sera la fête du Vrai Travail»: un plagiat du texte de l’affiche du Maréchal Pétain en 1941.

 

Ne pas oublier la science comportementale peut prouver que le menteur est plus cru qu’un sincère qui dit la vérité…ça fait réfléchir, non?!
 Et que le but de demain-soir, lors du grand débat entre les deux candidats, sera de déstabiliser l’autre. Ce sera un combat de ring et non un combat constructif où chacun doit être capable de s’écouter et d’argumenter.

 

 

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