Espagne, retour du franquisme?


 

On se souviendra du vote-sanction de la population espagnole qui a conduit le régime de Mariano Rajoy et son parti le PP au pouvoir le 20 novembre 2011 et ce, avec une très grande majorité de sièges au Congrès. Bien qu’il n’eusse promis aucun miracle, ce pistonné du monarque Juan Carlos 1er eut déclaré qu’il fera tout ce qui sera en son pouvoir pour réduire le chômage. Quelques mois plus tard, ce même chômage bat des scores records dans un pays où l’on supprime tout!

Ce qui n’empêche pas la Commission européenne de Bruxelles de féliciter Madrid, ce dimanche 13 mai 2012, pour ses multiples plans de rigueur et ses réformes bancaires, ceci afin de ne pas emprunter à la Banque Européenne pour renflouer les caisses publiques encore plus vides que celles de la Grèce. Et nous privilégier de ce communiqué rassurant du Commissaire européen Olli Rehn: «Je salue les mesures prises par les autorités espagnoles pour renforcer leur secteur bancaire. Ceci même si il y a un gros risque d’éclatement de la bulle immobilière pour la Bankia, 4ème du nom, et qui compte 31,8 milliards d’euros dans des actifs immobiliers risqués. N’oublions pas que les banques sont les pierres angulaires de l’économie et on s’en tape si les huissiers chassent les Espagnols de leur logis tout en les poursuivant pour les traites à venir, pour un long avenir, et ceci pour une baraque dont ils sont dépossédé. C’est ainsi que ces mesures sont une réponse à la crise et on ne peut que saluer ce cher régime ibérique qui saigne ses cons-d’citoyens. Bravo Rajoy! Bravo les plans de rigueur! Et cessez de larmoyer sur votre propre sort…vous avez encore la chance de vivre dans un pays où il fait chaud!»

Discours qui fâchent quelques Indignés qui n’ont pas encore compris que le Gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir pour les sauver. Indignés qui se battent malgré tout contre ces prétendues injustices sociales en essayant d’éviter, un tant soit peut, l’expulsion des familles par les huissiers. Des batailles parfois gagnantes, mais à court terme puisque la guerre bancaire ne fait que commencer.

On sait tous aussi que les Indignés espagnols se sont réunis pour quatre jours depuis ce week-end et ce, jusqu’au mardi 15 mai 2012 afin de fêter la première année de leur soulèvement. Le gouvernement Rajoy avait instauré un «couvre-feu» à 22 heures dans la nuit de samedi à dimanche en espérant que les manifestants rentreraient dignement chez eux à cette heure-là. C’est pourquoi un dispositif de deux à trois milles policiers a été déployé à la Puerta del Sol, à Madrid. Des forces de l’ordre prêtes à accompagner les manifestants trop bourrés à la casa, si ils en avaient encore une. Mais trop de monde, trop d’euphorie, trop de tout. Les policiers-samaritains ont été dépassés et n’ont pas bougé sans cesser de veiller au grain.

Cinq heures du mat, dimanche 13 mai 2012, jour du fameux discours venant de Bruxelles. Des premiers manifestants se sont endormis et la rafle a pu commencer. Oohh, pas de grande ampleur puisque seuls 18 manifestants ont été arrêtés. Ce que l’ignore, c’est que jetés en taules, ces Indignados ont écopé du statut de «terroristes» et seront jugés en tant que tel. On en revient au régime franquiste qui eut interdit tous rassemblements susceptibles de menacer l’ordre public! Il va s’en dire que cela a provoqué une indignation au sein de la population qui se mobilise pour que ces taulards ne soient pas jugés comme des membres al-quaïdaistes et soient libérés au plus vite. «Gorge Profonde» espagnole nous apprendra si les doléances du peuple auront trouvé audience auprès d’un gouvernement qui montre de plus en plus son vrai visage. Informations que les médias européens ne relaieront pas. (Un vrai mystère que ces médias!)

En conclusion, les votes sanction qui permettent de mettre les partis d’extrême-Droite au pouvoir ne sont pas bon, mais pas bons du tout pour toute démocratie qui se respecte et est censée respecter les «Droits de l’Homme». Les Grecs devraient donc se méfier de cette «Aube Dorée» qu’ils ont permis d’entrer au Parlement! La France a frisé la catastrophe de justesse lors des dernières présidentielles. L’Allemagne de Merkel se retrouve bien seule et se voit affliger une grosse baffe de la part du SPD et des Verts, ceci dans le lard le plus peuplé de la bucolique Germanie. Restent les législatives françaises.

La solidarité est-elle vraiment effacée des vocabulaires du vieux continent et va-t-elle pouvoir éviter l’Hiver du Salut des Nazillons européens?

Allez, on se marre un coup!

 

 

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6 réflexions sur “Espagne, retour du franquisme?

  1. Les gens crient « oe, oe, oe l’on appelle démocratie et il n’est pas, oe, oe, oe, il est une dictadure et vous le savez »

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