Le conflit des Asturies, Espagne, mais késako encore?


Les Asturies, ou Principauté des Asturies, est une région autonome au nord de l’Espagne, comme montré sur la carte ci-joint.

Carte, siouplè!

Merci!

Les villes principales sont Gijòn, Oviedo, Siero et Langreo. Pourquoi parler de ces communes, c’est qu’il existe un conflit dont on entend peu parler et pourtant les affrontements entre mineurs des mines de charbon et les forces de la Gardia civile sont de plus en plus violents.

Pourquoi les grévistes montent-ils aux barricades?! C’est que la restructuration des mines de charbons espagnoles dure depuis 20 ans, mais une petite quarantaine permet de faire vivre près de 8’000 mineurs et une économie parallèle qui elle, fait vivre 20’000 à 30’000 habitants de la région. Certes, il fusse prévu que les mines non rentables soient fermées d’ici 2018. Mais parmi les multiples plans d’austérité instaurés par le Gouvernement Rajoy pour retrouver un peu de crédibilité auprès de ses partenaires européens, il en est un qui annonce une réduction de l’aide publique de 63% dans le secteur minier en ce joli mois de mai 2012, soit une subvention de 111 millions d’euros en lieu et place des 301 millions en 2011. Ce qui mit le feu aux poudres et des mouvements de grève musclés apparurent.

Image, siouplè!

Mineurs s’exerçant au lance-patates.

 

Les conflits s’intensifient, mais Rajoy ne plie pas…et les mineurs non plus. Ces derniers bloquent certains même certains axes en incendiant de vieux pneus, ce qui n’est pas bon pour la couche d’ozone et les particules fines, d’où le port de la cagoule! Et c’est pas tout, c’est que ce 5 juin 2012, c’est une gamine de 5ans qui se ramasse une balle en caoutchouc, munition réservée aux forces de police, et ce, en pleine poire. C’en est trop pour que la petite victime devienne le symbole de l’oppression monarchique. 

Image, siouplè!

Gros titres des journaux

 

«Delegaciòn afirma que la pelota que hiriò a la niña presentaba marcas que hacen «presuponer que pudo ser reutilizada por los alborotadores» En français: «La délégation a dit que la balle qui a frappé la jeune fille a montré des signes que ladite délégation assume que les émeutiers pourront la réutiliser avec leur mortier de pacotille» (et non: «la délégation affirme que la pelote qui irrita la petite fille est supposée venir des mines réutilisables pour les albatros»)

Toujours est-il que deux colonnes de mineurs sont parties le 22 juin 2012, l’une de Castille, de Leon et des Asturies, l’autre d’Aragon, partie nord-est de l’Espagne. Elles doivent arriver à Madrid aujourd’hui à Madrid pour dire deux mots au Gouvernement espagnol qui, pour sûr, voudra bien les écouter mais ne bougera pas le petit doigt. Cet événement est prévu pour le mercredi 11 juillet car ces centaines de miniers auront quand même parcouru 500 km à pied, ce qui fait une sacrée trotte. Laissons-les se reposer et attendons patiemment ce qui va se passer lors de cette agape à laquelle nous apportons tout notre soutien!

 

 

 

 

M. Erdogan cogne les médias turcs pour l’interrogation sur l’affaire du Jet abattu


Article de Beyithan Yurtseven, le 8-9 juillet 2012

Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan s’adresse aux membres du son parti (AKP) au cours d’une réunion au parlement turc à Ankara

A propos de cet article

Dans un récent discours, le Premier ministre turc a accusé les chroniqueurs qui remettaient en question le rôle du gouvernement dans l’affaire d’un avion de chasse abattu par la Syrie d’être « irresponsables » et non de réels « enfants du pays. »

Dans les pays démocratiques, on ne peut pas insulter ceux qui posent des questions. Plutôt que de les maudire, les responsables sont censés leur fournir des réponses.

Il est difficile d’écrire sur un autre sujet alors que la crise fait rage entre la Syrie et la Turquie.

Certains chroniqueurs en Turquie, qui ont écrit des articles en remettant en question la mission du jet F-4 abattu par la Syrie et de la politique entre la Turquie et la Syrie, ont trouvé une place importante dans le discours du Premier ministre à la communauté internationale. M. Erdogan a déclaré: «En tant que politiciens, nous ne pouvons pas ramper comme vous! Mis à part quelques exceptions, vos stylos sont vendus à certains quartiers. Toutefois, cette volonté politique s’engage au peuple et à Dieu.» Il ne s’arrête pas là. Traitant les chroniqueurs comme s’ils étaient des « Croisés », il a ajouté: « Je vois qu’il y a des chroniqueurs qui visent à détourner la question. Ils sont impitoyables et imprudents. C’est comme s’ils n’étaient pas des enfants de ce pays. » 

C’était sa réaction à ceux qui ont osé poser quelques questions sur le sujet de la politique de la Turquie sur la Syrie, les qualifiant de sycophantes impitoyables et de collaborateurs du régime syrien. Si le premier ministre avait rendu public les enregistrements des systèmes radar après l’incident, personne n’aurait affirmé que le jet a été abattu dans l’espace aérien syrien. Dans tous les cas, même ceux qui ont écrit sur cette question à partir de ce point de vue ont toujours précédé leurs articles avec l’avertissement: «Si les revendications syriennes sont vraies …»

Aucun chroniqueur n’a affirmé que la Syrie a eu 100% raison dans ses accusations . Ils ont tout simplement soulevé des questions concernant les missions véritables du jet. Dans les démocraties, en tant que premier ministre, vous ne pouvez pas insulter les gens, vous leur répondez. Être un chroniqueur ne veut pas dire être sympathisant aveugle des politiques du premier ministre. Leurs objectifs sont supposés informer le public afin que le gouvernement puisse être tenu pour responsable. Un régime qui n’a pas ce genre de responsabilités publiques est comme celui de Bachar al-Assad.

Le régime d’Assad est brutal et odieux, et de nombreuses personnes raisonnables ont le désir commun de le voir tomber. Si vous accusez ceux qui ont des opinions différentes sur la façon dont cela devrait se faire, ou sur le rôle de la Turquie dans ce processus comme ayant été «achetés», alors comment pouvons-nous discuter de la question, Monsieur le Premier ministre? L’opinion publique de ce pays ne se limite pas à celui qui prend en charge votre parti.

Pour condamner les journalistes dont les vues que vous n’aimez pas, c’est vouloir d’une démocratie de seconde classe. En Turquie, la nouvelle loi offre une image encore plus claire de la situation: « Le Premier ministre, ou un autre ministre assigné par le Premier ministre, peut imposer une interdiction temporaire sur la radiodiffusion et télédiffusion dans des circonstances qui mettent en danger la sécurité nationale ou l’ordre public. »

Puis quelqu’un qui accuse les journalistes de ne pas appartenir à ce pays, étant acheté et au service des acteurs étrangers, peut-il vraiment être un premier ministre d’un Etat démocratique?

Panne et déréglamentation…


 

Une panne générale ayant bloquée votre rédactrice de ce billet sur son oreiller, puis une panne informatique ayant bloqué le système de démarrage de son foutu PC, il fut de bon ton que cet article ne portasse pas sur n’importe quoi. C’est pourquoi il fusse choisi de faire paraître un billet sur «Contre la déréglementation» plagié honteusement sur le site «Allez savoir» de l’Université de Lausanne dont voici l’introduction et le 1er paragraphe:

Intro:

En 2001, alors qu’il était doyen de l’Ecole des HEC de l’UNIL, le professeur Alexander Bergmann critiquait l’idée de laisser le marché imposer sa loi. Son essai éclaire à posteriori l’actualité de la crise financière. Extraits choisis.

1er paragraphe:

La Sainte Alliance entre les multinationales et les organisations internationales [Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale et Organisation mondiale du commerce (OMC), ndlr] s’est forgée à travers de multiples rencontres qui confèrent aux unes et aux autres une légitimité de sorte à façonner le monde de demain à leur guise. Mais toutes ces rencontres ne sont en réalité que les manœuvres de lobbying et de propagande: Forum économique de Davos et de Crans-Montana, Transatlantic Business Dialogue et Geneva Business Dialogue, etc…

(Davos, Crans-Montana et Geneva étant de petites villes de douce et bucolique Helvétie.)

 

C’est très court, mais la suite du condensé peut être lue sur cet excellentissime site

 

 

Grèce…où qu’il est, le bout du tunnel?


 

Le soulagement des Grecs aura été de courte durée. A peine le vote de confiance aux élites qui sont aux commandes du pays ont évité la crise d’une éventuelle sortie de l’euro, le gouvernement s’attend à une récession pire que prévue. Depuis 2010, les Européens et le FMI ont débloqué un prêt de 110 milliards d’euros, suivi par un 2 ème prêt de 130 milliards d’euros, suivi d’une effacement d’une dette de 107 milliards d’euros, ce à quoi la péninsule hellène s’est engagée à retrouver une croissance dès 2014. Mais voilà, malgré la troika infligée au peuple, le gouvernement grec n’arrive pas à honorer ses promesses et demande un délai de deux ans supplémentaire, ce qui fait dire à la patronne du FMI, Christine LaGrande: «Désolée, mais je ne suis pas du tout d’humeur à écouter vos jérémiades. Je veux avoir des faits, code barre!»

Le gouvernement grec doit aussi faire face à une police qui se lâche et devient de plus en plus violente, attaquant les mouvements pacifistes de façon complètement disproportionnelle et ce, avec des produits chimiques et des paralysants avant de les battre parfois à mort. Mais le manifestant gazé et battu peut toujours porté plainte contre brutalités policières en relevant le numéro de matricule qui se trouve à l’arrière du casque du flic qui lui fout la pâtée du jour, puis contacter un médecin et un avocat si les fonctionnaires de police le lui permet. Les personnes arrêtées, soit: les Grec(que)s soupçonné(e)s d’appartenir à des groupes armés, les migrants, les demandeurs d’asile, les marginaux et les Roms, ont cependant droit à un traitement de faveur puisqu’ils sont amenés dans un commissariat qui pratique la torture dans le cadre du Code pénal grec et sont ainsi protégées contre les forces d’«Aube dorée» qui ne sont pas aussi charitables. Enfin, charitables…

Il faut souligner le geste de ce parti d’extrême Droite, «Aube dorée» la bien nommée, qui a ouvert une épicerie aux «Grec(que)s de souche» les plus défavorisé(e)s.

Vidéo sur: http://www.bfmtv.com/grece-une-epicerie-solidaire-reservee-aux-actu30102.html

Une épicerie de façade qui cherche à couvrir l’activité quotidienne de plus en plus agressive de ces néonazis qui ont un fort besoin de se défouler et distribuent de grosses baffes aux immigrés, aux militants de Gauche et pourquoi pas, au simple péquin qui ose protester. Ces groupuscules devenus groupes tout court, s’organisent aussi des petits voyages tourisitiques dans tout le pays pour des raids en revendiquant qu’ils peuvent castagner qui ils veulent et quand ils veulent. Et que ça saute!

Pour en savoir plus, voir le site de Bella Ciao:

 

 

 

Les ébats des Viktor de l’Est


 

Hongrie :

 

C’est au premier ministre hongrois Viktor Orban, parti de la Droite Dure Fidesz qui, après avoir pris le contrôle total de la presse afin de mieux la museler, réhabilite des anciens nazis et réinstaure de culte de Miklòs Horthy, cela même dans les programmes scolaires.

Mais qui est ce Miklòs Horthy?, demandent déjà les grands naif(ve)s qui se sont abstenus des cours d’histoire pour aller tirer un joint derrière la façade principale du collège, à l’abri de tous visus. Miklòs ou, Mimi pour les intimes, fut un amiral de la flotte austro-hongroise lors de la 1ère guerre mondiale, celle qui a eu lieu de 1914 à 1918. C’est un aristocrate nationaliste qui en a une sèche contre les communistes et contre les juifs qu’il envoie en enfer. 1919, il devient le Régent de la Hongrie et instaure un régime autoritaire, avec ses lois antisémites, anti-communistes, anti-franc-maçonnistes. l s’inscrit ainsi dans l’air du temps avec les partis des différents pays comme l’Italie et l’Allemagne qui se réarme tranquillos. Puis commence la seconde guerre mondiale, celle de 1939-1945 et la Hongrie bénéficie du soutien des ses amis pour intégrer «l’Axe» (pas celui de Bush Jr, un plagiat celui-là!) jusqu’au jour en fin 1941 où un premier massacre de juifs commis par les forces SS fait 20’000 victimes sur sol hongrois. Ce qui n’est pas du goût de Mimi qui négocie dans l’ombre avec les forces anglo-américaines dès 1942 à Istanbul. C’est aussi pourquoi Horty perd un peu de son pouvoir au profit d’un certain Döme SztòJay qui a moins de scrupules et obéit plus facilement aux ordres des SS. 1944, c’est la Roumanie qui déclare la guerre à la Hongrie et à l’Allemagne. Et hop, elle ouvre ses frontières aux armées rouges venant de l’Est. Horty, arrêté par les Américains en 1945 en Bavière, ne sera pas jugé en tant que criminel de guerre et vivra au Portugal jusqu’à l’âge de 89 ans. Un Portugal où il y sera bien, puisque le «dictateur» de ce pays, Oliveira Salazar, le préservera de ceux qu’il n’aime pas.

 

Roumanie :

 

Le premier ministre Victor Ponta, Gauche très à gauche, est accusé d’avoir plagié sa thèse de doctorat. «C’est parce que j’ai oublié de mettre les guillemets dans les passages précités» se défend-il pour expliquer que la moitié de sa rédaction n’est autre que du copié-collé. Cela ne nous surprend qu’à moitié puisque le plagiat est instauré depuis l’époque Ceausescu, tout comme les mesures antidémocratiques réinstaurées dans ce pays. Les personnes qualifiées sont démises de leurs fonctions, comme le directeur des Archives nationales, puis limogeage de la direction de la télévision publique, et les Roumains attendent le sort des dirigeants des institutions culturelles et artistiques roumaines. Une «épuration minable», aux dire du réalisateur Cristian Mungiu qui a été récompensé à Cannes, cette année encore.

Mais qui est donc Ceausescu?, demandent déjà les mêmes grands naif(ve)s qui se sont abstenus des cours d’histoire pour aller tirer un joint derrière la façade principale du collège, à l’abri de tous visus.

Nicolae Ceausescu a été le principal dirigeant de la Roumanie de 1965 à 1989, lors de la révolution qui abattit le «Mur de Berlin, tout un symbole», Il fut surnommé «Ninique» par sa femme Elena bardée de diplômes tous aussi fictifs les uns que les autres, mais aussi «le Conducàtor», «le Génie des Carpates» ou «le Danube de la pensée», c’est pour tout dire…et surtout écrire n’importe quoi! Fils de cordonniers, «le Danube de la pensée» grimpa les échelons jusqu’à devenir le premier homme du pays en 1965 où il fut très populaire dans les milieux de Gôche et très bien vu par le Kremlin, jusqu’au jour où il condamna l’invasion de la Tchécoslovaquie, ce qui lui donnera bonne figure à l’Ouest. Tout cela lui monta à la tête et il instaura le «culte de la personnalité», maladie connue par tous les dictateurs, qu’ils soient de Gôche ou de Droâte. Et que tout le monde autour du couple se voit affligé de titres universitaires et honorifiques, avec privilèges à la clé. S’en suivirent les dérives de tous cultes de personnalité qui provoquent la chute de ces régimes autocratiques. Le couple Ceausescu se verra fusillé le 25 décembre 1989 (un Noël en plus) après un procès record de 55 minutes. Une heure en tout, procès, descente dans la cour et fusillade inclus. L’heure des forfaits avait commencé…

 

 

 

ESPAGNE et le Sommet UE de l’hypocrisie !


 

C’est après un Sommmmmet riche en rebondissements que les dirigeants de la zone euro ont réussi à s’entendre sur un pacte de «relance de la croissance» à hauteur de 120 milliards d’euros. (C’est là que nous, nous pouffons, la BNS, ou Banque Nationale Suisse ayant, pour le simple joli mois de mai 2012, dépensé 60 milliards de patates pour maintenir le franc suisse à un niveau abordable…on a pas encore les chiffres pour le mois de juin 2012, et ce n’est pas plus mal, tiens!)

C’est l’Italie de Monti, autrement nommé «Super Mario», (autrefois soupçonné d’être impliqué dans une manipulation des comptes pour faire entrer la Grèce dans la zone euro, mais c’est du passé, n’en parlons plus!) et l’Espagne de Rajoy (ancien ou toujours franquiste?) qui s’en sortent avec leur fierté latine après avoir menacé de ne pas signer l’accord sur la «relance économique» du président de la République française, Mister Hollande, qui ont fait céder les pays comme celui d’Angela Merkel, l’Allemagne, pour un compromis qui laisserait aux banques européennes du sud le temps de respirer et de ne pas étouffer sous des taux d’intérêts beaucoup trop hauts pour des pays qui n’offrent plus de boulot.

Pendant ce sommet, les élus des peuples ont beaucoup parlé de banques, de finances, de bourses et de petits canapés au caviar. Mais qu’en est-il dans les faits?!

Si zojourd’hui nous nous concentrons sur les implications que ces décisions ont sur l’Espagne, Banxia, une des plus grande banque du pays, va pouvoir bénéficier des plans d’aide étatique aux dépends des habitants de la péninsule ibérique. «On ne prête qu’aux riches!», fameux dicton qui traverse les âges sans prendre une ride.

On savait les habitants dépossédés de leur maison suite à une montée subite des taux d’intérêts hypothécaires, que le taux de chômage pour les jeunes atteint le 50%, que les rentes des personnes âgées et des handicapés ont été revues à la baisse, que l’Etat a fait de sombres coupes dans le secteur de la santé, on n’ignore point non plus que depuis quelques mois, les écoliers doivent mettre un rouleau de PQ dans leur sac à dos. Mais ce que l’on ne sait pas encore, et beaucoup de personnes en difficulté attendent demain pour savoir à quelle sauce elles vont être bouffées, c’est qu’il est question que tou(te)s les Espagnol(e)s devront dorénavant mettre de leur poche pour avoir leurs médicaments. Y aura-t-il des exceptions? Y aura-t-il un plafond? Autant de réponses que nombre d’His-paniquent redoutent déjà d’entendre ou de lire demain dans la presse. Car pour celles et ceux qui connaissent ce que la suppression d’un apport médicamenteux veut dire, c’est à se demander pourquoi dans ce pays si attaché au catholicisme avec toutes ses positions contre l’euthanasie ou suicide assisté, contre le suicide tout court et contre l’avortement remboursé par les caisses, on applique pareil traitement de faveur aux malades qui restent en vie. Parce qu’il faut bien l’avouer, dans certains…certains…beaucoup de ces cas, la chimie leur permet d’obtenir un certain confort de vie, n’en déplaisent aux «new age» avec leur thérapies naturelles qui ne fonctionnent que sur des gens en bonne santé.

De plus, lorsqu’on sait que les douleurs chroniques amènent presque obligatoirement à un état qu’on peut qualifier de dépressif, et cela paraît compréhensible me semble-t-il, ce sera peut-être dorénavant au malade de choisir quel médicament il lui faudra pour subir et accepter cette injustice sociale supplémentaire. Pour tou(te)s celles et ceux-là, le match de l’Euro-foutre opposant l’Italie à l’Espagne de ce soir n’est de loin pas leur priorité principale et on les comprend! Les gens «saints» de corps et d’esprit pourront toujours manifester leur joie ou leur dépit, «Gracias a Dios» ou «Cojonès», cela dépend du résultat, et traiter les «je m’en foutre-istes» de gâches-métier!

 

Quoiqu’il en soit, on attend aussi ce qui va se décider demain pour cette fange indésirable et d’être de tout coeur avec ces malades qui coûtent toujours trop!

Banxia, elle, pourra peut-être retrouver son souffle après un emphysème qui asphyxie les petits propriétaires-locataires expulsés menu-militari de leur logis.

 

Le conflit au Mali: mais qui sont donc les Touaregs?!


 

Les Touaregs sont des Berbères qui zonent dans l’Afrique du Nord depuis la préhistoire. Et oui, ce ne sont pas des arrivistes, loin s’en faut et on les surnommait «les Seigneurs du désert» ou encore les «hommes bleus» à cause de leurs vêtements de cette fameuse couleur Indigo dont les teinturiers d’Alep, une région où il y a le merdier actuellement parait-il (encore un hoax, pense-je), ont ou avaient encore le secret.

Contrairement à celle qui rédige ce texte d’une haute qualité, les Touaregs privilégient les zones où les températures atteignent 50°C fastoche en été, pour redescendre sous les 0°C en hiver. Ce sont donc un peuple de Nomades qui se déplacent dans toute une région qui comprend une partie de l’Algérie, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, de la Lybie et du Burkina Faso, et ce, depuis la nuit des temps, bien bien avant que les colons décident de découper l’Afrique du Nord dès 1905. Donc, ils existaient bien avant que l’Algérie s’appelle l’Algérie, la Mauritanie…la Mauritanie, etc… et bien avant l’arrivée d’obédiences religieuses. Dans les faits, les Touaregs étaient des laïcs avant l’heure avant de devenir des musulmans monogames et soft, ce qui ne les empêchent pas de croire aux mauvais génies du désert! Ils vivaient de leur bétail et du commerce des esclaves, commerce qui s’éteint vers les années 1900, sôf erreur, à l’heure de la colonisation. Enfin…qui s’éteint….disons qu’ils perdent ce type de monopole dans cette partie du monde.

Comme ils se sont cassés à creuser des puits de plus de 60 mètres de profondeur pour trouver de l’eau pour leurs chameaux et leurs chèvres, ils naviguent dans le désert de leurs ouvrages en ouvrages et de pâturage en pâturage. Ils sont ainsi près de 1,3 millions divisés en tribus dont le chef est élu démocratiquement. D’ailleurs, un fameux proverbe touareg dit ceci: «La femme est la ceinture du pantalon. Sans la femme, l’homme est nu». Une belle éloge à la femme si cette dernière n’est pas suffoquée d’être comparée à une ceinture de pantalon. Mais ne dit-on pas chez nous que c’est: «La femme qui porte la culotte»? Comme quoi…

C’est en 1974 que l’Algérie interdit le commerce des Touaregs, suivie par le Mali et le Niger. Chassés par ces pays, ils se réfugient au Soudan et en Mauritanie pour s’installer dans des bidonvilles et devenir des chômeurs. Autant dire que la fierté de ces Seigneurs est salement touchée…et celle des ceintures de pantalons aussi.

Ceci pour la petite histoire succincte des Touaregs, du conflit qui touche le Nord du Mali et qui commence à déborder dans les autres pays alentour.

Si ce n’est pas le premier conflit qui existe dans le Nord entre Maliens et Touaregs, et en cela voir la chronologie des événements sur ce site, d’autres Touaregs trouvent refuge dans les pays voisins tels que l’Algérie et la Lybie, puis reviennent pour retrouver leur légitimité et ce, fortement armés et appuyés par une force obscure, l’AQMI, une branche d’Al-Qaïda maghrebin islamique. (Al-Qaïda qui, rappelons-le, est le nom américain donné à une bande de terroristes qui auraient flingué les deux tours de Manhattan sous l’ère Bush Jr.)

Seulement voilà, une fois les trois grandes villes du Nord du Mali sous le contrôle de l’ACMI, dont Tombouctou qui est le berceau de l’Islam, le vrai, les rebelles touaregs sont priés de quitter les lieux et de les laisser aux mains des islamistes qui ne plaisantent pas et imposent la charia à la mode 2000, c’est-à-dire intégriste et obscurantiste.

Les Touaregs se retrouvent donc au point zéro et ne leur reste qu’à s’exiler dans les pays avoisinants qui les acceptent malgré une pénurie de nourriture qui frappe toute la région nord-africaine. Abattus et entubés de surcroît, ces Touaregs montrent qu’il existe un sérieux problème dans cette partie du monde et qu’il serait bon de s’y intéresser la moindre avant que le conflit s’étende, ce qui ne va pas tarder selon les dires des exilés du Mali reconquis et reperdu.

Si il est vrai que la Syrie est dans une situation catastrophique, que la finale de l’eurofoot mettra nez-à-nez Espagne et Italie et que le Tour de France est plus important aux yeux de beaucoup, que la crise actuelle interpelle les affairistes mondiaux et le cour de la bourse va indiquer si on va pouvoir continuer à vivre normalement ou se priver, il existe un conflit dont on parle mais dont on s’en tape et dont on ne mesure pas encore l’ampleur. Combien de temps faudra-t-il pour que les puissances mondiales affrètent des avions pour amener au moins des cargaisons de nourriture à celles et ceux qui combattent l’AQMI ?