Panne et déréglamentation…


 

Une panne générale ayant bloquée votre rédactrice de ce billet sur son oreiller, puis une panne informatique ayant bloqué le système de démarrage de son foutu PC, il fut de bon ton que cet article ne portasse pas sur n’importe quoi. C’est pourquoi il fusse choisi de faire paraître un billet sur «Contre la déréglementation» plagié honteusement sur le site «Allez savoir» de l’Université de Lausanne dont voici l’introduction et le 1er paragraphe:

Intro:

En 2001, alors qu’il était doyen de l’Ecole des HEC de l’UNIL, le professeur Alexander Bergmann critiquait l’idée de laisser le marché imposer sa loi. Son essai éclaire à posteriori l’actualité de la crise financière. Extraits choisis.

1er paragraphe:

La Sainte Alliance entre les multinationales et les organisations internationales [Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale et Organisation mondiale du commerce (OMC), ndlr] s’est forgée à travers de multiples rencontres qui confèrent aux unes et aux autres une légitimité de sorte à façonner le monde de demain à leur guise. Mais toutes ces rencontres ne sont en réalité que les manœuvres de lobbying et de propagande: Forum économique de Davos et de Crans-Montana, Transatlantic Business Dialogue et Geneva Business Dialogue, etc…

(Davos, Crans-Montana et Geneva étant de petites villes de douce et bucolique Helvétie.)

 

C’est très court, mais la suite du condensé peut être lue sur cet excellentissime site

 

 

Hague, ça rêva, ça rêva, ça rêva!


Pour la première fois depuis le drame de Fukushima, le Japon remet en route les deux réacteurs nucléaires de la centrale d’Ohi, propriété de Kansai Electric Power, ceci pour éviter la pénurie d’électricité pour alimenter les climatisations que les Nippons font fonctionner à tout va, et on ne peut les en blâmer après les deux jours de canicule qui ont frappé la Suisse ce long week-end trop chaud et trop lourd.

 

 

C’est aussi à Caen (glups!) qu’Areva, propriétaire de l’usine de retraitement des déchets des centrales européennes a réceptionné à bras ouvert un train de combustibles hautement radioactifs en provenance des Pays-Bas fin juin 2012. Une aubaine pour cette centrale qui se préoccupe de son avenir depuis que ces anti-nucléaires font les cons pour trouver d’autres alternatives pour une énergie qui ne soit pas sale, n’en déplaise aux lobbys pro-nucléaires. Lobbys qui rappelons-le, soulèvent le spectre du chômage pour des milliers de travailleurs qui bossent dans ces usines de merde. Alors qu’après réflexion intense de la part de ces ouvriers, ces-derniers se rendraient compte que leur poste est assuré pour le démantèlement de ces centrales qui va durer sur des années, sans compter la surveillance des déchets entreposés on ne sait encore où, puisque personne n’en veut. Tiens donc! Sans compter la création de postes d’emploi pour les entreprises qui construiront de quoi alimenter nos postes TV et nos ordis dans un esprit d’énergie renouvelable. Mais bon! A quoi bon essayer de faire boire un âne qui n’a pas soif, hein?!

Toujours est-il que ce train bien silencieux a abandonné 6,7 tonnes de combustible nucléaire qui ont permis d’alimenter en électricité l’équivalent d’une ville de 350’000 habitants pendant un an. Mais pour Areva, ce géant du nucléaire français, les combustibles irradiés ne sont pas considérés comme des déchets, mais comme une matière réutilisable, comme le MOX, par exemple. Un «déchet» utilisé par la centrale Fukushima et cela, voir un article qui doit se trouver sur FAICMFSF, mais je ne sais où, peut-être sur un forum avec un peu de chance.

C’est que la Hague voit plus de 750 transports annuels de déchets merdiques au départ et à l’arrivée de son portail hyper protégé. Le calcul n’est pas difficile à faire, cela fait plus de deux transports par jour qui franchissent le seuil de ce fleuron industriel français. Et l’incident nippon du mois de mars 2011 fait craindre une baisse des cadences, donc moins de travail, moins d’esclaves payés un peu plus que les autres qui oeuvrent dans d’autres professions. C’est pourquoi la Hague compte sur les réacteurs de 3 ème génération, les fameux EPR au système de sécurité inégalé, comme celui qui se construit en Finlande, à Olkiluoto et qui devait être fonctionnel en 2009, puis 2011, puis 2012, puis fin 2013 pour enfin espérer une dernière date, celle de 2014…aux dernières nouvelles. Un EPR qui serait encore plus écologique puisque ces déchets ne serait que du tritium, un isotope radioactif lui aussi, mais moins longtemps.

AREVA essaie de rassurer ces ignares d’écolos en promettant un réacteur de 4 ème génération ou la grande illusion

La Hague voit donc son avenir avec une certaine inquiétude, ce qui n’est pas pour rassurer celles et ceux qui entendent le directeur technique qui répète à qui mieux mox: «Tenez bon la rampe!»

PDF: li_2012-06-28 Hague

 

 

 

Les livres électroniques: une bibliothèque déjà condamnée!


 

Le tournant dans le livre numérique n’est certes pas une bonne affaire pour les lecteurs. On pourrait même nommer cette réforme électronique comme un piège à con électronique. En effet, il fut un temps où il fut possible de passer en librairie, d’acheter son bouquin et, une fois fini et gribouillé par des notes, on pouvait le prêter.

Qu’en est-il du nouveau mode de partage du savoir sur ces tablettes qui font rêver les geeks?!

Nous allons dorénavant vers les livres sous l’aspect de fichiers dits propriétaires, c’est-à-dire qu’ils sont faits comme des composants de chaque acteur du Net. Rien compris? Par grave, on va donner un exemple:

Amazon a son propre format propriétaire .AZW, format qui ne pourra jamais être lu par Apple qui a lui même son propre format qui ne pourra jamais être lu par une autre machine. Le but est donc de lier l’utilisateur par l’achat d’une bécane à son propre fournisseur de livres.

Par contre Google-livres. qui a numérisé plus de 20 millions d’ouvrages dont 4 millions sont dans le domaine publique, sont sous des formats libres ou .PDF selon les nuances, ou encore le format qui semble s’imposer: le format EPUB. Aux constructeurs de tablettes de se mettre d’accord et d’utiliser en format ouvert à tout le monde: le format EPUB.

En attendant, le consommateur se voit lié à son seul éditeur: Amazon ou Apple.

Mais voilà, ces fichiers contiennent un DRM qui n’est autre qu’un verrou électronique censé assurer la gestion des droits. Ce qui est le cas des 80% des livres numériques vendus. Ces verrous ne permettent pas la copie illégale d’ouvrages, de livres, de films, de disques etc.., mais cela implique des dérives commerciales et des dérives économiques liés à ces DRM.

Quels sont ces types de dérives?

D’abord, de rendre l’utilisateur captif, c’est-à-dire que pour des livres vendus par Amazon, on ne pourra les lire que sous son propre profil KINDLE. Plus possible de prêter un livre comme auparavant.

Le DRM a 3 acteurs: le détenteur des droits sur le document transmis, puis il y a le document lui-même et enfin un utilisateur bien précis. Ce qui veut dire que le DRM reste un fichier aux mains du détenteur de droit et d’un utilisateur bien précis. Plus de prêt, plus de vente, plus de dons. Le DRM ne sera pas reconnu par le KINDLE de votre enfant, de votre ami et patati et patata. Le DRM est un contrat unique entre le fournisseur et un utilisateur. Cet utilisateur ne pourra même pas transmettre le fichier entre deux tablettes, une avec Amazon et une Ipad, ou deux tablettes de même type. Tout essai de contourner ce fichier pour qu’il soit utilisable sur une autre bécane fait de l’utilisateur un pirate voire un délinquant numérique. Même en prêtant la tablette, avec le nouveau système de liseuse peut permettre au fournisseur d’effacer le fichier mis à disposition de l’utilisateur. Egoïste, va!

Et de citer un précédent avec Amazon qui a diffusé «1984 de Georges Orwell» alors qu’il n’avait pas les droits d’auteurs. Du coup, Amazon a effacé tous les Kindles liés à cet ouvrage et tous les lecteurs et étudiants qui avaient pris des notes et des commentaires sur ce livre ont retrouvé leur travail effacé et becs de gaz. Amazon a évoqué une erreur de manoeuvre, mais cela laisse entrevoir tout ce qu’on peut faire avec ce type de contrat, comme appliquer l’interdiction d’un livre, for exemple.

Il est donc aventureux de se constituer une bibliothèque avec ces livres électroniques, car il y a de fort risques de se retrouver avec des trous dans les rayonnages de sa bibliothèque numérique. De plus, et ce n’est pas une mince affaire, il faut penser au formatage de ces ouvrages lors des mises à jours de nouveaux formats de lecture. Ce qui lie encore plus l’utilisateur à son éditeur, Amazon ou Apple qui visent à fidéliser, voire lier son utilisateur avec la possibilité de lire son ancien format, d’une durée de vie de 3-4 ans, avec de nouveaux logiciels qui vont automatiquement se modifier. Mais à force de reformatage, le contenu intellectuel sera perdu.

Les liseuses numériques sont donc plus avantageuses pour les canards en lignes, mais pour le livre numérique, il va y avoir problèmo tôt ou tard et il faut en être conscient avant de se lancer dans la confection d’une bibliothèque virtuelle qui n’a pas d’avenir….

 

 

Score Diesel-Amiante: match nul!


 

Ça fera un score de plus au palmarès des particules fines qui envahissent nos poumons depuis fort longtemps. Si les industries des silicates magnésiens ou calciques ont payé le prix moindrement fort aux victimes de ceux qui ont travaillé dans les bâtiments ou autres produits ignifuges, qu’en sera-t-il des industries qui ont fait la promotion de l’utilisation immodérée du moteur au gazole qui pue! Et de rapporter, au passage, que le moteur Diesel, qui n’a pas besoin de bougies pour s’allumer et qui fut inventé par l’Allemand Rudolf Dieseil himself en 1897, émet des particules 50 fois plus importantes que le moteur essence qui lui aussi, en a de sérieuses à son actif, mais il faudra attendre 2050 afin que l’OMS bouge son cul pour le reconnaître.

Et c’est qu’on va l’utiliser à toutes les sauces, ce Diesel! Locomotives, bateaux, camions, bagnoles, bus, tracteurs, groupes électrogènes, engins de travaux publics, lampes à pétrole, bref, une industrie florissante qui fait marcher les économies de bien des pays.

Parlons combustion pour faire un tant soit peu sérieux! La combustion résulte d’une adéquation parfaite de l’hexadécane + dioxygène = dioxyde de carbone + eau, ce qui donne ça:

2 C16H34 + 49 O2 -> 32 CO2 + 34 H2O

On remarque alors très bien, au vu de cette formule simpliste, qu’il faut 30 gr d’air pour griller 1 gr de combustible. Enfantin!

Après cette explication claire et limpide (des adjectifs qu’il nous faudra bientôt rayer des dictionnaires et les reléguer dans les livres d’histoires), revenons au Diesel incriminé depuis 3 jours par l’Organisation Mondiale des Stupides. C’est quelques jours avant le Sommet Qui Ne Servira à Rien qui se tiendra fin juin à Rio, Brazil, que l’on reconnaît enfin que le gazole aux fumées visibles et qui puent, vous délivre en pleine poire des particules fines de 0,1 à 0,3 mm de diamètre. Petites saloperies qui vont se loger profondément dans l’appareil respiratoire et qui vont provoquer de l’asthme et autres pathologies cancérigènes, sans compter la pollution de l’ozone, surtout par temps ensoleillé et autres chaudes canicules.

Il était entré dans les moeurs, dans les années 1965 – 1975, lors des vacances scolaires, d’échapper aux sempiternels bouchons des autoroutes pour suivre les trajets indiqués par Bison Futé et de se retrouver nez à nez avec les pots d’échappement des camions usant du même itinéraire que les malins du campinge…Qu’elles furent douces, alors, les Gauloises filtres parentales!!

Il faudra attendre 1998 pour que les suies ou nanoparticules diesèliques soient classées comme «probablement cancérigènes» par le CIRC ou Centre International de Recherche sur le Cancer, ceci suite à des asthmes aggravés voire mortels chez les usagers des divins moteurs.

Ce sont les USA qui remportent la palme de l’hypocrisie puisque le problème y fut déjà soulevé dans les années 1981-1983, mais le lobby minier MARG (Mining Awareness Resource Group pour celles et ceux qui ne parlent pas l’english) s’oppose aux études en fermant les clapets et robinets des chercheurs et autres politicards!

30 ans plus tard, 13 juin 2012, stupeur et émoi au sein de la population: le Diesel tue à petit feu! C’est l’OMS qui le dit! Devrait-on voir là une motivation aux industries pour se diversifier afin d’éviter une crise mondiale et de faire des recherches qui vont révolutionner de nouveaux secteurs?!

Toujours est-il que ce billet est dédié aux pestes et autres connards qui ont sermonné des fumeurs(euses) calmement assis(es) sur une terrasse de bistrot à 3/4 vide et qui ne demandaient rien à personne, un jour en juin, sur un des périph bagnolesques de Paris. Mesdames et Messieurs, on vous souffle notre fumée sur vos nobles faces de crétin(e)s! Et toc!

 

 

Europe Ecologie: Les Verts se terrent!


Envoyé par Nosotros.incontrolados le 12 juin, suite à l’article: EDF ou comment entreposer tranquillement des déchets radioactifs

 

Paris, le 11 avril 2012

COURRIER RAR
Les Verts Paris
247, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris

Coordination Stop-Nucléaire

A l’attention de Mesdames Cécile Duflot et Eva Joly

Mesdames,

Même si votre partenaire, le Réseau Sortir du Nucléaire, épargne votre formation dans son classement des partis politiques candidats aux élections présidentielles, nous, Coordination Stop-Nucléaire, pour l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif de cette industrie, souhaitons d’emblée vous faire part de notre désaccord sur vos analyses et propositions dans ce domaine.

Déjà en novembre 2009 nous avions noté avec stupéfaction le vote au Parlement Européen de tous vos députés (moins un) et sous couvert de «  sauver le climat », du texte entérinant l’extension « du marché carbone mis en place en Europe à l’ensemble de la planète » et comprenant une résolution dont le terrible paragraphe 36 ci-dessous :

36souligne que le passage, à l’échelle internationale, à une économie à faible intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme ; souligne toutefois que les questions relatives à la sûreté et à la sécurité du cycle du combustible nucléaire doivent être abordées de façon adéquate à l’échelle internationale afin de garantir un niveau de sûreté aussi élevé que possible ;

Ne revenons pas sur Dominique Voynet, Ministre verte à l’Environnement et à l’Aménagement du Territoire signant l’extension de l’usine Melox, productrice de MOX, et signant l’installation à Bure d’un « laboratoire » d’étude du stockage des déchets radioactifs.

Ne revenons pas sur le désormais tristement célèbre compromis des Verts siégeant au conseil Régional PACA «  1 euro pour ITER, 1 euro pour les renouvelables », ni sur la déclaration toute récente d’Yves Cochet demandant uniquement que « l’incident » de Penly fasse l’objet d’un reclassement sur l’échelle INES, sans aucune remise en cause publique des dangers induits par ces « incidents précurseurs ».

Certes, vous vous êtes rendues à Fukushima, pour en revenir, comme nombre de vos élus, « scandalisées » par ce que vous y avez vu et entendu, et pourtant, pourtant, rien de cette tragédie humaine n’a pu faire bouger les lignes de vos propositions pour une sortie progressive du nucléaire à horizon 2031, voire plus au gré des négociations avec vos futurs partenaires.

Si nous sommes « scandalisés » par la catastrophe de Fukushima, et nous l’étions déjà par celle de Tchernobyl, nous le sommes aussi par votre hiérarchisation des risques inhérents à une prolongation programmée de cette industrie. En quoi vos critères peuvent-ils bien consister, alors que vous savez, vous qui soi-disant avez la lutte antinucléaire dans votre ADN, que l’accident pourra frapper là où il sera le moins attendu ?

Les conséquences dramatiques de la catastrophe nucléaire, nous les connaissons tous, et bien entendu vous aussi. Se réfugier derrière le réchauffement climatique et l’hypothétique croissance des énergies renouvelables pour esquiver l’imminence du danger nucléaire nous semble particulièrement irresponsable pour ceux et celles qui détiennent l’essentiel de la scène médiatique sur ce sujet en ces temps électoraux.

Pour toutes ces raisons, nous souhaiterions vivement vous rencontrer dans la semaine précédant le premier tour de l’élection présidentielle pour discuter avec vous de votre positionnement précis et en particulier des compromis que vous pourriez être amenées à négocier, ou avez déjà négociés, avec votre partenaire le Parti Socialiste pro-nucléaire.

Nous nous permettrons de nous mettre en contact avec votre secrétariat dans le cas où vous ne jugeriez pas important et urgent de répondre à ce courrier.

Dans l’attente de vous rencontrer, veuillez croire en nos salutations antinucléaires et déterminées.

I… T…
Pour la Coordination Stop-Nucléaire

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Rassemblement antinucléaire au siège d’Europe Ecologie Les Verts

Bonjour,

Par courrier RAR du 11 avril 2012 et remise en mains propres, nous avions sollicité un rendez-vous avec des représentants d’EELV à Paris, afin de leur demander une clarification de leur positionnement sur l’arrêt du nucléaire en cas de participation au nouveau gouvernement.

Nos demandes de rendez-vous sont restées sans réponse.

Aujourd’hui EELV fait partie de ce nouveau gouvernement formé par François Hollande, partisan du nucléaire dans le mix énergétique français et de la poursuite des projets garantissant la pérennité de la production électro-nucléaire pour les décennies à venir (projet EPR).

Durant les présidentielles, vous avez persisté dans le discours que vous tenez sans obtenir aucun résultat depuis plus de 30 ans : la sortie progressive du nucléaire, c’est-à-dire sa prolongation programmée. Ce ne sont que des renoncements sur ce sujet qui ont accompagné le parcours de votre formation politique (extension de Melox, « laboratoire » de Bure, Iter, vote au Parlement Européeen sur le nucléaire dans le mix énergétique…)

Votre programme pour les législatives de juin 2012 atteint un nouveau degré de renoncement clairement affiché. Il s’agit pour vous de « désintoxiquer nos pays des énergies fossiles et du tout nucléaire », reprenant la formule du Parti Socialiste durant la campagne présidentielle, légitimant de fait la part du nucléaire dans le mix énergétique français.

Vous n’avez pas souhaité donner suite à notre proposition de dialogue. Nous nous inviterons donc le jeudi 7 juin à partir de 11h devant votre siège parisien. Une mouvance antinucléaire radicale existe qui compte bien se faire entendre pour l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire.

Les dangers de cette industrie sont effroyables et vous en êtes parfaitement conscients. Lors de la prochaine catastrophe, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

Antinucléairement vôtre,

Coordination Stop-Nucléaire,
pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

http://www.coordination-stopnucleaire.org

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mardi 12 juin 2012

Sans doute, impressionnés par le nombre considérable d’antinucléaires radicaux venus leur rendre visite (une petite dizaine), ou bien serait-ce plutôt par leur détermination ? (voir photos jointes), jeudi matin 7 juin, les bureaucrates d’EELV ont fait portes closes et lumières éteintes. Les deux accès de leur siège parisien étaient fermés, aucune réponse à l’interphone, aucune réponse aux interpellations par porte voix, ligne téléphonique aux abonnés absents, aucune réponse aux tocs tocs sur la porte. Pourtant en regardant à travers les portes vitrées on voyait bien qu’au loin les salariés/bureaucrates s’activaient pour la campagne des législatives à quelques nouvelles renonciations, compromissions sur le dos des vrais antinucléaires…

Belle preuve de courage politique !

Coordination Stop-Nucléaire,
pour l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire.
stop.nucleaire@yahoo.fr
www.coordination-stopnucleaire.org

P.S.
Hollande prône la coopération sur l’uranium avec le Niger et Cécile Duflot, elle dit quoi ?

Pourtant nous avions mis les formes pour rencontrer des « responsables » d’EELV et les questionner sur leurs positions sur le nucléaire, voir ci-dessous notre courrier et la lettre recommandée AR qui fut aussi doublée par une remise en main propre de cette lettre au siège d’EELV.

EDF ou comment entreposer tranquillement des déchets radioactifs


 

Il était une fois, en Lorraine, une petite commune française du joli nom de Lothringen, où les ingénieurs EDF sont en train de construire le premier centre de stockage définitif des déchets hautement radioactifs en Europe.

Un projet qui n’a suscité aucune opposition dans le village ceci alors même que les autorités ont eu toutes les peines du monde à trouver un lieu d’entreposage définitif.

La géologie du sol de ce joli village permet en effet de conserver de manière sûre les déchets des centrales et ce, durant 100’000 ans, dit-on!

Pourquoi n’y a-t-il donc pas d’opposants?!

C’est qu’EDF a réussi à les faire taire avec un mélange d’informations savamment distillée accompagné d’un petit paquet d’argent qui fait aussi l’affaire: 500 euros par habitant pour la commune de Lothringen ainsi que ceux des communes avoisinantes.

Ce n’est pas tout, les deux départements concernés reçoivent eux aussi 9 millions d’euros et ce par année!

(Un système du lobby nucléaire français impossible à importer en Suisse…)

 

Appât du gain, quand tu nous tiens!!

 

Carte

Le petit A étant Lothringen

Suisse: encore une votation de con!


 

Petit éclairage sur l’initiative populiste de l’ASIN: «Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère (accords internationaux: la parole au peuple!)» et retournons-nous un instant sur le passé! Pour exemple, prenons le taux de participation aux votations fédérales de 2007 lors desquelles 4 citoyens sur 10 ont glissé leurs enveloppes dans les urnes, soit un absentéisme de 60%. Il faut remonter à 1919 pour trouver un pourcentage de 80,4% aux élections fédérales. Depuis cette date, le taux de participation n’a cessé d’osciller entre 54 et 58 %.

Pour mieux saisir l’ampleur de l’abstentionnisme par rapport aux nombres de scrutins votés, ci-joint un tableau piqué sur le site de la Confédération helvétique.

 

Ajoutons à cela que la participation du citoyen Helvéticus Politicus est légèrement revue à la hausse depuis le système de votation par correspondance et, selon les cantons, par voie électronique. Le vote par correspondance s’est généralisé depuis 1995 et on attend que les communes se munissent d’un système fiable pour l’introduction du e-voting. Mais l’abstention est toujours le vainqueur!

Pour comprendre qui est l’abstentionniste en puissance, ce n’est pas celle ou celui qui vote blanc. Ce ou cette dernier(ère) montre qu’il ou elle n’a pas d’avis sur le sujet et qu’il ou elle ne sait pas encore si il ou elle préfère la guillotine ou la pendaison. (Bon, je passe au masculin, sinon, on ne va pas y arriver. Le sujet «il» reflète l’être humain en général, d’ac?!) L’abstentionniste, lui, ne renvoie même pas son matériel de vote. Il s’en fout et ne se sent pas concerné par la vie active et l’emprise de son choix sur son destin. On y trouve généralement les gens de moins de 30 ans, les citoyens de seconde zone…et les marginaux.

En plus, on ne s’improvise pas citoyen responsable lorsqu’on ne comprend pas la moitié des sujets sur lesquels il faut se prononcer et c’est encore pire lorsque l’on commence à potasser les articles de loi qui vont changer. Le citoyen modèle va devoir s’informer si il veut se prononcer et c’est un boulot à part entière auquel il faut s’atteler avant de mettre une croix dans la bonne case.

Et gare à la formulation de la question, cette dernière comprenant le piège de la double négation!!!

C’est pourquoi, pour faciliter le travail de ceux qui finissent leur boulot et qui se ruent sur Farce-de-Bouc, l’enveloppe contient un papelard avec les recommandations des différents partis. Ce qui n’arrange pas les choses pour celui qui est consciencieux, mais qui arrange les pro-ASIN et pro-UDC qui savent que ces partis ne veulent que le bien pour ses citoyens!

Comme on peut donc le comprendre, c’est donc une minorité qui décide pour la majorité. Rajoutez à cela la double-majorité, (article bien utile du 28 mai 2012), et le tour est joué! L’abstentionniste se fatigue de voter pour des prunes si les cantons réacs forment la majorité!

Cela fait donc quelques jours que sont démontés les pièges de deux scrutins fédéraux sur trois. Il est temps de démonter le dernier, celui de l’ASIN, une branche UDC (Union Des Conspirateurs) qui a mis un million pour sa campagne initiatique: «Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère (accords internationaux: la parole au peuple!)»

 

Que veut donc cette ASIN (Assemblée Suisse des Irréductibles Nationaux. D’ailleurs, très beau logo, n’est-il point?!)?

 

Actuellement, la Suisse conclut 500 traités internationaux par an. Sur ces 500 traités, 20 à 40 traités sont soumis au référendum facultatif (pas de double-majorité, et toc!), au grand dam des Irréductibles Nationalistes. Pour parer à cette «injustice» et se ramasser chaque fois une baffe, l’ASIN a réussi à obtenir ses 100’000 signatures pour mettre au référendum obligatoire (double-majorité, Aïe, là ça se gâte!) les traités suivants:

  • ceux qui fixent des règles uniformes pour trois Etats ou plus dans des domaines importants («unification multilatérale du droit»); (déjà…rien compris! Mais les explications suivent, ouf!)
  • par lesquels la Suisse s’engage à reprendre automatiquement des normes de droits étrangères; (des normes de droits étrangèèèères, comme quoi par exemple?! La largeur des meubles de cuisines standards?)
  • par lesquels la Suisse accepte de se soumettre à une juridiction internationale; (ça!..)
  • qui entraîne une dépense unique de plus de un milliard de francs ou des dépenses récurentes de plus de 100 millions de francs par an. (Et ça, ça vise ce qui est décrit dans l’article du 31 mai 2012: Freysinger pris en flagrant délit de mensonge. Mauvais perdants, va!)

Au Conseil National et au Conseil Fédéral de savoir ce qui est important ou non. Mais cela risque fort d’augmenter le nombre de scrutins fédéraux trimestriels auxquels on ne va rien y comprendre et ceci soumis à double-majorité, donc, —> une croissance d’absentéisme = bénéf pour les membres actifs de l’ASIN, de l’UDC et des mini-cantons réacs allergiques à tout ce qui peut être étranger, (sauf les produits bon marché!) En effet, quel est le péquin qui va avoir envie de se retrouver avec des enveloppes un peu plus lourdes, avec un cahier des charges plus important et plus technique qui va très vite le faire chier! Sans compter le surcoût des futures multiples campagnes payées par des mécènes et …les con-tribuables!

«Trop de démocratie tue la démocratie!» Et la douce et bucolique Helvétie, si cette initiative est acceptée, risque fort de devenir une Confédération dirigée par les forces d’extrêmes-Droites populistes.