Le conflit des Asturies, Espagne, mais késako encore?


Les Asturies, ou Principauté des Asturies, est une région autonome au nord de l’Espagne, comme montré sur la carte ci-joint.

Carte, siouplè!

Merci!

Les villes principales sont Gijòn, Oviedo, Siero et Langreo. Pourquoi parler de ces communes, c’est qu’il existe un conflit dont on entend peu parler et pourtant les affrontements entre mineurs des mines de charbon et les forces de la Gardia civile sont de plus en plus violents.

Pourquoi les grévistes montent-ils aux barricades?! C’est que la restructuration des mines de charbons espagnoles dure depuis 20 ans, mais une petite quarantaine permet de faire vivre près de 8’000 mineurs et une économie parallèle qui elle, fait vivre 20’000 à 30’000 habitants de la région. Certes, il fusse prévu que les mines non rentables soient fermées d’ici 2018. Mais parmi les multiples plans d’austérité instaurés par le Gouvernement Rajoy pour retrouver un peu de crédibilité auprès de ses partenaires européens, il en est un qui annonce une réduction de l’aide publique de 63% dans le secteur minier en ce joli mois de mai 2012, soit une subvention de 111 millions d’euros en lieu et place des 301 millions en 2011. Ce qui mit le feu aux poudres et des mouvements de grève musclés apparurent.

Image, siouplè!

Mineurs s’exerçant au lance-patates.

 

Les conflits s’intensifient, mais Rajoy ne plie pas…et les mineurs non plus. Ces derniers bloquent certains même certains axes en incendiant de vieux pneus, ce qui n’est pas bon pour la couche d’ozone et les particules fines, d’où le port de la cagoule! Et c’est pas tout, c’est que ce 5 juin 2012, c’est une gamine de 5ans qui se ramasse une balle en caoutchouc, munition réservée aux forces de police, et ce, en pleine poire. C’en est trop pour que la petite victime devienne le symbole de l’oppression monarchique. 

Image, siouplè!

Gros titres des journaux

 

«Delegaciòn afirma que la pelota que hiriò a la niña presentaba marcas que hacen «presuponer que pudo ser reutilizada por los alborotadores» En français: «La délégation a dit que la balle qui a frappé la jeune fille a montré des signes que ladite délégation assume que les émeutiers pourront la réutiliser avec leur mortier de pacotille» (et non: «la délégation affirme que la pelote qui irrita la petite fille est supposée venir des mines réutilisables pour les albatros»)

Toujours est-il que deux colonnes de mineurs sont parties le 22 juin 2012, l’une de Castille, de Leon et des Asturies, l’autre d’Aragon, partie nord-est de l’Espagne. Elles doivent arriver à Madrid aujourd’hui à Madrid pour dire deux mots au Gouvernement espagnol qui, pour sûr, voudra bien les écouter mais ne bougera pas le petit doigt. Cet événement est prévu pour le mercredi 11 juillet car ces centaines de miniers auront quand même parcouru 500 km à pied, ce qui fait une sacrée trotte. Laissons-les se reposer et attendons patiemment ce qui va se passer lors de cette agape à laquelle nous apportons tout notre soutien!

 

 

 

 

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Le conflit au Mali: mais qui sont donc les Touaregs?!


 

Les Touaregs sont des Berbères qui zonent dans l’Afrique du Nord depuis la préhistoire. Et oui, ce ne sont pas des arrivistes, loin s’en faut et on les surnommait «les Seigneurs du désert» ou encore les «hommes bleus» à cause de leurs vêtements de cette fameuse couleur Indigo dont les teinturiers d’Alep, une région où il y a le merdier actuellement parait-il (encore un hoax, pense-je), ont ou avaient encore le secret.

Contrairement à celle qui rédige ce texte d’une haute qualité, les Touaregs privilégient les zones où les températures atteignent 50°C fastoche en été, pour redescendre sous les 0°C en hiver. Ce sont donc un peuple de Nomades qui se déplacent dans toute une région qui comprend une partie de l’Algérie, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, de la Lybie et du Burkina Faso, et ce, depuis la nuit des temps, bien bien avant que les colons décident de découper l’Afrique du Nord dès 1905. Donc, ils existaient bien avant que l’Algérie s’appelle l’Algérie, la Mauritanie…la Mauritanie, etc… et bien avant l’arrivée d’obédiences religieuses. Dans les faits, les Touaregs étaient des laïcs avant l’heure avant de devenir des musulmans monogames et soft, ce qui ne les empêchent pas de croire aux mauvais génies du désert! Ils vivaient de leur bétail et du commerce des esclaves, commerce qui s’éteint vers les années 1900, sôf erreur, à l’heure de la colonisation. Enfin…qui s’éteint….disons qu’ils perdent ce type de monopole dans cette partie du monde.

Comme ils se sont cassés à creuser des puits de plus de 60 mètres de profondeur pour trouver de l’eau pour leurs chameaux et leurs chèvres, ils naviguent dans le désert de leurs ouvrages en ouvrages et de pâturage en pâturage. Ils sont ainsi près de 1,3 millions divisés en tribus dont le chef est élu démocratiquement. D’ailleurs, un fameux proverbe touareg dit ceci: «La femme est la ceinture du pantalon. Sans la femme, l’homme est nu». Une belle éloge à la femme si cette dernière n’est pas suffoquée d’être comparée à une ceinture de pantalon. Mais ne dit-on pas chez nous que c’est: «La femme qui porte la culotte»? Comme quoi…

C’est en 1974 que l’Algérie interdit le commerce des Touaregs, suivie par le Mali et le Niger. Chassés par ces pays, ils se réfugient au Soudan et en Mauritanie pour s’installer dans des bidonvilles et devenir des chômeurs. Autant dire que la fierté de ces Seigneurs est salement touchée…et celle des ceintures de pantalons aussi.

Ceci pour la petite histoire succincte des Touaregs, du conflit qui touche le Nord du Mali et qui commence à déborder dans les autres pays alentour.

Si ce n’est pas le premier conflit qui existe dans le Nord entre Maliens et Touaregs, et en cela voir la chronologie des événements sur ce site, d’autres Touaregs trouvent refuge dans les pays voisins tels que l’Algérie et la Lybie, puis reviennent pour retrouver leur légitimité et ce, fortement armés et appuyés par une force obscure, l’AQMI, une branche d’Al-Qaïda maghrebin islamique. (Al-Qaïda qui, rappelons-le, est le nom américain donné à une bande de terroristes qui auraient flingué les deux tours de Manhattan sous l’ère Bush Jr.)

Seulement voilà, une fois les trois grandes villes du Nord du Mali sous le contrôle de l’ACMI, dont Tombouctou qui est le berceau de l’Islam, le vrai, les rebelles touaregs sont priés de quitter les lieux et de les laisser aux mains des islamistes qui ne plaisantent pas et imposent la charia à la mode 2000, c’est-à-dire intégriste et obscurantiste.

Les Touaregs se retrouvent donc au point zéro et ne leur reste qu’à s’exiler dans les pays avoisinants qui les acceptent malgré une pénurie de nourriture qui frappe toute la région nord-africaine. Abattus et entubés de surcroît, ces Touaregs montrent qu’il existe un sérieux problème dans cette partie du monde et qu’il serait bon de s’y intéresser la moindre avant que le conflit s’étende, ce qui ne va pas tarder selon les dires des exilés du Mali reconquis et reperdu.

Si il est vrai que la Syrie est dans une situation catastrophique, que la finale de l’eurofoot mettra nez-à-nez Espagne et Italie et que le Tour de France est plus important aux yeux de beaucoup, que la crise actuelle interpelle les affairistes mondiaux et le cour de la bourse va indiquer si on va pouvoir continuer à vivre normalement ou se priver, il existe un conflit dont on parle mais dont on s’en tape et dont on ne mesure pas encore l’ampleur. Combien de temps faudra-t-il pour que les puissances mondiales affrètent des avions pour amener au moins des cargaisons de nourriture à celles et ceux qui combattent l’AQMI ?

 

 

 

La Révolution de la Nature contre Monsanto…et toc!


 

Les grands utilisateurs céréaliers américains d’OGM sont confrontés à un gros problème, celui de leurs champs de maïs, de coton, de soja ou de colza qui sont envahis de mauvaises herbes. Pourtant, ces agriculteurs utilisent généralement l’OGM «Roundup», c’est-à-dire le fameux glyphosate sensé tuer tout sur qui se trouve sur son passage. Dès lors, le « Roundup ready» est balancé à tour de bras pour donner ainsi de toutes belles céréales toutes propres. Or il semblerait que les OGM se retrouvent avec une sérieuse épine dans le terreau, celle des mauvaises herbes.

«Pourquoi?!», se demande-t-on naïvement.

Et la réponse fuse toute faite: «ça ne marche plus!»

«Et pourquoi cela ne fonctionnerait-il plus, hein?!»

Ben c’est tout con, mais ces herbicides (N-(phosphonométhyl)glycine, C3H8NO5P) utilisés en surdose ont agi comme des antibiotiques contre lesquels Dame Nature a appris à résister. Ainsi, chaque année, de nouvelles plantes sauvages développent des résistances au glyphosate, et l’une des plus fameuses de ces plantes sauvages porte bien son nom: «La Marante!». Une plante au sens de l’humour fort peu apprécié, mais qui n’en a cure et pousse très vite, infestant près de 80% des champs de coton OGM Etats-Uniens. Autrement dit, les belles promesses des céréaliers OGM aux Etats-Unis s’envolent comme les feuilles mortes en automne, non, je n’ai rien oublié. Et cette résistance aux herbicides pose un autre problèmo, celui d’avoir des conséquences graves dans les cultures non-OGM sur lesquelles est déversé aussi un chouya de «Roundup» et ceci…pour lutter contre les mauvaises herbes, pardi!

Et de respecter une minute de silence pour tout(es) celles et ceux qui ont eu affaire aux mauvaises herbes! Et de profiter de cette minute pour se pencher sur «La Marante» ou Amaranthus, du grec ancien « αμάρανθος » , formé du privatif a-, «sans» et de maranthos, «qui se fane», donc qui ne se fane pas et est ainsi le symbole de l’immortalité par excellence.

En attendant, Monsanto, concepteur de ces céréales OGM, propose de fournir à ses clients un deuxième herbicide gratuitement et alors là, c’est la fuite en avant puisque Dame Nature vient de prouver par A+B qu’elle nous prend pour des cons et qu’elle va continuer à élaborer son petit attirail de plantes, ou d’insectes, ou de champignons résistants à la connerie des spécialistes ès OGM!

En Afrique, c’est le Burkina Fasso qui va réduire son taux de coton OGM de 60 à 30% pour la saison prochaine. Ceci parce que les 3 premières campagnes expérimentales de coton d’été OGM, n’ont pas répondu aux promesses attendues. Alors que Monsanto annonçait des rendements de 30% supérieurs à la normale, ces derniers ont été légèrement…inférieurs à la normale. En plus, la qualité des fibres de coton d’été OGM est moins bonne que celle du coton cultivé traditionnellement. Résultat des courses, toute la récolte a été déclassée alors que d’habitude, elle fait partie du haut de gamme, ou au pire du moyen de gamme. Mais là, c’est la cata, c’est carrément du bas de gamme! Dire qu’il n’y a pas de miracle avec le coton du Burkina Fasso est un doux euphémisme.

Les explications classiques de la firme Monsanto: «Ce sont ces cons d’agriculteurs du Burkina qui ne savent pas s’y prendre. Ce qu’il faut, c’est mieux encadrer ces benêts de paysans africains». La suite ne dit pas si Monsanto va envoyer un de ses spécialistes gratos sur place pour former les idiots du village…

Copyright coloriage GeneGhys

 

 

CATS: Comité Anarchiste de Traduction et de Scanérisation


Piqué sur le blog de Nosotros Incontrolados

C.A.T.S. (Collectif Anarchiste de Traduction et Scannérisation) – CAEN et ailleurs aussi

Brève présentation des dernières publications du CATS de Caen et d’ailleurs  (juin 2012) :
– Entretien avec Abraham Guillen :
Entretien de 1978, tiré de la revue anar espagnole «Bicicleta». Guillen, anarchiste exilé, combattant de la révolution espagnole, auteur de livres sur la stratégie de la guérilla et sur l’autogestion, y raconte ses relations avec certaines guérillas latino-américaines des années 60 et 70 auprès desquelles il a parfois joué un rôle «d’assesseur politico-militaire».

http://ablogm.com/cats/2012/06/15/entretien-avec-abraham-guillen-revue-bicicleta-1978/

 

– Ni Dieu, ni maître, ni mari : la Voz de la Mujer (Argentine 1896-97) :

Un aperçu de ce journal anarchiste argentin, tourné vers les femmes des classes populaires, qui fut une des premières expressions anarcha-féministes au monde.

http://ablogm.com/cats/2012/06/15/ni-dieu-ni-maitre-ni-mari-la-voz-de-la-mujer-argentine-1896-1897/

 

– Un Young Lord se souvient :

Un témoigne de Richie Perez sur les multiples luttes (sur la santé, l’éducation, contre les brutalités policières etc…) menées par le Parti des Young Lords, issu de la communauté portoricaine de New York.

http://ablogm.com/cats/2012/06/15/un-young-lord-se-souvient/

 

– Les Young Lords et les premiers gangs portoricains de Chicago :

Un entretien avec Mervin Mendez sur la genèse des Young Lords de Chicago (assez différents culturellement et socialement de celles et ceux de New York), sur la communauté portoricaine de cette ville et sur les premiers gangs qui en furent issus.

http://ablogm.com/cats/2012/06/15/les-young-lords-et-les-premiers-gangs-portoricains-a-chicago/

 

– Les femmes à l’usine FIAT – Italie 1970 :

Un article paru dans Lotta Continua sur la féminisation de la main d’œuvre ouvrière chez FIAT, l’espoir patronal de trouver chez les femmes une force de travail docile et un moyen de diviser les luttes ouvrières radicales qui émergeaient, la situation sociale et culturelle des femmes ouvrières….

http://ablogm.com/cats/2012/06/15/les-femmes-a-lusine-fiat-italie-1970/

 

– Féminisme italien, opéraisme et Autonomie dans les années 1970 :

Un texte qui survole les courants du féminisme italien issus de l’opéraisme et de l’autonomie, qui se mobilisèrent particulièrement contre les violences faites aux femmes et pour la rétribution du travail reproductif (au sens de reproduction de la force de travail à travers les tâches éducatives, ménagères, de soins, de réconfort affectif et sexuel…).

http://ablogm.com/cats/2012/06/15/feminisme-italien-operaisme-et-autonomie-dans-les-annees-1970/

 

– Le soulèvement de Sibérie occidentale 1921-1922 :

Un petit texte qui survole ce soulèvement paysan massif opposé à la dictature bolchevique et déclenché par les politiques drastiques de réquisitions alimentaires du pouvoir rouge.http://ablogm.com/cats/2012/06/15/le-soulevement-de-siberie-occidentale-1921-1922/

 

– Guerre de classe en Finlande 1918 :

2 courts textes, le premier sur la tentative méconnue de révolution prolétaire en Finlande et sur son écrasement par les réactionnaires locaux et le deuxième sur l’activité de marins russes anarchistes en Finlande lors dela Guerre Civile.

http://ablogm.com/cats/2012/06/15/guerre-de-classe-en-finlande-1918/

 

 

On publiera encore une série de traductions dans quelques semaines avant de marquer une pause estivale.

Il nous reste encore pas mal de textes à traduire en anglais (et aussi un peu en espagnol), on continue donc à en appeler aux bonnes volontés pour prendre en charge certaines traductions. On peut nous contacter à l’adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr


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TEXTE DE PRÉSENTATION DU CATS DE CAEN

 Le CATS (Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation) de Caen a été crée en janvier 2011.

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Nous nous proposons de traduire en français des textes écrits en anglais ou en espagnol, de scanneriser des vieux textes français imprimés qu’on ne peut pas trouver sur internet parce que personne ne les a numérisés et de réaliser des sous-titrages de documentaires militants.

Nous privilégions les textes traitant de sujets, évènements, théories, organisations peu connus en France. Traduire des textes traitant de choses sur lesquelles il existe une abondante littérature francophone n’est pas notre priorité.

Nous précisons que nous ne traduisons pas seulement des textes anars mais aussi des textes qui nous semblent intéressants d’un point de vue anar et subversif : textes communistes de conseils, situs, féministes etc…

Le CATS regroupe principalement des militantEs et sympathisantEs anarchistes mais pas uniquement. Des personnes qui ne sont pas anars ont décidé de nous aider à réaliser des traductions et nous nous réjouissons de leur participation.

Le CATS est évidemment indépendant de tout parti, syndicat ou institution.

Son fonctionnement est autogéré au cours de réunions collectives apériodiques.

Les traductions, sous-titrages, scannerisations réalisées sont mises à disposition en téléchargement libre sur le site du collectif : http://ablogm.com/cats/

Ces textes sont librement diffusables et reproductibles. On se contente de demander d’indiquer l’origine de la traduction, à savoir le nom et la localisation de notre collectif.

Les débuts du CATS seront modestes mais, avec le temps et les efforts de ses participantEs, nous espérons pouvoir traduire, diffuser et communiser une quantité importante de textes. Nous concevons notre activité dans la longue durée.

On peut nous contacter à l’adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES 

 Quelques principes de base ont été définis:


– Les traductions sont publiées de manière anonyme.

– On traduit pour l’instant des textes en anglais et en espagnol car on peut les vérifier, ce qui n’est actuellement pas le cas pour d’autres langues plus rares. Cet état de fait actuel pourra évoluer avec le temps.

– On va commencer par traduire des textes assez courts, histoire de se (re)mettre dans le bain en douceur et d’étoffer assez rapidement le site. Par la suite, on traduira sûrement quelques textes plus longs, voire quelques brochures…

– ChacunE choisit ses textes en fonction de ses envies, disponibilités, niveau de maîtrise de la langue…

Pas de travail imposé.

– On s’engage seulement sur un long texte ou bien 2-3 textes courts au maximum, c’est à dire sur des objectifs ponctuels et limités.

Par contre, si on s’engage à traduire un texte et qu’après un délai raisonnable, on n’a pas commencé, le texte pourra éventuellement être repris par quelqu’un de plus disponible, le but est d’éviter de plusieurs textes restent en suspens pendant des lustres parce que des gens ont eu les yeux plus gros que le ventre…

Bref on essaye de ne pas s’engager sur des choses qui peuvent être difficilement tenables en terme de charge de travail ou de niveau de maîtrise de la langue…

– On essaye de se mettre en relation avec d’autres collectifs de traduction dont on peut avoir connaissance de l’existence afin d’éviter des traductions en double (perte de temps et d’énergie pour tout le monde).

– On informera régulièrement le mouvement anar francophone de la mise à disposition de nos nouvelles traductions (celles récemment réalisées, celles en cours et celles prévues à un peu plus long terme) via de courtes annonces comportant les titres des textes et un résumé, en quelques lignes, du contenu de ceux-ci.

Nous avons également discuté de quelques règles méthodologiques qui nous semblent relever du bon sens concernant les traductions:

– D’abord, évidemment, on vérifie systématiquement qu’il n’existe pas déjà une traduction des textes qu’on souhaite traduire…

– On féminise les traductions sauf lorsqu’il est évident que les mots concernent uniquement des hommes dans le contexte de la phrase ou du paragraphe.

– Chaque texte traduit sera vérifié/corrigé/annoté par une deuxième personne (recherche des fautes d’orthographe, proposition de créer des notes explicatives, propositions de traduction plus fluide de certaines phrases, détection d’éventuels contresens ou approximations etc…).

Les gens bosseront donc en binôme au moment de la finalisation de la traduction.

ChacunE choisira son binôme au coup par coup en fonction des disponibilités, affinités, centres d’intérêts…

– On n’hésitera pas à ajouter de la ponctuation (des virgules ou des points) pour fluidifier/alléger/raccourcir certaines phrases trop longues ou alambiquées.

L’important pour nous n’est pas tant la forme littérale que le fond et ses nuances éventuelles.

– Nous ajoutons éventuellement de courtes notes explicatives aux traductions si certains points du texte s’avèrent trop « obscurs » (référence/allusion à des évènements méconnus en France, référence/allusion théorique risquant d’être trop pointue pour unE néophyte…). Une précision/information peut parfois aussi directement être intégrée dans la phrase (entre 2 virgules ou entre parenthèses) si elle tient en quelques mots.

Dans ce cas là mieux vaut ne pas s’embêter à faire une note séparée qui complique la lecture.

-Les titres de livres et de journaux sont soulignés. La première fois que ces titres apparaissent dans le texte, une parenthèse est créée dans laquelle le titre est traduit en français, s’il apparaît ensuite à d’autres reprises dans le texte, il est laissé dans sa langue originelle.

– Concernant les sigles: lorsqu’un sigle apparaît pour la première fois, une parenthèse est créée où ce sigle est explicité dans sa langue originelle si le texte ne l’explicite pas directement, puis traduit en français. Si le sigle réapparaît ensuite dans le texte il est maintenu dans sa langue originelle.

Exemple: le sigle SWP apparaît dans un texte pour la première fois sans que son sens soit explicité : dans ce cas on ouvre une parenthèse comme suit (Socialist Worker Party, Parti Socialiste Ouvrier, et en plus si besoin est on peut ajouter comme info complémentaire, organisation trotskiste).

– Les noms de lieux et de personnes sont, par facilité, en général, laissés tels qu’on les a trouvés dans les textes qu’on a traduit.

– Des numéros de page seront intégrés aux traductions réalisées.

– La source des textes qui sont ensuite traduits doit dans la mesure du possible être indiquée. Genre : «Texte en anglais trouvé sur le site internet Libcom» avec l’adresse internet du site et son titre originel en anglais (ou espagnol).

On indiquera également l’année de publication du texte si on la connaît et la date de la traduction réalisée.

 

Bonne lecture.

 

Rajoy très très content!


 

Maître Rajoy, sur son trône perché, tenait dans sous ses fesses la menace d’une implosion européenne et ce, grâce à ses compères grecs. Et si l’Eglise se voyait outrée par ces cyclistes madrilènes qui défilaient en pédalant à pélos en ce dimanche, jour du saigneur, il n’en est pas moins que l’homme fort ibérique à su tirer son épingle du jeu en acceptant, non sans moults minauderies, la proposition européenne de re-capitaliser ses banques pour un montant de 100 à 140 milliards d’euros. (Pffff! Ici, on rit sous cape. On se retrouve avec pas moins de 300 milliards d’euros dans les coffres de la BNS, cela pour essayer de contenir la force maousse costaude de notre franc…alors 140 milliards…300 milliards qui risque de devenir de la monnaie de singe et  là on rigole moins).

Alors qu’avant de rentrer dans le cénacle des grands incapables de Bruxelles, les dirigeants espagnols répondaient un «No!» sans appel à la forêt de micros tendus par des journalistes en mal de sensations qui bouchonnaient l’entrée du Palais Européen belge, la bande à Rajoy a bien défendu son bout de gras et a réussi le tour de force de faire accepter son approbation au plan d’aide du FMI et de la BCE à la seule condition que cet argent aille dans les fouilles des banques espagnoles qui se sont montrées incapables à gérer le fric de ses épargnants.

Oooh il n’aura pas fallu longtemps pour que les deux parties acceptent les conditions hispaniques. Les Bruxellois redoutant la votation grecque du 17 juin 2012 et du séisme que cette dernière peut provoquer, et Rajoy ne voulant pas rater le match Nadal-Djokovic à Roland-Garros. Mais le temps joue en défaveur du maître incontesté de la 4ème puissance économique européenne. Il pleut trop et la finale sera reportée. Caramba! Ce qui ne démonte pas Rajoy pour autant. Et zou qu’il rejoint les tribunes VIP du stade de l’Eurofoutre, en Pologne, assister au match Espagne-Italie.

Il est à noter que si on regarde autour de soi, cet événement foutre-ballistique met les gens en émoi et ce, dans toutes les couches de la population. Le continent européen peut mettre ses affaires urgentes de côté et être vissé devant tous les écrans pour suivre cette compétition qui va redorer les blason des pays participants!

Et pour ceux qui n’ont pas de TV, qu’à cela ne tienne! Fini d’entrer dans la sphère privée de ses voisins. Toutes les grandes villes ont déployé des écrans géants aux points stratégiques afin que toute la population oublie ses soucis et vive au rythme de ses joueurs.

Rajoy ira certainement en Ukraine, ne serait-ce que pour apprendre comment mater les manifestations. Errer dans les rues Kiev, fleurer un peu l’air d’une dictature, histoire de se remémorer la douce époque du franquisme…

 

La privatisation de la survie de l’Homme (Par L’Armurerie)


Piqué sur le blog de Nosotros Incontrolados de ce jour

 

Le Hold-up de l’eau est une coproduction réalisée en 2006 par l’Office national du film et le réseau CBC qui enquête sur les conséquences néfastes de la privatisation de l’eau dans le monde.
Ce film est issu d’un documentaire diffusé en 2004 à l’émission The Fifth Estate,de la CBC. Neil Docherty, producteur de documentaires primés, a réalisé la production du réseau CBC et la coproduction avec l’Office national du film.

 

 

L’approvisionnement en eau pose problème dans le monde. Une personne sur quatre n’a pas accès à de l’eau potable. Nombre de gouvernements n’ont pas les ressources ou la volonté nécessaires pour offrir à la population cet élément nécessaire à la vie.

Ces dernières années, une poignée de grandes entreprises ont senti la crise et y ont vu l’occasion de brasser de lucratives affaires. Si bien que, des déserts de la Californie aux rues de Soweto en passant par des milliers d’autres villes du monde – souvent avec le concours de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international – ces entreprises tentent de privatiser cette ressource que beaucoup considèrent comme un bien public.

Le hold-up de l’eau est une enquête sur le résultat de ces efforts de privatisation dans plusieurs lieux névralgiques et rend compte de ce que nombre de personnes voient comme la première bataille d’une guerre à mener dans les années qui viennent.

En 2007, ce documentaire a remporté le prix du meilleur long métrage canadien au Festival international du film et de la vidéo sur l’environnement Planet in Focus.

film à retrouver sur le groupe: la vidéothèque de FAICMFSF

Forum: La privatisation de la survie de l’Homme