Arafat au polonium et boson


 

Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al Husseini, plus connu sous le nom de Yasser Arafat ou sous son diminutif Abou Ammar, fut le dirigeant du Fatah et de l’OLP, Oragnisation de libération de la Palestine, mais fut aussi un de ces hommes politiques qui passa du statut de terroriste au premier président de la nouvelle Autorité palestinienne qui reçoit le Prix Nobel de la Paix avec ses deux comparses: Shimon Peres et Ytzhak Rabin, assassiné en 1995 par deux balles dans le dos par un juif israélien pro-palestinien. Arafat, que cet assassinat avait bouleversé, comprit aussitôt qu’il avait anguille sous roche de son côté et qu’il aurait maille à partir avec les islamistes du Hamas. Ce qui compromet le plan de paix et en 2000, année fatidique où une 2ème Intifada démarre sans l’implication d’Arafat, mais cela se saura beaucoup plus tard.

2004, Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al Husseini ne se sent pas très bien et s’envole pour Paris où il sera soigné par son principal médecin tunisien Fayçal Hentati qui restera au chevet de son patient jusqu’au dernier soupir du nobèlisé. Toutefois, la mort d’Arafat, personnage qui avait déjoué déjà plusieurs attentats le visant personnellement, reste étrange auprès de ses proches. Lorsque sa famille récupère les affaires personnelles du dirigeant, elle les envoie à l’Institute for Radiation Physics of Lausanne, Switzerland, The Institute qui découvre du polonium un peu partout, même sur la brosse-à-dents vieille de 8 ans. Le même polonium qui empoisonna Alexandre Litvinenko, ex-espion russe opposé au président Vladimir Poutine. Cette découverte fait réagir le Hamas qui réclame immédiatement l’exhumation du corps afin que toute la lumière soit faite sur cette sombre histoire. Hamas qui, rappelons-le, n’était pas d’accord avec Yasser Arafat du temps de son vivant.

Or, qu’est-ce que le polonium?! Le polonium ou Po84 est un métalloïde isothope radioactif qui fut découvert en 1898 par Marie Sklodowska-Curie, une scientifique aux origines polonaises assez connue, d’où le nom: Polonium…comme Pologne. En poison, il passe de Po84 à Po210, ce qui achève bien les chevaux en deux-trois semaines. On utilise aussi le Po210 pour des générateurs thermo-électriques, énergie pour les satellites en quête de la particule de Boson. Particule de Boson chère à Higgs qui n’en est pas une, puisque c’est de l’antimatière. Donc, une avancée spectaculaire faite en ce mois de juillet 2012 suite à la découverte d’une antiparticule qui émeut toute la communauté scientifique. De quoi sabler le Champagne pour 2000 chercheurs qui se sont penchés sur cette particule qui n’en est pas une, une particule de dieu qui prouve que dieu est de l’antimatière. C’est aussi depuis ce moment que l’Aspirine, ou acide acétylsalicylique, développée par la multinationale allemande Bayer AG, va certainement connaître une montée en bourse cette année, puisque la consommation annuelle en temps normaux est de seulement 40’000 tonnes.

Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al Husseini pourra donc être exhumé sans attirer les foudres d’un antidieu grâce à cette découverte sensationnelle faite par les chercheurs du CERN.

To be or not to be…That is the Boson!

 

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Ces séismes qui secouent le monde!


 

(Et ce, sans compter les sempiternelles mises-à-jour estivales de tous les logiciels, tempêtes sur les PC.)

 

Et revenir sur le séisme de mars 2011 qui démonta le Japon (et le monde) en moins de 2.

Toujours est-il qu’après cet incident de parcours terrestre qui nous a foutu dans une sacrée merde, il serait bon de revoir la vidéo de ce courageux journaliste nippon qui commentait en direct le terrible tremblement de terre et tsunami qui ravagea l’Empire du Soleil Levant. Sur la carte que la télévision locale nous montre, on peut suivre le score des ondes de choc et ce, commenté comme un match de foot de l’euro ponctué par des bruits de chutes et de cris de femmes qui cherchent auditivement à se protéger alors que le commentateur continue à expliquer ce qui se passe, ceci ponctué de «Aïe!».

 

Vidéo

 

 

Et maintenant, une petite vidéo sur tous les séismes qui se sont manifestés en 2011 sur notre planète.

Les séismes rikiki ne sont pas mentionnés!

 

Vidéo

 

Merci à Steph pour la vidéo;-)

 

Après visionnage de cette terrible vidéo, nous pouvons voir que le meilleur refuge se trouve encore dans l’hémisphère sud de l’Afrique. Il semblerait que l’Europe et le Sibérie soit aussi moins touchées. Mais il ne faut pas se fier aux apparences puisque nous recevons en pleine poire toutes les particules radioactives de Kukushima et selon les spécialistes de rien qui explorent encore cette usine en débandade, cela ne va pas s’arrêter de sitôt, voire empirer. Pour celles et ceux qui ne sont pas allergiques au iode, il serait bien de se faire une petite réserve, histoire de vivre un tout petit peu plus longtemps!

 

C’est pourquoi il est important de suivre l’échec programmé du Sommet de Rio qui vient de commencer dans cette ville brésilienne envahie par les bobos écolos et de nous montrer, comme exemple d’économie verte brésilienne qui protège la forêt amazonienne, à Xapuri exactement (ça ne s’invente pas), la nouvelle usine et les nouveaux ouvriers du latex naturel pour en faire des préservatifs certifiés BIO qui seront distribués massivement dans le Nord du pays!

 

 

 

Les livres électroniques: une bibliothèque déjà condamnée!


 

Le tournant dans le livre numérique n’est certes pas une bonne affaire pour les lecteurs. On pourrait même nommer cette réforme électronique comme un piège à con électronique. En effet, il fut un temps où il fut possible de passer en librairie, d’acheter son bouquin et, une fois fini et gribouillé par des notes, on pouvait le prêter.

Qu’en est-il du nouveau mode de partage du savoir sur ces tablettes qui font rêver les geeks?!

Nous allons dorénavant vers les livres sous l’aspect de fichiers dits propriétaires, c’est-à-dire qu’ils sont faits comme des composants de chaque acteur du Net. Rien compris? Par grave, on va donner un exemple:

Amazon a son propre format propriétaire .AZW, format qui ne pourra jamais être lu par Apple qui a lui même son propre format qui ne pourra jamais être lu par une autre machine. Le but est donc de lier l’utilisateur par l’achat d’une bécane à son propre fournisseur de livres.

Par contre Google-livres. qui a numérisé plus de 20 millions d’ouvrages dont 4 millions sont dans le domaine publique, sont sous des formats libres ou .PDF selon les nuances, ou encore le format qui semble s’imposer: le format EPUB. Aux constructeurs de tablettes de se mettre d’accord et d’utiliser en format ouvert à tout le monde: le format EPUB.

En attendant, le consommateur se voit lié à son seul éditeur: Amazon ou Apple.

Mais voilà, ces fichiers contiennent un DRM qui n’est autre qu’un verrou électronique censé assurer la gestion des droits. Ce qui est le cas des 80% des livres numériques vendus. Ces verrous ne permettent pas la copie illégale d’ouvrages, de livres, de films, de disques etc.., mais cela implique des dérives commerciales et des dérives économiques liés à ces DRM.

Quels sont ces types de dérives?

D’abord, de rendre l’utilisateur captif, c’est-à-dire que pour des livres vendus par Amazon, on ne pourra les lire que sous son propre profil KINDLE. Plus possible de prêter un livre comme auparavant.

Le DRM a 3 acteurs: le détenteur des droits sur le document transmis, puis il y a le document lui-même et enfin un utilisateur bien précis. Ce qui veut dire que le DRM reste un fichier aux mains du détenteur de droit et d’un utilisateur bien précis. Plus de prêt, plus de vente, plus de dons. Le DRM ne sera pas reconnu par le KINDLE de votre enfant, de votre ami et patati et patata. Le DRM est un contrat unique entre le fournisseur et un utilisateur. Cet utilisateur ne pourra même pas transmettre le fichier entre deux tablettes, une avec Amazon et une Ipad, ou deux tablettes de même type. Tout essai de contourner ce fichier pour qu’il soit utilisable sur une autre bécane fait de l’utilisateur un pirate voire un délinquant numérique. Même en prêtant la tablette, avec le nouveau système de liseuse peut permettre au fournisseur d’effacer le fichier mis à disposition de l’utilisateur. Egoïste, va!

Et de citer un précédent avec Amazon qui a diffusé «1984 de Georges Orwell» alors qu’il n’avait pas les droits d’auteurs. Du coup, Amazon a effacé tous les Kindles liés à cet ouvrage et tous les lecteurs et étudiants qui avaient pris des notes et des commentaires sur ce livre ont retrouvé leur travail effacé et becs de gaz. Amazon a évoqué une erreur de manoeuvre, mais cela laisse entrevoir tout ce qu’on peut faire avec ce type de contrat, comme appliquer l’interdiction d’un livre, for exemple.

Il est donc aventureux de se constituer une bibliothèque avec ces livres électroniques, car il y a de fort risques de se retrouver avec des trous dans les rayonnages de sa bibliothèque numérique. De plus, et ce n’est pas une mince affaire, il faut penser au formatage de ces ouvrages lors des mises à jours de nouveaux formats de lecture. Ce qui lie encore plus l’utilisateur à son éditeur, Amazon ou Apple qui visent à fidéliser, voire lier son utilisateur avec la possibilité de lire son ancien format, d’une durée de vie de 3-4 ans, avec de nouveaux logiciels qui vont automatiquement se modifier. Mais à force de reformatage, le contenu intellectuel sera perdu.

Les liseuses numériques sont donc plus avantageuses pour les canards en lignes, mais pour le livre numérique, il va y avoir problèmo tôt ou tard et il faut en être conscient avant de se lancer dans la confection d’une bibliothèque virtuelle qui n’a pas d’avenir….

 

 

2012, le G8 livre l’Afrique à Monsanto


 

Etant consciente que l’article d’hier est particulièrement long, je décide laisser encore cette journée aux internautes intéressés pour en continuer la lecture.

Les USA et le G8 2012 livre l’Afrique à Monsanto

Allez! Allons chercher une image dans les archives, même si Facebook continue à dévisser en bourse et finit à 31,91$ ce vendredi 25 mai 2012.

 

 

On passera aussi sur les propos fort diplomatiques de la patronne du FMI, Christine Lagarde, qui, lors d’une interview to The Guardian said: «Je n’ai aucune sympathie pour les Grecs qui n’ont qu’à payer leurs impôts. Je préfère garder mon empathie pour les gosses qui crèvent la dalle en Afrique et particulièrement ceux du Niger!»…Entendons par là que les mouflets d’Ethiopie, du Gana et de Tanzanie seront sauvés pas Monsanto, Syngeta, Bayer, BASF et DuPont! Les autres petits Africains peuvent aller se faire voir…chez les Grecs!

(Oh oh oh!! Je sais, elle était facile et c’est la honte…mais pas pu m’en empêcher!)

 

Et petite vidéo sympa d’une des dernières de Dominique A

 

Les USA et le G8 2012 livre l’Afrique à Monsanto


  • Adapté du rapport d’Alexis Baden-Mayer, Esq., Directeur politique
    Organic Consumers Association, 23 mai, 2012

Lors des réunions du G8 du week-end passé, le président Obama et les dirigeants des pays les plus riches de la planète ont revu à la baisse leurs engagements précédents pour éradiquer la faim en Afrique. Comme quoi, ces réunions des Gx coûtent bonbon et ne servent à rien, mais cela, on vous l’a déjà dit! Pour se déculpabiliser, ces pays riches laissent le problème dans les mains de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, une alliance de sociétés privées filant-sous les-tropiques qui vont investir quelques milliards de dollars et parmi lesquelles on retrouve…MONSANTO, gagné!

Monsanto qui va engager quelques cinquante millions de patates sur trois pays, la Tanzanie, le Ghana et l’Éthiopie. Juste le temps de graisser la papatte du Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, un homme qui bafoue les droits humains des militants, qui emprisonne les dissidents et interdit l’accès aux médias dans les zones où cette multinationale va régler le problème de la famine à grands coups de semonces transgéniques.

The Committee to Protect Journalists envoie une lettre au président Obama dénonçant le gouvernement éthiopien qui minimise régulièrement l’ampleur de la crise, qui refuse aux journalistes l’accès aux zones sensibles et qui censure la couverture des nouvelles indépendantes. Cafteur, va!

Or, qui trouve-t-on comme porte-parole principal des États-Unis derrière la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition? L’administrateur de l’USAID, M. Rajiv Shah. Mais Késako encore que cet USAID? Pour celui ou celle qui est bouché(e), ce n’est rien d’autre que le logo humaniste de US comme USA et AID comme Aide. Donc Aide chapeautée par le Gouvernement d’Obama.

Penchons-nous un instant sur ce M. Rajiv Shah.

Rajiv Shah ne fusse autre que l’Homme qui a dirigé les programmes agricoles de la Fondation Bill & Melinda Gates, une des principales partenaires sans but lucratif de Monsanto, et fusse dans le conseil d’administration d’AGRA, l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique. Shah, médecin avec diplôme de commerce en poche, a usé de ses connexions avec la Fondation Gates pour faire de l’USDA le champion du génie génétique ainsi que d’autres technologies controversées, et a géré des millions de dollars pour la recherche sur les OGM. C’est avec ce CV certes incomplet qu’en 2011, le Gouvernement US a nommé le Shah comme ShahPotteur de l’USAID.

Mais qui trouve-t-on encore à l’USDA, United States Departement of Agriculture?!

Il y a le secrétaire Tom Vilsack, gouverneur de l’Iowa, ardent défenseur de Monsanto, du génie génétique et de l’élevage industriel. Un homme qui en a dans le pantalon puisqu’il n’hésite pas à expérimenter ses recherches sur les plantes pharmaceutiques en plein air et ce, sur des terres agricoles, ne craignant pas la contamination des plantes naturelles conçues par une Nature qui en a chié des millions d’années pour arriver au résultat biologique que nous connaissons encore aujourd’hui.

Puis, Michael Taylor, Conseiller principal de la Food Drug Administration et du Commissaire de la sécurité alimentaire. Michael est un ancien lobbyiste de Monsanto et fut le vice-président de la politique publique de la Corp Monsanto de 1998 à 2001. Encore un qui n’a pas peur des conflits d’intérêts!

Et Islam Siddiqui, négociateur en chef de l’agriculture pour le Bureau du Représentant américain du commerce. Un Siddiqui qui fusse vice-président de la CropLife America, un lobby notoire des pesticides et des entreprises de génie génétique qui représente les six multinationales contrôlant le 75% du marché mondial des produits agrochimiques, à savoir: Monsanto, Syngenta, Bayer, BASF, Dow et DuPont. Sacré Siddiqui, va!

Pompon sur le soja transgénique, l’USDA se paie aussi Elena Kagan, de la Cour Suprême, ceci pour avoir l’appui juridique dans les conflits qui opposent Monsanto aux fermiers américains très mécontents. Pour ne pas être seule face à ces agriculteurs ingrats qui ont bénéficié des contaminations de leur production par des semences OGM, Kagan s’est alliée avec Clarence Thomas, un ancien avocat de Monsanto. Ho ho!

Vous voulez savoir ce que vous bouffez aux USA? Rien n’est plus simple! USDA vous communique tous les composants de tous les aliments que vous ingérez. Prenez donc votre portable et rendez-vous sur le site: National Nutrient Database for reference of the norme 24

Prenons un aliment au zazard et accédons gaiement sur le USDA Ground Beef Calculator (ou calculateur des composants du boeuf haché in english) 

Ce n’est pas fini. Je sais, l’article est un peu long, mais respectez quand même un résumé de 36’000 sites vers lesquels les liens me dirigent, sans compter les recherches que je fisse de mon côté. De plus, vous avez tout le week-end de Pentecôte pour le lire, non?

Mais j’ouïsse vos doléances et je vais m’appliquer pour résumer le communiqué de Ronnie Cummins, directeur de l’Association des consommateurs bio

« Études après études, les pratiques agricoles biologiques, agro-écologiques des petites exploitations diversifiées ont montré qu’elles peuvent augmenter les rendements en Afrique et dans le monde en développement de 100-1000% par rapport aux rendements des produits chimiques intensifs ou des mono-cultures génétiquement modifiées. Pour aider les petits agriculteurs et les villageois dans le monde à survivre et à prospérer, nous devons les aider à accéder, non pas aux semences génétiquement modifiées et intrants chimiques coûteux, mais plutôt subventionner l’accès à la terre, à l’eau, et donner les outils et les techniques de l’agriculture traditionnelle durable. Entendons par là, pollinisation libre, rotation des cultures, production de compost naturel, insectes bénéfiques et accès aux marchés locaux. Bill Gates, Monsanto et Barack Obama croient que le génie génétique et chimique agriculture intensive sont les outils pour nourrir le monde, les cons! Mais un tout petit coup d’oeil sur l’agrobusiness moderne montre une histoire différente. Respectueuses du climat, seules les pratiques saines de l’agriculture biologique sont en mesure de nourrir le monde. »

Alexis Baden-Mayer, directeur politique de l’OCA critique la Nouvelle Alliance en ces termes:

« Contrairement aux points de discussion du président Obama et des autres dirigeants des pays du G8, le problèmo pour lutter contre la faim dans le monde n’est pas la nécessité de produire plus de nourriture, mais d’arrêter la façon dont les pays riches subventionnent leurs agriculteurs les plus riches qui saisissent les meilleures terres d’Afrique et ceci afin de spéculer sur les denrées alimentaires sur leurs marchés financiers. Ce gaspillage de nourriture est détourné pour la production d’aliments pour le bétail et pour des biocarburants qui polluent et qui puent la frite trop cuite. Ainsi, on augmente progressivement les coûts de l’agriculture en encourageant l’utilisation de semences OGM coûteuses et non viables, les pesticides et les engrais. Or la planète produit déjà plus de 1 1/2 fois assez de nourriture pour nourrir tout les pelé(e)s du monde. Et c’est encore assez pour nourrir 10 milliards de tondu(e)s, un pic que nous attendons d’ici à 2050. Néanmoins, 1 milliard de personnes sur la planète souffrent encore de faim chronique parmi lesquels on trouve 70% d’agriculteurs. Comment expliquez-vous cela?! Hein?! Bande de pignoufs!

« Si le G8 se souciaient vraiment de la lutte contre la faim, ils arrêteraient ces producteurs alimentaires industriels qui gaspillent les ressources mondiales. Des chiffres?

« Mais il n’y a qu’à demander!

« 35% de la nourriture produite dans le monde entier nourrit les animaux laitiers. Alors que 50% des végétaux consommables suffirait à tous les hommes. 10% d’huile végétale mondiale est détournée vers le biodiesel, 6% pour cent des céréales mondiales est détournée vers l’éthanol. 30 à 50% de la nourriture destinée à la consommation humaine dans le monde finissent sur les marchés de la Bourse et est détenue par les spéculateurs. Une spéculation indigeste qui a augmenté de 12% en 1996 à 61% aujourd’hui. Les 4 plus grands boulimiques sont ADM, Bunge, Cargill et Louis Dreyfus qui dominent à eux seuls 75 à 90% du commerce des céréales dans le monde entier, ceci pour générer des bénéfices 2 à 3 milliards de dollars par année.

(AGIR)

« Le Congrès des États-Unis est prêt à continuer de subventionner à coups de dizaines de milliards de dollars, pognon des contribuables, les plus grands producteurs de l’agro-industrie. Le projet de loi comprend un programme de 9 milliards de dollars par an d’assurance-récolte pour garantir un revenu pour les entreprises agricoles les plus rentables du pays. Ceci se présenterait sous la forme de subventions illimitées pour les producteurs industriels qui peuvent se payer des primes d’assurance qui leur permettent une certaine gestion des risques. Ainsi, l’USDA réduit les cotisations d’assurance-récolte pour Monsanto et son maïs transgénétique. Par contre, les producteurs biologiques devront payer un supplément, les risques étant plus élevés.

(AGIR)

« Dans les faits, cette décision est une promotion des sciences éprouvée sur l’augmentation des rendements plutôt que de pousser des technologies durables et soi-disant coûteuses. Les petits agriculteurs aux prises avec la pauvreté et la faim pourraient être aidés avec des techniques pour produire plus de nourriture saine. Des entreprises comme Monsanto voudraient nous faire croire que leurs technologies sont ce que les agriculteurs ont besoin. Mais les données scientifiques sur la nourriture demandées par l’ONU a montré une amélioration des rendements agricoles des petits paysans et leurs méthodes l’agro-écologiques (autrement dit: biologiques). »

Un excellent rapport du 23 mai 2112 de Jill Richardson dans Alternet, « Comment les Etats-Unis ont vendu l’Afrique aux multinationales telles que Monsanto, Cargill, DuPont, PepsiCo et autres, » qui illustre ces faits avec des exemples en provenance du Kenya. (Avec des tas de liens aussi. Bigre!)

 

Qui n’a pas entendu parler de Kinect?!


 

Kinect a été conçu in first pour les consoles de jeux vidéo Xbox dans le but de ne pas utiliser les manettes et de ne plus détruire les pièces où la télévision (ou LED, télé devenant gentiment dépassé) était posée. C’est aussi l’accessoire hight-tech le plus vendu dans un court laps de temps et qui est entré dans le «Guiness book des records». Pour rappel, le 5 janvier 2011, Microsoft a vendu 8 millions de Kinect en 2 mois, un million en 10 jours et obtient une moyenne de 133’333 Kinect par jour dans le monde.

Mais késako que ce Kinect?! C’est une caméra qui a été développée par la société israélienne PrimeSense, dont le code de projet fusse «Project Natal» et dont la technique permet d’interagir par commande vocale et reconnaissance de mouvement et d’image. En bref, on met sa Kinect sur la TV ou sous le LED et on se met à gigoter en émettant des mots châtiés destinés à son adversaire virtuel. Le tout est retransmis en direct. Fini les consultations chez le toubib et les steaks sur l’oeil n’ayant pas évité la châtaigne! Les rixes seront dorénavant virtuelles!

Aujourd’hui, progrès oblige, Microsoft livre désormais son Kinect avec un DSK (Software Development Kit, vulgairement nommé aussi SDK). Un «Face Tracking SDK» (…?!) qui, non seulement améliore la reconnaissance des mouvements, mais reconnaît aussi les mouvements faciaux, est un programme de la caméra qui discerne les mouvements faciaux comme la position de la tête, des sourcils et la forme de la bouche, mais également les langues espagnole, italienne, japonaise, française, anglaise of course, et peut suivre ainsi les interactions entre deux squelettes.

On serait dès lors en droit de se poser la question: «À quand les Kinect Face Tracking SDK dans les Sofitels ou chambres-à-coucher dans lesquels certains dérapages ne peuvent actuellement n’être prouvés que parole contre parole?!» Ces enregistrements pourront être la panacée à bas coût judiciaire pour les victimes de viols ou d’abus sexuels sans consentement? La question est judicieuse d’autant que le prix de cette caméra est moindre par rapport aux honoraires d’avocats pour des résultats plus que mitigés!

 

Mais Kinect 2 saura lire sur vos lèvres…

 «Ce sont les menteurs qui font des serments.»

Proverbe oriental

Droit de réponse au Nouvel Obs sur la psychanalyse


Reçu dans ma messagerie suite à l’article du Nouvel Observateur du 18 avril 2012 (en retard, mais 1er tour des élections présidentielles françaises obligent, hélas!)

Une vision très datée de la psychanalyse

Pour répondre au Nouvel Observateur du 19 avril 2012
Par Clotilde Leguil

Alors que le prochain congrès de l’Association Mondiale de Psychanalyse va tenter de tirer les conséquences des transformations de l’ordre symbolique au XXIe siècle qui n’est plus ce qu’il était, en s’interrogeant sur les changements que notre monde contemporain induit sur la cure elle-même, le Nouvel Observateur du 19 avril 2012 présente un dossier sous le titre «Faut-il brûler la psychanalyse?» révélant, par-delà ce titre un peu moyenâgeux, une vision très années cinquante de la psychanalyse. A lire ce numéro, on pourrait croire que la psychanalyse en France en est restée à ce qu’elle était dans la société de l’après-guerre: une société où le féminisme, les revendications portant sur l’égalité des sexes et la libération sexuelle dont le mouvement de 68 s’est fait le messager, n’existaient pas encore, une société où chacun était bien à sa place, papa, maman, les enfants et les tontons et les tatas, une société où l’inconscient restait gouverné par le complexe d’Œdipe, où les sujets souffraient du trop d’autoritarisme de leurs pères, où les enfants n’avaient pas le droit à la parole à l’école, où on se faisait taper sur les doigts dès que l’on dérogeait au règlement, et où face à cet ordre du monde bien assuré de ses fondements, la psychanalyse pouvait représenter une libération.

Alors chers amis journalistes du Nouvel Observateur, sachez que les psychanalystes du XXIe siècle n’en sont pas restés là. La psychanalyse ne s’est pas coupée de la société, au contraire, elle ne cesse de se confronter aux nouvelles impasses produites par la civilisation hypermoderne occidentale.

Primo Analysants et analystes sommes avertis plus que quiconque de la réalité des changements de l’ordre symbolique. C’est d’ailleurs le titre d’un ouvrage qui vient de paraître, L’inconscient de papa et le nôtre, du psychanalyste Serge Cottet. Sous entendu, pour ceux qui ne l’avaient pas remarqué: notre inconscient, et du même coup notre malaise et nos impasses existentielles, ne sont plus les mêmes que celles de nos papas et nos mamans, encore moins bien entendu de nos papys et mamies. La psychanalyse du XXIe siècle n’opère pas dans la même atmosphère que celle du temps de Freud, ni non plus que celle du temps de Lacan. Et nous analysants et analystes de cette nouvelle ère sommes là pour en témoigner.

Secundo Où avez-vous vu que pour les psychanalystes d’aujourd’hui l’homosexualité était une maladie? Réveillez-vou! Les homosexuels, quand ils le souhaitent, font des analyses, comme les hétérosexuels. Et leur symptômes ne sont pas nécessairement en rapport avec leur orientation sexuelle. D’ailleurs, on ne voit vraiment pas non plus en quoi le fait d’être homosexuel garantirait en aucune façon contre l’angoisse et les difficultés existentielles. Comme tout un chacun, ils peuvent avoir à souffrir des difficultés de leur vie amoureuse et sexuelle, professionnelle, familiale et désirer en parler avec un analyste. On devrait plutôt se demander si les neuroscientistes qui cherchent le gène de l’homosexualité ne considèrent pas qu’être homosexuel pourrait relever d’une anomalie génétique…

Tertio Qu’est-ce qui vous faire dire qu’aux Etats-Unis, le discours analytique apparaît périmé? Judith Butler principale représentante des Gender’s Studies ne se prive pas de l’apport d’un Jacques Lacan, lorsqu’elle réinterprète son aphorisme selon lequel La Femme n’existe pas, pour interroger le trouble dans le genre. Et si la déconstruction du genre obéit à une logique différente de celle de la démarche lacanienne s’interrogeant sur la féminité et l’impossibilité de définir l’universel féminin, elle lui doit néanmoins quelque chose et s’en inspire à certains égards. Lacan n’a pas raté ce rendez-vous avec son temps et même a anticipé un rendez-vous à venir, celui avec une époque où la question de ce que veulent les femmes est devenu un des enjeux majeurs de la civilisation.

«Rendez-vous manqué avec la science» finalement selon vous… Pourquoi? car «les intégristes de l’inconscient continuent de refuser toute évaluation». Que la psychanalyse se débatte avec les exigences scientistes actuelles, comme celle de l’évaluation quantitative, qui au demeurant semble faire beaucoup de dégâts dans le monde de l’entreprise (ce que vous n’ignorez pas en tant que journalistes), ne signifie pas pour autant qu’elle méconnaisse les enjeux de son époque. Résister à la déshumanisation et à la dissolution du sujet en refusant de se transformer en objet de la statistique, ce n’est pas ignorer le progrès, mais plutôt défendre une autre idée de l’humanité que celle de l’homme neuronal ou de l’homme être vivant comme les autres qui n’aurait plus rien à dire de sa propre destinée. C’est ne pas croire naïvement qu’une pilule ou un conditionnement pourra changer comme par magie notre compulsion à répéter dans notre existence ce qui pourtant nous fait souffrir. C’est croire que nous sommes à certains égards éthiquement responsables de notre existence et que nous pouvons donc y changer quelque chose. Quant aux questions que posent actuellement ce qu’on appelle la techno-maternité, soit toutes les nouvelles possibilités que la science offre aux femmes afin de répondre à leur désir d’enfant, elles sont au cœur des préoccupations des psychanalystes qui ne croient pas que les progrès scientifiques nous permettent de faire l’économie des conséquences psychiques et éthiques qui en découlent.

Si la science enjoint de traiter les angoisses, les phobies, les dépressions, les inhibitions, par la rééducation comportementale, la psychanalyse continue de conférer une valeur à la parole. Pour autant, la façon de parler de son intimité a été radicalement transformée, ce qui ne rend pas la cure plus aisée puisque la marchandisation de l’intime propre à notre civilisation a conduit en même temps à une perte de valeur de la parole elle-même. Les effets de l’interprétation ne peuvent plus se produire selon les mêmes modalités qu’au temps de Freud. C’est pourquoi les cures des sujets du XXIe siècle ne ressemblent que de très loin aux cures d’une Dora, d’un homme aux rats ou d’une jeune homosexuelle. Et peut-être même faut-il dire qu’elles sont aussi différentes des cures que Lacan et ses contemporains ont pu pratiquer.

Ainsi, se confronter aux modalités actuelles de la souffrance en continuant de croire dans les pouvoirs de la parole, à une époque où celle-ci est dévalorisée, ce n’est pas pour autant en être resté à l’inconscient de papa, au complexe d’Œdipe et à l’envie du pénis. Lacan au cours de son enseignement a dépassé cette première version de la psychanalyse, en montrant comment les difficultés que Freud avait lui-même rencontrées, autour de la question de l’angoisse ou de la féminité, devaient indiquer les points à partir desquels la psychanalyse devait avancer. Or, qui oserait dire que notre civilisation voyeuriste et exhibitionniste, ne suscite pas toujours plus d’angoisse et de malaise? Est-il vraiment prouvé par l’évaluation dite scientifique que la parole n’a plus aucune valeur dès lors que l’on peut obtenir une image du cerveau de celui qui se plaint d’un symptôme? Est-ce que, sous prétexte qu’il est possible d’être équipé d’une caméra pour filmer ses actes, les sujets du XXIe siècle se portent mieux et sont plus heureux? Ne veut-on pas voir que les réponses par la technique au malaise des sujets contemporains sont aussi une forme d’abandon et de laisser-tomber? L’aversion pour les fonctions de la parole, que Lacan avait diagnostiqué au sein du mouvement analytique lui-même, s’est étendue à toutes les sphères de la civilisation. Pour être éduqué, il vaudrait mieux être placé devant des écrans que de devoir écouter un Autre; pour être soigné d’une dépression, il vaudrait mieux visionner des images sur un ordinateur en cochant des cases correspondant aux types d’émotions que l’on ressent que de parler à un Autre. Bref, toute parole est devenue suspecte au regard de l’exactitude de la science et des machines.

Alors pour finir, la psychanalyse, qui n’a certainement pas réponse à tout, qui a toujours travaillé sur ses échecs, réfléchi à ses difficultés et ses limites et qui ne vend pas ses résultats comme des produits industriels en quête de part de marché, la psychanalyse s’interroge sur la souffrance des sujets dans ce nouvel ordre symbolique qui n’est plus ce qu’il était et ne le redeviendra jamais. Les nouveaux modes d’addiction, la difficulté à arracher un sujet à sa jouissance qui le conduit à la haine de l’autre et à la destruction de lui-même, la fragilité de l’être et du désir dans un monde où on nous fait croire qu’il suffit de rechercher le plaisir, sans limite et sans jamais rencontrer l’Autre, pour être heureux, la solitude des individus soumis aux évaluations de leurs performances quotidiennes, ces nouvelles coordonnées de la condition humaine sont celles auxquelles les psychanalystes du XXIe siècle ont affaire. Alors oui, la psychanalyse est nécessaire pour ceux qui le désirent, car elle n’abandonne pas les êtres à leurs impulsions et à leurs folies. Elle croit encore que la parole a une valeur et que l’être humain peut parvenir à résister au tourbillon vertigineux des appels à la jouissance en retrouvant via le langage la possibilité d’exister en tant que sujet.

Etrange accusation d’intégrisme à l’égard de la psychanalyse de la part de ceux qui se demandent s’il faut «brûler» la psychanalyse. Y voir une référence assumée au régime qui a brûlé les livres de Freud n’est pas envisageable… Peut-être faut-il plutôt y voir une référence au Moyen Age qui brûlait ses sorcières? Est-ce alors la présence importante des femmes dans le monde de la psychanalyse qui a inspiré au Nouvel Observateur ce titre peu nuancé… Que voulez-vous brûler? Les livres, les analysants, les analystes?… Ce n’est qu’une image, bien sûr, mais elle dit peut-être mieux que les articles du dossier le symptôme d’une époque qui ne croit plus dans la parole et préfère faire taire ceux et celles qui osent encore la défendre.