M. Erdogan cogne les médias turcs pour l’interrogation sur l’affaire du Jet abattu


Article de Beyithan Yurtseven, le 8-9 juillet 2012

Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan s’adresse aux membres du son parti (AKP) au cours d’une réunion au parlement turc à Ankara

A propos de cet article

Dans un récent discours, le Premier ministre turc a accusé les chroniqueurs qui remettaient en question le rôle du gouvernement dans l’affaire d’un avion de chasse abattu par la Syrie d’être « irresponsables » et non de réels « enfants du pays. »

Dans les pays démocratiques, on ne peut pas insulter ceux qui posent des questions. Plutôt que de les maudire, les responsables sont censés leur fournir des réponses.

Il est difficile d’écrire sur un autre sujet alors que la crise fait rage entre la Syrie et la Turquie.

Certains chroniqueurs en Turquie, qui ont écrit des articles en remettant en question la mission du jet F-4 abattu par la Syrie et de la politique entre la Turquie et la Syrie, ont trouvé une place importante dans le discours du Premier ministre à la communauté internationale. M. Erdogan a déclaré: «En tant que politiciens, nous ne pouvons pas ramper comme vous! Mis à part quelques exceptions, vos stylos sont vendus à certains quartiers. Toutefois, cette volonté politique s’engage au peuple et à Dieu.» Il ne s’arrête pas là. Traitant les chroniqueurs comme s’ils étaient des « Croisés », il a ajouté: « Je vois qu’il y a des chroniqueurs qui visent à détourner la question. Ils sont impitoyables et imprudents. C’est comme s’ils n’étaient pas des enfants de ce pays. » 

C’était sa réaction à ceux qui ont osé poser quelques questions sur le sujet de la politique de la Turquie sur la Syrie, les qualifiant de sycophantes impitoyables et de collaborateurs du régime syrien. Si le premier ministre avait rendu public les enregistrements des systèmes radar après l’incident, personne n’aurait affirmé que le jet a été abattu dans l’espace aérien syrien. Dans tous les cas, même ceux qui ont écrit sur cette question à partir de ce point de vue ont toujours précédé leurs articles avec l’avertissement: «Si les revendications syriennes sont vraies …»

Aucun chroniqueur n’a affirmé que la Syrie a eu 100% raison dans ses accusations . Ils ont tout simplement soulevé des questions concernant les missions véritables du jet. Dans les démocraties, en tant que premier ministre, vous ne pouvez pas insulter les gens, vous leur répondez. Être un chroniqueur ne veut pas dire être sympathisant aveugle des politiques du premier ministre. Leurs objectifs sont supposés informer le public afin que le gouvernement puisse être tenu pour responsable. Un régime qui n’a pas ce genre de responsabilités publiques est comme celui de Bachar al-Assad.

Le régime d’Assad est brutal et odieux, et de nombreuses personnes raisonnables ont le désir commun de le voir tomber. Si vous accusez ceux qui ont des opinions différentes sur la façon dont cela devrait se faire, ou sur le rôle de la Turquie dans ce processus comme ayant été «achetés», alors comment pouvons-nous discuter de la question, Monsieur le Premier ministre? L’opinion publique de ce pays ne se limite pas à celui qui prend en charge votre parti.

Pour condamner les journalistes dont les vues que vous n’aimez pas, c’est vouloir d’une démocratie de seconde classe. En Turquie, la nouvelle loi offre une image encore plus claire de la situation: « Le Premier ministre, ou un autre ministre assigné par le Premier ministre, peut imposer une interdiction temporaire sur la radiodiffusion et télédiffusion dans des circonstances qui mettent en danger la sécurité nationale ou l’ordre public. »

Puis quelqu’un qui accuse les journalistes de ne pas appartenir à ce pays, étant acheté et au service des acteurs étrangers, peut-il vraiment être un premier ministre d’un Etat démocratique?

Le casse-pipe syrien


 

Confus Annan, l’émissaire spécial de l’ONU (Organisation Nulle), était pourtant revenu plein d’espoirs avec de belles promesses faites par Achar Aïe-La-Baffe. On se souviendra ou non que cet émissaire onusien avait acquis un plan de paix avec le despote syrien le 27 mars 2012 et que ce plan de paix contenait six points. Six points sur lesquels on ne reviendra pas puisque de toute façon, ce fussent encore de belles paroles qu’Achar-ne-ment s’empressa de jeter aux orties!

Pire!

On pusse croire que le dictateur syrien n’attend que les sommations et autres discussions pour redoubler de violence et d’en mettre des munitions de plus dans ses chars pour combattre les rebelles étiquetés «terroristes» parmi lesquels, des bébés, des gosses en très bas âge, des gosses plus âgés, et des gens non-armés, y compris les vieilles gens qui elles, ne verront peut-être pas leur salut dans les camps de réfugiés en Turquie. Ne pas y voir quelconque ségrégation ! D’ailleurs Aïe-La-Baffe n’en fisse point non plus ! Mais c’est qu’il faut pouvoir courir sous les bombes. Mettez un ballot avec le strict nécessaire sur le dos et c’est la canne qui cède. Tant que ce n’est pas le col du fémur, car les soins risquent d’être radicaux et peu coûteux!

Si les rebelles des forces syriennes armées sont prêtes à respecter la date-butoir du 10 avril 2012 pour un cessez-le-feu, son colonel avise qu’ils n’hésiteront pas à reprendre les armes si Achar le menteur ne respecte pas les accords trouvés avec le médiateur Annan. Donc, il faut imaginer être dans la tête de Aïe-La-Baffe et se dire : «Merde, j’ai jusqu’au 10 avril pour assassiner le plus de gens possible…et le 10 avril, mais que c’est demain, nom d’un petit pétard!!»

Dans les faits, chacune des parties demande des promesses écrites et c’est celui qui commence qui gagne…ou perd! Et c’est bien là le problème!

Entre les deux, la Turquie qui accueille des Syrien(ne)s qui arrivent à fuir leur pays pour se retrouver dans les camps aux abords de leur pays d’origine. Et demain, justement, Confus Annan et Abdullah Gül, président turc, (à ne pas confondre avec le bouillonnant Recep Tayip Erdogan, premier ministre turc, homme fort de la nation qui rêve en découdre avec son ami devenu ennemi Achar), vont se serrer la pince dans les camps de réfugiés pour évaluer les besoins de premières nécessités, avec « s » parce qu’il y en a plusieurs. Une Turquie qui va mettre a disposition son armée pour assurer la sécurité de ces camps, car il faut bien le dire, Aïe-La-Baffe bombarde de plus en plus près de la frontière pour tuer les fuyards rebelles et terroristes.

Bref, dans les faits, tant que personne ne parlera pas d’une seule voix, Achar Aïe-La-Baffe fera ce qui lui chantera !

L’Europe, elle, sombre dans l’austérité. Mais un pays peut sauver la mise et tirer les marrons du feu dans cette sombre histoire syrienne. En effet, le gouvernement grec loue dorénavant ses forces de l’ordre. Ainsi, l’intervention d’un policier coûte 30 euros de l’heure, une voiture de patrouille 40 euros de l’heure, une vedette (bateau policier) 200 euros de l’heure et enfin, un hélicoptère 1500 euros de l’ ?

Comme l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique) et l’ONU ont décidé de donner une aide humanitaire urgente à hauteur de 70 million de dollars (soit 53’503’581,58 euros), on peut très bien imaginer envoyer les forces policières grecques en Turquie et en Syrie pour renflouer les caisses de l’Etat et éviter ainsi un Xième plan de sauvetage.

Ça sont-ce des idées qu’elles sont bonnes !!

 

Joyeuses Pâques !

Le projet de réforme scolaire turque


 

Polémique autour d’un projet nommé: les «trois quatre», soit la réforme du système éducatif en Turquie. Information soufflée par une source fiable, mais oh combien ardue à trouver sur le ouèèb.

En quoi consiste ces «trois quatre»? Et ben c’est tout simple. Le parcours scolaire obligatoire est de 12 ans, fameuse règle de trois, les «trois quatre», soit trois fois 4 ans. Une fois de 6 à 10 ans, une autre de 10 à 14 ans et la dernière de 14 à 18 ans. À une année près.

Or l’AKP, pilotée par un certain Erdogan, met en cause l’école laïque quant au phénomène des 14 – 15 ans qui, laïques, s’adonneraient plus facilement à la drogue et à l’alcool. Comment donc combattre ce fléau? Ben, en islamisant les élèves à l’âge où les mini-djeunzs commencent à explorer le monde, autrement dit, se mettent à faire des conneries. Quelques litres de cafés pour me tenir éveillée afin d’expliquer cette fameuse réforme qui fait polémique autour de l’islamisation de la population turque, ou comment aborder le place des cours de religion et de morale dans le système éducatif turc contemporain.

Pour la petite histoire, l’instruction publique turque a été guidée par une mission: «se mettre à niveau du monde européen industrialisé». En gros, un citoyen turc se doit d’avoir une base moderne, soit occidentalisée et ce, au frais du gouvernement.

De 1997-1998, l’instruction publique obligatoire passe de 5 à 8 ans d’études, soit pour des gosses de 7 à 14 ans environ, un bienfait pour les campagnes et la scolarisation des filles, mais qui coûte bonbon. Puis, de 15 à 17-18 ans, les élèves peuvent poursuivre des Lise (lycées) techniques, professionnels, littéraires ou scientifiques avec, en prime, des cours d’anglais, tout ceci après avoir passé un examen préliminaire. Après 18 ans, les djeunzs peuvent continuer leur cursus dans les universités pendant 4 ans minimum.

Petit aperçu: en 1995, ce ne sont pas moins de 1’180’000 jeunes qui se présentent aux examens des diverses facultés. Et ce chiffre croît d’année en année. La voie royale pour une ascension sociale est convoitée, mais le manque de places dans les universités gouvernementales et le manque d’effectifs dans le corps enseignant favoriseront le développement d’universités privées aux exigences reconnues, mais qui coûtent le lard du chat. Les communautés confrériques et islamistes ont donc commencé à ouvrir leurs propres écoles privées de bonne qualité. Au passage, juifs et chrétiens ont aussi leurs propres écoles ou peuvent fréquenter les écoles gouvernementales sans problèmes. Les cours de religion et de règles morales permettent la cohabitation des diverses ethnies du pays et augmentent la sensibilités des élèves aux arts. En arrière-fond, une façon de lutter contre des idéologies radicales, communistes et athées.

Donc, en résumé, les «Cours de Culture religieuse et de Connaissances morales» sont obligatoires de la 4ème à la 3ème année de scolarité obligatoire à raison de 2 heures par semaine et pour les études supérieurs, cela est réduit à une heure par semaine.

Seulement voilà, depuis les années 1930, il manque des imams, ce qui inquiète le gouvernement qui craint une récupération à la sauce anti-républicaine. D’où la formation d’imams à grande échelle, surtout en milieu rural. De 1951 à 1996, le nombre des écoles coraniques augmentent à la vitesse grand V et les milieux ruraux y adhérent après un moment de méfiance. Milieux ruraux qui financent ces nouvelles écoles qui n’ont de mixité que l’apparence. Mais les filles peuvent tout de même les fréquenter, quitte à ne pas devenir une ponte religieuse. L’horaire scolaire sera 60% de culture générale et 40% de cours religieux intensifs. Ces écoles permettent l’accès aux facultés universitaires au même titre que les écoles gouvernementales.

(Bon, je dois résumer coûte que coûte, car là, je m’y perds un peu!)

Donc les «trois quatre» se composeraient ainsi:

De 6 à 10-11 ans, tranche d’âge qui étudierait de façon plus ou moins laïque avec des notions religieuses.

De 10 à 14-15 ans, tranche où les préceptes religieux seraient plus intenses, le Coran interdisant la drogue et l’alccol.

De 14 à 18 ans, tranche d’âge où les étudiants continueraient sur cette voie avant d’entrer dans les facultés de leur choix.

En soi, cela peut paraître comme une bonne prévention si elle ne fait pas planer une islamisation radicale du pays voulue par Erdogan et…Fatullah Gülen qui a une longueur d’avance. Les derniers laïques en poste au gouvernement et dans des institutions administratives combattent ce projet, d’où la grande polémique actuelle en douce et belle Turquie.

Mais pourrait-on critiquer ce phénomène lorsqu’on apprend, avec une stupéfaction non dissimulée, qu’un certain Dr Dukan propose d’instaurer une option «Poids d’équilibre» pour passer son baccalauréat!

 

 

Le paradoxe iranien


 

Chacun est tapi dans sa tanière en attendant que la poudrière du Moyen-Orient prenne feu. Les sanctions contre l’Iran se multiplient, les embargos mis en place aient des résultats et on attend qu’Israël envoie la purée sur les centrales atomiques perses.

Embargos? Vraiment? Peut-être politiques, pour faire plaisir aux politicards de tous pays occidentalisés. But business is business et l’«humanitaire» reprend ses droits via de grandes multinationales américaines, dont le siège est à Genève (une petite république au sud-ouest de l’Helvétistan), qui se sucrent via quelques banques turques en vendant à prix d’or quelques 180’000 tonnes de produits agricoles aux 75 millions d’Iraniens. Aux Iraniens, seulement? Que nenni! La Syrie bénéficie de ce programme itou. Bref, un embargo qui a l’avantage d’écouler des stocks entiers de céréales du Midwest américain pour se faire du blé!

Est-ce donc tout ce qu’on exporte vers l’Iran?

Que non! Et l’idée vient d’un enseignant en graphisme israélien de Gôche, Ronny Edry, qui a pris l’initiative de lancer une campagne de messages de paix aux Iranien(ne)s via Internet. Une idée qualifiée de stupide par un Droitiste pour qui «la Paix, c’est la Guerre!».

Si les débuts se sont avérés timides, les réponses arrivent en masse malgré la censure. Et si les jeunes internautes de la République islamique ne sont pas accompagnés de photos, le message est clair:

«Le peuple iranien, en dehors de son gouvernement, n’a aucune rancune ni animosité contre qui que ce soit, et en particulier contre les Israéliens».

 

Photo de la campagne

 

Je sais, c’est court, mais c’est l’heure d’été!

Ayayayayaya! France 1 – Turquie 1


 

Ce dimanche de fin février 2012 (26), ce ne sont pas moins de 20’000 manifestants qui ont défilé sur la place Taksim, centre d’Istanbul, en mémoire des 613 morts lors du conflit de 1992 entre Arménie et Azarbaïdjan. Comme cela fusse déjà mentionné dans un des billets paru dans le blog de FAICMFSF (dont le bouton «recherche» est d’une efficacité fort discutable), Azerbaïdjanais et Turcs sont grands potos et assez alliés dans les chamailleries contre l’Arménie.

Participaient donc à cette manif, des partis d’extrême-droite, nationaliste et islamiste qui n’ont pas manqué de huer l’ambassade française au passage, ambassade dont l’entrée a été bloquée par un camion blindé de la police et des policiers eux-mêmes, évidemment! Si les médias occidentaux montrent des images encore assez aseptisées des pancartes que les manifestants arboraient et que nous autres, francophones, ne comprenons pas suffisamment le turc pour apprécier les bannières contre les Arméniens furent aussi déployées dans le fameux cortège. Paradoxe de la politique turque, elle balance et participe elle-même à ce genre de déploiement de forces contestataires, mais dépêche quand même un escadron des forces de l’ordre pour protéger la noble institution française.

Ce genre de réaction était à prévoir et même si des textes ont déjà reconnu le génocide arménien, le Sénat a jeté un pavé dans la marre en légiférant un texte condamnant toutes négations de génocides «Y COMPRIS le génocide arménien» (le bout de phrase de trop), ce qui n’a pas manqué de mettre le feu aux poudres en Turquie. Certes, ce texte peut faire gagner les voix de la diaspora arménienne de France au président actuel (qu’on n’ose plus nommer depuis qu’il censure tous les sites qui le mentionnent, voir article sur NI), elle fut totalement inconsciente de ce qu’elle allait engendrer en Turquie même, là où les Arméniens ne bénéficient pas de la protection d’une monarcho-démocratie. D’où le soucis des Turcs modérés, voire très modérés, de prévoir jusqu’à des tabassages mortels de la population arménienne établie en Turquie.

Mais v’là-t-il pas que le Conseil Constitutionnel censure la loi punissant la contestation du génocide arménien de 1915 et ce, ce mardi 28 février, au grand dam du président sortant qui veut re-rentrer. Si cette décision désamorce une grave crise entre les deux pays, il n’en est pas moins que le gouvernement français veut se remettre à l’ouvrage fissa fissa pour passer une loi qui contournera ladite censure avant les élections 2012. Et son porte-parole en chef de comparer immédiatement le génocide arménien à celui des Juifs lors de la dernière guerre mondiale. C’est mal connaître un pays fort complexe où chacun peut y perdre son latin, puisque la Turquie a du bon comme du moins bon, mais cela ne l’empêche pas à diffuser le film français: «La Shoah» dans les écoles et ce, dans un but pédagogique. On peut y voir une manoeuvre politique turque menée grâce à la loi sur les génocides votée en France il y a peu et que cela aura au moins été salutaire en ce domaine. On cessera peut-être de voir des tatouages de la croix gammée sur les biscotos de certains jeunes étudiants des facultés turques. (Reste à faire de même en Hongrie, tiens!)

Ce qui ne doit pas nous faire perdre de vue de ce qui se passe en Turquie et pour cela, je vous invite à aller consulter l’article d’Erol Özkoray et Laurent Leylekian: La culpabilité de la Turquie et la responsabilité de l’Occident

Sur ce, mon temps de parole étant écoulé, je clos là mon billet, tout en espérant qu’on ne se méprenne pas quant à ma position sur le génocide précité, ma pensée première allant in first aux Arménien(ne)s qui vivent en Turquie, dans un climat de plus en plus délétère!

 

J16, Irak, Libye et Turquie



Publié le 16 deécembre 2011

L’armée américaine a «officiellement» terminé sa guerre en Irak, ce jeudi 15 décembre 2011, soit «officiellement» neuf ans après l’invasion qui a renversé Saddam Hussein.

Les 4000 dernières troupes américaines ont remballé leurs drapeaux et vont se barrer d’ici la fin de l’année, laissant l’Irak avec l’insurrection, une fragilité de partage du pouvoir du gouvernement et une économie dépendante du pétrole, le tout en proie à des pénuries d’énergie et à la corruption.

Les voisins de l’Irak vont zyeuter de près la façon dont Bagdad fera face à ces problèmes sans une présence militaire américaine, tandis que la crise en Syrie voisine menace de bouleverser l’équilibre sectaires et ethniques de la région.

«Obama promet que Washington restera un partenaire fidèle, une fois que dernières troupes seront retranchées derrière la frontière koweïtienne. Les GI’s ne seront pas très loin, si jamais ça merde!» déclare le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.

Le leadership de l’Irak chiite présente le retrait américain comme un nouveau départ pour la souveraineté du pays, mais de nombreux Irakiens se demandent dans quelle direction va prendre la nation une fois que les troupes américaines seront loin (Koweit). Des conflits sectaires type querelles entre Kurdes du Nord, dans leur enclave semi-autonome, et le gouvernement irakien sur les territoires contestés où il y a le pétrole, est un autre point de conflit.

Si en 2006, 17 800 militaires irakiens et des civils ont été tués dans la violence, les Forces de sécurité irakiennes sont maintenant considérées comme capables de contenir l’insurrection sunnite islamiste et milices chiites rivales. Entendons par là que les sunnites sont soutenus par les Arabes et les chiites par l’Iran, ce que les sunnites voient d’un très mauvais oeil. Des sunnites extrémistes pouvant prendre le pouvoir à Damas, en Syrie, ce que les chiites observent d’un oeil septique.

De plus, les mauvaises manières des GI’s telles exactions, arrestations et assassinats hantent encore de nombreux Irakiens qui n’ont pas de protection juridique. Il faut savoir qu’à l’apogée de la guerre, 170 000 soldats américains ont occupé plus de 500 bases à travers le pays. Après le 31 décembre 2011, seuls 150 soldats américains resteront en Irak, à l’ambassade américaine gigantesque qui se trouve près de la rivière Tigre. Des entrepreneurs civils américains, eux, auront la tâche de former les forces irakiennes sur le matériel militaire américain, notamment le pilotage des 18 premiers F-16 PQ, avions de combat à 233’333’333,333’333 patates le zinc qui devraient être livrés fin 2013, début 2014. C’est la première moitié du lot que le premier ministre Nouri al-Maliki a commandé. Et dans l’élan, il semblerait que les US auraient aussi des contrats pour des systèmes de défenses aériennes.

(Il paraît que Paris aurait fait une proposition pour des Rafales, mais la France n’ayant pas participé à la guerre d’Irak…Sarko doit s’arracher les cheveux, à moins que la Libye…si il n’y avait pas ce dégonflé de Cameroun!)

Mais ouvrons la 16ème case de notre admirable calendrier de l’Avent

 

 Mort de Mouammar Kadhafi le 20 octobre 2011, en Libye

Ben ça tombe bien, j’écrivais justement sur la Libye, où la mort de Mouammar Kadhafi, qui s’est fait atomiser par les rebelles (?), permet à Sarko et Cameroun de brûler la politesse à Erdogan un jour avant la venue de ce dernier, ceci pour co-signer les contrats juteux sur le pétrole libyen. La région étant encore instable pour le moment, on préfère désarmer les rebelles avant de leur fourguer ces fameux rafales qui n’ont pas eu besoin du Salon du Bourget pour montrer les compétences de cet avion de combat.

* * *

Une chose amenant une autre et pour égayer cet article, je me dois rapporter un fait divers qui s’est passé cette semaine à Antalya, petite ville charmante et bucolique, sise au bord de la mer, dans le Sud de la Turquie.

Dix péripatéticiennes des pays de l’Est se sont fait arrêtées par la police turque. Au poste de police, ces jeunes femmes ont dû dénoncer leur maquerelle, une certaine Turco-ukrainienne nommée Irina. Protégées par une glace fond de teint, les jeunes femmes ont été amenées à reconnaître l’accusée mêlée parmi 13 autres personnes. Toutes les dames de charmes ont désigné Irina sans être tenaillées par le doute, puis ont été renvoyées fissa fissa dans leur pays d’origine. Les avocats de la blonde Irina, emprisonnée depuis, ont clamé un vice de procédure. En effet, lors de la séance de reconnaissance, les 13 autres personnages entourant la soi-disant maquerelle étaient…des hommes! (Dont certains portaient la moustache, en plus!)

Un bel hommage à la journée des femmes en détresse!

* * *

Et la dernière news: le Japon annonce officiellement l’accident de Fukushima clos! (Vous m’en direz tant!)

J11, Ben Laden


 

Publié le 11 décembre 2011

 

En Russie, comme nul ne l’ignore, beaucoup de gens se sont rendus aux agapes de Solidarnost, manifestation culturelle contestant les ouvrages des législatives qui ont donné de la voix à Poutine, tsar de Russie. Qu’on ne croie pas que ce rassemblement ne soit pas fait dans l’art administratif, les gentils organisateurs ayant demandé la permission à la mairie de Moscou. Permission accordée pour un quota de 300 participants, de 10h00 à 14h00 GMT ceci pour éviter une épidémie par une contagion rapide du virus de la grippe! Et ça ne s’invente pas! Décidément, nos divers dirigeants de part le monde ne manquent pas de créativité. Et Vladimir de mettre en garde la population, la météo n’étant guère favorable à ce genre de contestation, de bien s’emmitoufler au cas où une pluie de bastonnades viendrait à tomber. Vlad ne s’est point trompé, question météo. «C’est de la faute aux USA, théorie du complot et patati et patata!»

Mais ce n’est pas la seule histoire du monde en plein bourbier. Et il faut les dégoter ces articles, car ils ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval. On peut aussi apprendre que de la nuit du dimanche à lundi 5 décembre 2011, les forces armées syriennes se sont livrés à des exercices pratiques à armes réelles pour tester leur défense. Nous aurait-on donc trompé volontairement? Est-ce la police qui patrouillent avec des chars d’assaut dans les rues des différentes villes du pays. Toujours est-il qu’il y a de l’eau dans le gaz entre Israël et la Syrie. Les signes de la Turquie voulant créer une zone tampon dans le nord de la Syrie font penser que ça va merdouiller dans la région dans pas longtemps. On va me rétorquer que ça a toujours merdouiller là-bas, pourquoi relever cet état de fait. Ben, pour faire du remplissage peut-être…mais attendons la suite!

Allez, juste avant d’ouvrir la case 11 de notre fabuleux calendrier de l’Avent, pour faire durer le suspense et énerver les impatients. Mettons-le quand même, quitte à passer pour un(e) illuminé(e). Malheureusement, pas de copié-collé ni de captures d’écran de l’article, ne pensant pas que ce fusse d’importance stratégique. Mais cliquons gaiement sur le lien suivant: (France envoie huit agents spéciaux dans l’Est de la Turquie)

Vu? Alors, recherchons sur Google pour voir si ce fusse une hallu…

1ère image

 

Résultat

Petite recherche ailleurs alors. Les US, eux, sont plus transparents quant à la coopération avec Ankara où Joe Biden rencontre le président Abdullah Gül, puis à Istanbul où le même Joe Biden rencontre Tayyip (héhé!) et ses polypes. Manoeuvre pour renforcer les liens entre les Alliés Turcs et l’armée américaine qui se barre d’Irak et renforcer une coopération contre les terroristes kurdes du PKK. On sait Sarko mouiller lors du G20 auprès d’Obama qui le dépasse de 4 têtes, (quand il toise la Chuiche du doigt en parlant de paradis fiscal en omettant celui du Delaware) nul doute que les renseignements français suivent à la trace les trilatérales US-Turquie-Israël pour y mettre le pif en Syrie et claironner par la suite «On y était mais on ne voulait pas que ça se sache! Comprenez: Durban: la merde, l’UE: on va y être…, alors si on nous aurait surpris en train de flairer du Kurde, ma cote de popularité…»

 

Trêve de blablas et ouvrons enfin cette onzième case de notre grand Calendrier de l’Avent

2 mai 2011, Ben Laden se fait atomiser au Pakistan  (Flûte, il aurait dû apparaître avant. Plantage de date)

 

Or Obama se fait haranguer par les Républicains, ceci au vu des prochaines élections présidentielles 2012. On est en pleine campagne! Un Obama qui se voit reprocher de ne pas en faire assez contre les ennemis de l’Etat, les Bush et autres présidents ayant dépensé dans les guerres sans regarder dans le porte-monnaie, eux! Or là, le porte-monnaie est vide et faut la faire à la MacGyver et couteaux suisses pour ne pas augmenter la dette de l’Etat. Obama rapelle quand même que sous sa présidence, 22 dirigeants d’Al Quaïda sur 30 ont été mis HS dont Oussama Ben Laden. L’Iran est sous surveillance et les USA n’abandonne pas Israël. (Sans compter toutes les théories du complots fomentés durant ces trois années!!)

Bref, qu’Obama ne casse pas du musulman emmerde les Républicains!

(Là, je crois que j’ai dépassé les 60 secondes…)