M. Erdogan cogne les médias turcs pour l’interrogation sur l’affaire du Jet abattu


Article de Beyithan Yurtseven, le 8-9 juillet 2012

Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan s’adresse aux membres du son parti (AKP) au cours d’une réunion au parlement turc à Ankara

A propos de cet article

Dans un récent discours, le Premier ministre turc a accusé les chroniqueurs qui remettaient en question le rôle du gouvernement dans l’affaire d’un avion de chasse abattu par la Syrie d’être « irresponsables » et non de réels « enfants du pays. »

Dans les pays démocratiques, on ne peut pas insulter ceux qui posent des questions. Plutôt que de les maudire, les responsables sont censés leur fournir des réponses.

Il est difficile d’écrire sur un autre sujet alors que la crise fait rage entre la Syrie et la Turquie.

Certains chroniqueurs en Turquie, qui ont écrit des articles en remettant en question la mission du jet F-4 abattu par la Syrie et de la politique entre la Turquie et la Syrie, ont trouvé une place importante dans le discours du Premier ministre à la communauté internationale. M. Erdogan a déclaré: «En tant que politiciens, nous ne pouvons pas ramper comme vous! Mis à part quelques exceptions, vos stylos sont vendus à certains quartiers. Toutefois, cette volonté politique s’engage au peuple et à Dieu.» Il ne s’arrête pas là. Traitant les chroniqueurs comme s’ils étaient des « Croisés », il a ajouté: « Je vois qu’il y a des chroniqueurs qui visent à détourner la question. Ils sont impitoyables et imprudents. C’est comme s’ils n’étaient pas des enfants de ce pays. » 

C’était sa réaction à ceux qui ont osé poser quelques questions sur le sujet de la politique de la Turquie sur la Syrie, les qualifiant de sycophantes impitoyables et de collaborateurs du régime syrien. Si le premier ministre avait rendu public les enregistrements des systèmes radar après l’incident, personne n’aurait affirmé que le jet a été abattu dans l’espace aérien syrien. Dans tous les cas, même ceux qui ont écrit sur cette question à partir de ce point de vue ont toujours précédé leurs articles avec l’avertissement: «Si les revendications syriennes sont vraies …»

Aucun chroniqueur n’a affirmé que la Syrie a eu 100% raison dans ses accusations . Ils ont tout simplement soulevé des questions concernant les missions véritables du jet. Dans les démocraties, en tant que premier ministre, vous ne pouvez pas insulter les gens, vous leur répondez. Être un chroniqueur ne veut pas dire être sympathisant aveugle des politiques du premier ministre. Leurs objectifs sont supposés informer le public afin que le gouvernement puisse être tenu pour responsable. Un régime qui n’a pas ce genre de responsabilités publiques est comme celui de Bachar al-Assad.

Le régime d’Assad est brutal et odieux, et de nombreuses personnes raisonnables ont le désir commun de le voir tomber. Si vous accusez ceux qui ont des opinions différentes sur la façon dont cela devrait se faire, ou sur le rôle de la Turquie dans ce processus comme ayant été «achetés», alors comment pouvons-nous discuter de la question, Monsieur le Premier ministre? L’opinion publique de ce pays ne se limite pas à celui qui prend en charge votre parti.

Pour condamner les journalistes dont les vues que vous n’aimez pas, c’est vouloir d’une démocratie de seconde classe. En Turquie, la nouvelle loi offre une image encore plus claire de la situation: « Le Premier ministre, ou un autre ministre assigné par le Premier ministre, peut imposer une interdiction temporaire sur la radiodiffusion et télédiffusion dans des circonstances qui mettent en danger la sécurité nationale ou l’ordre public. »

Puis quelqu’un qui accuse les journalistes de ne pas appartenir à ce pays, étant acheté et au service des acteurs étrangers, peut-il vraiment être un premier ministre d’un Etat démocratique?

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Une initiative qui veut durcir l’interdiction de fumer: de quoi tousser!


 

A peine les votations du 17 juins balayées par le peuple qui dit «NON» à double-majorité pour des lois à la con, voilà-t-il pas qu’un groupe de citoyens genevois lance son initiative fédérale pour interdire les fumoirs ainsi que de fumer dans les lieux publics clos, sauf dans les taules et quelques cas pour des personnes âgées vivant dans les EMS (ou Etablissement Médical Assisté). Bon! Ben, celle-là, on la connaissait, puisqu’elle est appliquée et que les fumoirs self-service ne sont pas légion dans nos contrées. Et se confiner entre fumeurs dans un espace restreint empli de brouillard tabagique est encore les oignons de ceux qui aiment s’y retrouver, non?!

Mais si cette initiative, qui de prime abord ne bouge rien à ce qui se passe actuellement, vise un changement notable et fait à nouveau friser l’apoplexie aux adeptes de l’herbe à nicot. Ce petit cénacle, soucieux de son petit confort, veut étendre l’interdiction de fumer dans les espaces ouverts. Entendons par là qu’il serait interdit de s’en griller une et ce, sans que les volutes de nos chères, très très chères cigarettes, atteignent les naseaux des gens malades, des enfants et des personnes âgées. Notre population vieillissante allant en s’accroissant, pas facile de faire un tour sans croiser un(e) vieux(ielles) et devoir jeter fissa fissa son mégot à terre et écraser cette tige qui fait du bien alors qu’on vient à peine de l’allumer. 40 cts qui finissent en bouillie sous la semelle…de quoi suffoquer de rage!

Cette loi s’appliquerait donc, par exemple, aux arrêts de bus où les jeunes mères regardent le ou la clopeur avec dédain alors qu’elles tournent leur poussette dans le sens contraire du paria qui a osé s’en allumer une en attendant le transport publique. ET CE, au bord d’une route à 4 voies, bordées de feux de signalisation virant plus facilement au rouge qu’au vert, laissant un amalgame de véhicules qui ne coupent pas leur moteur en attendant d’avancer 50 mètres avant de s’arrêter à nouveau. Bagnoles occupées à 90% par un seul passager: le conducteur! Et sur cet amas de caisses multicolores qui puent, un nombre important de ces nouveaux véhicules qui tournent au DIESEL.

De nous sussurer aussi que bon nombre de ces nouveaux DIESEL sont munis de filtres à particules fines qui retiennent le 99,9% des suies. On sera rassuré quand on nous avouera que ces filtres se changent souvent, au même titre que tous les filtres, c’est-à-dire beaucoup plus souvent qu’on voudrait nous le faire croire. Tous comme les pots catalytiques d’ailleurs ainsi que les filtres de climatisations, que ce soit ceux des hôpitaux,véhicules et autres complexes publiques!

Mais ne cédons pas à ces rhétoriques aisées visant ces voitures vitales, ces climatisations indispensables, ces Fukushima destructeurs et divers polluants autrement plus nocifs que la cigarette, (omettons volontairement tous les pollens et autres saloperies naturelles), et examinons maintenant comment mettre en pratique cette nouvelle initiative à la con! Si le ou la fumeur(se) arrive encore à distinguer un vieillard d’un gamin, comment appliquer cette loi pour les malades?! Faut-il que ces derniers(ères) portent un post it sur le front ou un badge délivré par un système de santé agréé? Une sorte de code-barre distinguable par les nouveaux mobiles qui alertent qu’un(e) patient(e) se trouve à proximité?

Finalement, ne sont-ce pas les anciens fumeurs qui emmerdent ceux qui ont décidé de ne pas arrêté comme eux. Car quand on y regarde de plus près, ce ne sont pas ceux qui n’ont jamais fumé qui causent le plus de problèmes. Ces non-addictes s’élèvent même contre cette nouvelle loi liberticide. Mais ce sont bien ceux qui ont arrêté qui veulent légiférer le plus, soit parce que la fumée leur est désagréable…soit cette abstinence leur pèse et les douces volutes bleutées leur donnent trop envie d’en retirer une!

 

 

Et une spéciale pour Steph 😉

 

Score Diesel-Amiante: match nul!


 

Ça fera un score de plus au palmarès des particules fines qui envahissent nos poumons depuis fort longtemps. Si les industries des silicates magnésiens ou calciques ont payé le prix moindrement fort aux victimes de ceux qui ont travaillé dans les bâtiments ou autres produits ignifuges, qu’en sera-t-il des industries qui ont fait la promotion de l’utilisation immodérée du moteur au gazole qui pue! Et de rapporter, au passage, que le moteur Diesel, qui n’a pas besoin de bougies pour s’allumer et qui fut inventé par l’Allemand Rudolf Dieseil himself en 1897, émet des particules 50 fois plus importantes que le moteur essence qui lui aussi, en a de sérieuses à son actif, mais il faudra attendre 2050 afin que l’OMS bouge son cul pour le reconnaître.

Et c’est qu’on va l’utiliser à toutes les sauces, ce Diesel! Locomotives, bateaux, camions, bagnoles, bus, tracteurs, groupes électrogènes, engins de travaux publics, lampes à pétrole, bref, une industrie florissante qui fait marcher les économies de bien des pays.

Parlons combustion pour faire un tant soit peu sérieux! La combustion résulte d’une adéquation parfaite de l’hexadécane + dioxygène = dioxyde de carbone + eau, ce qui donne ça:

2 C16H34 + 49 O2 -> 32 CO2 + 34 H2O

On remarque alors très bien, au vu de cette formule simpliste, qu’il faut 30 gr d’air pour griller 1 gr de combustible. Enfantin!

Après cette explication claire et limpide (des adjectifs qu’il nous faudra bientôt rayer des dictionnaires et les reléguer dans les livres d’histoires), revenons au Diesel incriminé depuis 3 jours par l’Organisation Mondiale des Stupides. C’est quelques jours avant le Sommet Qui Ne Servira à Rien qui se tiendra fin juin à Rio, Brazil, que l’on reconnaît enfin que le gazole aux fumées visibles et qui puent, vous délivre en pleine poire des particules fines de 0,1 à 0,3 mm de diamètre. Petites saloperies qui vont se loger profondément dans l’appareil respiratoire et qui vont provoquer de l’asthme et autres pathologies cancérigènes, sans compter la pollution de l’ozone, surtout par temps ensoleillé et autres chaudes canicules.

Il était entré dans les moeurs, dans les années 1965 – 1975, lors des vacances scolaires, d’échapper aux sempiternels bouchons des autoroutes pour suivre les trajets indiqués par Bison Futé et de se retrouver nez à nez avec les pots d’échappement des camions usant du même itinéraire que les malins du campinge…Qu’elles furent douces, alors, les Gauloises filtres parentales!!

Il faudra attendre 1998 pour que les suies ou nanoparticules diesèliques soient classées comme «probablement cancérigènes» par le CIRC ou Centre International de Recherche sur le Cancer, ceci suite à des asthmes aggravés voire mortels chez les usagers des divins moteurs.

Ce sont les USA qui remportent la palme de l’hypocrisie puisque le problème y fut déjà soulevé dans les années 1981-1983, mais le lobby minier MARG (Mining Awareness Resource Group pour celles et ceux qui ne parlent pas l’english) s’oppose aux études en fermant les clapets et robinets des chercheurs et autres politicards!

30 ans plus tard, 13 juin 2012, stupeur et émoi au sein de la population: le Diesel tue à petit feu! C’est l’OMS qui le dit! Devrait-on voir là une motivation aux industries pour se diversifier afin d’éviter une crise mondiale et de faire des recherches qui vont révolutionner de nouveaux secteurs?!

Toujours est-il que ce billet est dédié aux pestes et autres connards qui ont sermonné des fumeurs(euses) calmement assis(es) sur une terrasse de bistrot à 3/4 vide et qui ne demandaient rien à personne, un jour en juin, sur un des périph bagnolesques de Paris. Mesdames et Messieurs, on vous souffle notre fumée sur vos nobles faces de crétin(e)s! Et toc!

 

 

Joseph au Mexique


 

Mais qui est donc Joseph Ratzinger?!

Joseph Ratzinger est un vieil Allemand bavarois de bientôt 85 piges que l’on connaît aussi sous le nom de Benoît n°16, soit le Pape des cathos réputé pour son conservatisme qui règne sur le Vatican, au saint de Rome (Italie pour les nuls de chez nuls). C’est quand même le 265e souverain pontife, et pontife ne veut pas dire n’importe quoi! On ne demandera pas à quelqu’un(e) si il ou elle est pontife ou non, ça ne se fait pas! Pire, cela peut être pris pour une insulte par les ignares. C’est pourquoi je donnerai à mes lecteur(trice)s chéri(e)s la définition afin de ne pas recevoir une baffe lorsqu’il ou elle prononcera ces paroles: «Mais ce que tu peux être pontife, toi!»

Pontife vient du latin «pontifex» et (non «Pontiflex» qui fait assez réseau routier) et qui veut dire «qui fait: le pont sacré..soit pont = pont et fex = sacré» (alors que «Pontiflex» pont = pont et flex = flexible, ce qui n’est pas le cas de Benoît, ni par son âge, ni par sa rigidité de point de vue). Donc pontife veut simplement dire: «Sacré pont!»

En un bref résumé, Joseph Ratzinger est le souverain sacré pont des catholiques et c’est en tant que tel qu’il est arrivé hier soir à Leon, au centre du Mexique où il a été reçu par une foule en liesse qui l’a acclamé tout au long de son trajet de l’aéroport à son hôtel, soit 35 km de Mexicain(e)s mobilisé(e)s derrière les barrières qui délimitaient la route empruntée par le Pape des cathos. De quoi donner à Benoìt n°16 des crampes aux bras, à force de saluts pontifes destinés aux fans venus entendre la bonne parole. Mais que sa tâche ne finissa point là. A peine descendu de sa voiture, le souverain pontife fut accueilli par Felipe Calderon, le Président mexicain qui a maille à partir avec les cartels de la drogue et ce, depuis 2006. Une guerre contre les narcotrafiquants qui a déjà fait 50’000 morts, pas un de plus ni moins, et qui peine à obtenir des résultats positifs. C’est pourquoi le Pape fut appelé en renfort et ce dernier n’a pas manqué à ses devoirs en déclarant d’une voix posée son discours en espagnol destiné à tous ses fidèles.

«Je suis venu au Mexique en tant que pèlerin de la foi, de l’espoir et de l’amour. Bien que je sois complètement raide après plus de 8 heures d’aéronef, je trouve encore la force pour prier. Je prierai spécialement pour ceux dans besoin, en particulier pour ceux qui endurent les souffrances provoquées par des rivalités anciennes et nouvelles, par des ressentiments et par toutes formes de violence. Et quand je dis cela, croyez-moi mes chères brebis, je sais de quoi je parle! Mais ce qui m’inquiète particulièrement, c’est que votre pays a légiféré l’avortement à Mexico ainsi que dans 14 autres Etats. Il n’y a pas que cela qui m’amen! Il y a aussi des brebis égarées qui pratiquent l’homosexualité et qui revendiquent des droits, el cognos! Mais ces graves petites remarques mises de côté, aucun pouvoir n’a le droit de déprécier l’inégalable dignité de toute personne humaine ou non, créée par Dieu, amène! Maintenant que j’ai fini mon discours de paix et d’amour, je vais aller piquer un roupillon car je dois encore propager mon message d’amour et de paix à Cuba ce lundi 26 mars 2012. Sans compter que je devrai serrer la pince à un de mes bons Fidel. Merci, merci, merci!….Pooouuuuh, mais kél calor!»

Sacré Benoît, va!

 

 

 

Obama….


 

Notre correspondant à la Maison Blanche, Washington, USA nous rapporte le discours fort émouvant du Président Obama devant le puissant lobby pro-Israël AIPAC, ceci avant la venue du Premier Ministre Benjamin Netanyahu aujourd’hui, lundi 5 mars 2012. Le discours date d’hier, mais comme on s’en fout à cause du décalage horaire, on peut dire que notre reporter Henry rapporte les mots forts de l’homme fort de cette nuit. Enfin, je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre, toujours est-il que je compte sur notre journaliste pour nous faire toute la lumière sur cette fameuse rencontre.

– Henry, est-ce que vous m’entendez?!

– Yes!

– Alors, on a appris que cette nuit, Obama tentait de rassurer le lobby israëlien…qu’en est-il exactement?!

– Yes! Barak Obama s’est présenté, cette nuit 4 mars 2012 devant le puissant lobby pro…

– Oui, Henry, on le sait déjà, merci. Mais quels sont…

– Listen me! If vous me coupez toujours la parole, je ne vais pas pouvoir finir mon reportage. Donc, Obama, vêtu d’un costard-cravate, s’est présenté cette nuit afin de rassurer des civils quant à sa politique vis-à-vis de Téhéran. Téhéran qui est une très belle town persique, capitale historique d’Iran. Un Iran qualifié d’Etat voyou qui ne respecte pas les accords passés sur les armes nucléaires et qui fout la pétoche à tout le monde. Cet Iran qui, rappelons-le au passage, est un grand poto de la Russie. Une Russie qui va s’armer pour 20’000 milliards de roubles d’ici…

– Henry, venons-en au fait, please!

– J’y viens, j’y viens, oh my god! Obama qui n’a pas manqué de citer Theodore Roosevelt, un ancien président des Etats-Unis: «Parlez doucement, et tenez un gros bâton, vous irez loin.» Donc Barak Obama estime qu’il est encore trop tôt pour l’utiliser!

– Utiliser quoi?!

– The fuck big bâton, andouille! Donc Obama dit, devant cette assemblée pendue à la bouche de ce très charismatique président:

«Hi Guys. Il vous faut savoir que l’Iran est soumis à une pression plus forte que jamais, mais elle a encore la possibility de choisir la voie diplomatique. Nous ferons tout ce qui est possible de faire pour que vous ayez les armes afin de vous défendre contre toutes les menaces possibles. D’ailleurs, n’avons-nous pas fait opposition à l’ONU lorsque cette dernière a condamné Israël pour je ne sais plus quelle foutue raison?»

– Henry, êtes-vous certain de votre tradu…

– Ooooh shit! Ne m’emmerdez pas quand j’écoute, sinon je ne vais pas pouvoir vous relater exactement ce que le locataire de la Maison-Banche dit à AIPAC qui, je vous le rappelle, est le plus puissant lobby pro-israélien. Je reprends…

«D’ailleurs, vu que j’ai les Républicains au cul, j’essaie par tous les moyens diplomatiques de mettre l’Iran à genoux. J’ai déjà sanctionné la Banque Centrale Iranienne, réduit ses exportations de pétrole et je n’y peux rien si le chef suprême iranien ne veut rien savoir et fait l’autiste. Donc, don’t be worry, nous serons là en temps nécessaire, okay?!»

– Henry…

– Deux minutes, il faut que j’aille chercher des glaçons pour mon Whisky. Déjà que je n’ai pas trouvé où sont les petits fours, je dois trouver ce fucking barmaid, hips!…À vous FAICMFSF, ici Henry à Washington, dans un dédale de couloirs…oh sorry!…What?!…You are the Security?…I look at for ice, for my Whisky, you understand?!…Nooo…I’m not a spy!!…

 

 

Nicholas Machiavel était-il machiavélique?!


 

Publié le 12 novembre 2011

 

Par soucis d’honnêteté, le billet de ce jour est malicieusement inspiré d’une émission diffusée sur les ondes de notre radio localo-nationale cette semaine et qui débat sur Machiavel, un homme qui, pour les chrétiens ignares, représente le Malin, le Diable, Satan, Lucifère, le vilain méchant auprès duquel il ne faut pas si frotter, quoi!

Or, Niccolo di Bernardo dei Machiavelli a bien existé de 1469 à 1527 à Florence en Italie qui fit dire au biographe Quentin Skinner: «Machiavel naquit les yeux ouverts». Encore une chose pour déboussoler ceux attachés au clergé, Machiavel fut un penseur philosophe, théoricien de la politique, de l’histoire et de la guerre, ceci en pleine époque de la Renaissance. Alors, pourquoi Niccolo est-il considéré comme un être machiavélique? La réponse est d’une simplicité déconcertante et je vais l’écrire ici: il a été mis au pilori car à cette époque où les rois et les princes se partageaient le pouvoir avec le clergé, les élites gouvernantes étaient considérées comme représentant le Bien. Et Machiavel, ben il remet tout en question et ça, c’était Mal! D’autant que ce philosophe hors pair n’y va pas avec le dos de la cuillère! Oser avoir écrit qu’une des deux grandes plaies de l’Italie est la politique papale…Il fut donc indispensable de le mettre au rang des Damnés.

Les Médicis, ne pouvant piffer ce petit diablotin, le firent mettre en taule où il aura un régime de faveur: la torture. Et toc!

Dès qu’il sort de sa geôle first class, il est invité à quitter le territoire de Florence.

On passera sur son texte maudit: «Très plaisante nouvelle du démon qui prit femme» dans lequel il écrit: «…un très saint homme, dont la vie à cette époque édifiait tout le monde, raconte que, plongé un jour dans ses pieuses méditations, il vit, grâce à ses prières, que la plupart des âmes des malheureux mortels qui mouraient dans la disgrâce de Dieu, et qui se rendaient en enfer, se plaignaient toutes, ou du moins en grande partie, de n’être condamnées à cette éternelle infortune que pour avoir pris femme.» GOUJAT!

Mais on ne peut parler de Machiavel sans parler de son bréviaire politique: «Le prince», écrit en 1513 et dont certains s’en inspirent encore. Car son écriture (à Machiavel) se doit d’avancer masquée. Les stratégies comme: comment rendre un pouvoir opérationnel qui avance caché afin d’échapper à toute tutelle, comment faire tomber l’adversaire et le conduire à sa perte, comment être loué ou blâmé, aimé ou méprisé, craint ou haï, furent des cas d’école pour les dirigeants pendant des siècles et des siècles…jusqu’à aujourd’hui.

Mais voici un petit extrait plein de charme des écrits de ce petit malotru:

 

«Comment les princes doivent leurs promesses.

«Combien il est louable à un prince de respecter ses promesses et de vivre avec intégrité, non dans les fourberies.

«Chacun le conçoit clairement.

«Cependant, l’histoire de notre temps enseigne que seuls ceux qui ont accompli de grandes choses sont les princes qui ont fait peu de cas de leur parole et ont su adroitement endormir la cervelle des gens. En fin de compte, ils ont su triompher des honnêtes et des loyaux.

«Sachez donc qu’il existe deux manières de combattre. L’une par les lois, l’autre par la force. L’une est propre aux hommes, l’autre appartient aux bêtes. Mais comme très souvent, la première ne suffit point et il faut recourir à la seconde.

«C’est pourquoi il importe qu’un prince sache user adroitement de l’homme et de la bête. Car l’une sans l’autre n’est point durable.»

 

Voyez le genre!! Et il ose écrire sur les femmes!!

Les Médicis auraient dû l’écarteler!

 

 

Allez! Petite vidéo!

 

 

Faut-il avoir peur ou séance de séduction de djeunzs


 

Publié le 9 juin 2011

 

Entendu dans le bus, hier, heure de pointe du retour des élèves pour leur pause de midi.

Ce qu’il faut savoir, avant de commencer à lire ce texte que je me dois de me dépêcher d’écrire avant que j’oublie le dialogue dont je fus spectatrice, c’est qu’en Helvétie, il y a un système scolaire propre au canton (en attendant que le tout s’harmonise, car certains confédérés commencent à la trouver saumâtre lorsqu’ils doivent changer de canton…le gouvernement y travaille), c’est-à-dire que l’élève commence ses 3 premières années en école primaire, puis, selon ses notes, passe en école secondaire pour une durée de 6 ans jusqu’à l’obtention du certificat qui leur permettra de passer en gymnasiale pour une durée de 3 ans avant de se rendre à l’Université.

La scène se déroule en face de moi. Deux jolies jeunes filles en face et un gars de l’autre côté. Les trois sont du même âge, 15-16 ans et passent les examens pour l’obtention du certificat secondaire.

Fifille 1: – Oh putain! (en s’asseyant)

Fifille 2: – ça tu peux y aller. C’était dur, putaiiinnn!

Fifille 1: – T’en es où toi, aux exams (en s’adressant au gagars qui tape sa bouteille PET sur son genou)

Gagars: – J’m’en fous, putain. Même si j’ai pas le certif, je m’en fous. Chiez quoi!

Fifille 2: – Mais t’es au zoro? C’est dur?

Gagars: – Ouais, j’en ai fais déjà trois, merde

Fifille 2: – Pourquoi, t’en as combien

Gagars: – Huit

Fifille 1: – Putaiiiinn.

Gagars: – Mais je peux avoir trois points de moins si j’ai la moyenne dans les autres, quoi!

Fifille 1: – Putaiinnn, t’as entendu, huit zoros!!

Fifille 2: – Ouais, putain. Et tu penses que tu vas avoir la moyenne??

Gagars: – Ouais, je pense que si j’ai une bonne note en anglais, ça va. Mais c’est la merde!

Fifille 1: – Putaiinnn (Là, je pense que Fifille 1 a un léger problème, l’émotion, sans doute)

Gagars: – Ouais, j’te dis pas. Mais c’est l’allemand aussi, putain!! Mais là, ça ira bien, j’en prépare une bonne. Et de toute façon, je m’en fous, chier quoi! De toute façon, si j’ai pas l’certif, j’ai une attestation, alors j’en ai rien à foutre quoi!

Fifille 2: – Ah ouais, tu peux avoir une attestation? Ça se fait?

Fifille 1: – Putainn!!

Gagars: – Ouais bien sûr qu’on t’file une attestation, putain, il manquerait plus que ça!

Fifille 2: – Mais tu vas faire quoi? Tu veux travailler?

Gagars: – Ouais bien sûr que je veux. Et j’ai pas besoin dl’allemand et dl’anglais pour faire ce que je veux faire, quoi!

Fifille 2: – Mais tu sais déjà c’que tu vas faire après???

Gagars: – Ben ouais, quoi! Si je suis bon en mathématiques, dessinateur en bâtiment (là, je suis assise)

Fifille 1: – Putain!! (Là, je commence à craindre pour ses zoros)

Fifille 2: – Putain!! Mais t’as déjà une place?

Gagars: – Non, faut que je trouve une place d’apprentissage. Mais là, je dois quand même avoir mon certif. En français, j’ai pas d’problème, alors merde quoi! Je peux m’payer un 1 dans une branche et réussir quand même!

Fifille 2: – Ah ouais alors t’es pas trop dans la merde avec tes exams?!

Gagars: – Non, ça va, mais c’est la merde. Fais chier quoi! Putain

Fifille 2: – Putaiinn!

Fifille 1: -Putaiiin! (à peine audible. Peut-être a-t-elle remarqué que je fusse fascinée par ce débat).

 

Et là, je lâche involontairement leur discussion.

Parlais-je ainsi à leur âge? Purée!!