ATOMKRAFT: EMBALLER C’EST PESER !


By Nosotros.incontrolados

 

J’ai relevé ceci dans la news letter du « Réseau pour sortir du nucléaire »

Une belle et longue brochette de cartes postales…heu…non: de cartes géographiques pointant les accidents et autres dysfonctionnements survenus dans les centrales nucléaires partout dans le monde depuis Fukushima

( Il nous en est indiqué pas moins de 84…Mais sont-ils bien tous là?)

Lecture édifiante prenant un peu sur le temps de nos occupations quotidiennes…Il va de soi que ce n’est pas pour mettre chacun dans un état d’euphorie déjà proche de « zéro » au saut du lit…Toutefois, dans une certaine mesure cela vous permettra de rafraichir vos connaissances  en géographie au cas où vous auriez raté le Bac cette année ou encore il y a trente ans, de choisir avec un discernement pessimiste le pays de vos prochaines villégiatures, voir des « rassemblements protestataires hight-thec »  et de pouvoir le localiser sur une mappemonde avant d’effectuer vos réservations dans le SOFITEL  « bobo » du coin….Et, si vous postulez pour une mandature quelconque à quoi que ce soit, d’avoir préalablement consulté avec une attention soutenue les CV du personnel…

On ne sait jamais.

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Nucleaire-des-accidents-partout


Rien que dans l’hexagone,

si on ne stoppe qu’une centrale à chaque quinquennat,
on est pas sortis de la merde…

 

Alors? Hein? elle est pas belle la vie?

Youp-là boum!!!

 

SOFITEL DE TECHERNOBYL

Steph.

http://nosotros.incontrolados.over-blog.com

Bilan négatif pour un Rio positif 20


 

Une montagne qui accouche d’une souris, on nous l’a fait plus pour en obtenir moins! Il est encore surprenant que l’on retrouve des déçus qui n’ont pas encore compris que ces sommets sont, ni plus ni moins, de grands agapes estivales qui permettent quelques vacances exotiques à divers chefs d’Etat qui savent déjà que cette parade n’est que de la poudre de perlimpinpin jeté aux yeux des bobos écolos qui bouffent des sandwichs «BIO» sur les places au soleil, au sons des maracas et autres tambourins, alors que les élites goûtent aux petits canapés et spécialités brésiliennes «AOC» dans des salons feutrés et climatisés.

Mais est-ce des utopistes qui mettent ces événements inutiles au vent pour «faire prendre conscience aux peuples de la Terre que nous polluons!»? Car si mesures il y a à prendre, cela doit se faire au niveau même des Etats, eux-mêmes confrontés à une crise et l’espoir d’une relance économique qui fournira des emplois, donc de la consommation. (Sic!)

Même Angela Merkel, Chancelière d’un pays qui est plus vert que bien d’autres alentour, (à part la Chuiche où le développement durable est inscrit dans la constitution) a préféré se rendre au match de l’Euro-foot opposant l’Allemagne à la Grèce! Quant aux USA et à la Grande-Bretagne, ils ont préféré voir du côté de leurs puits de pétrole et de leurs guéguerres si ils y étaient.

Sinon, on peut saluer le geste de la Chine qui a profité de ce sommet pour signer un contrat de vente d’avions avec le Brésil.

Est-ce l’échec ou le coup de soleil qui est cuisant?! Toujours que les nomades-bobos-écolos qui laissent un foutoir positif une fois le camp levé, ne désarment pas pour autant et cherchent une nouvelle destination de voyage pour aller manifester dans la bonne humeur pour sauver la planète. Juste le temps d’attente dans les aéroports pour trouver un billet d’avion encore disponible une fois le lieu choisi.

20 ans que ces sommets ne servent à rien, mais l’espoir fait vivre. À l’image de Hank Skinner qui a enfin obtenu que le Texas fasse des tests «ADN» qui pourraient l’innocenter, ceci après avoir clamer son innocence pendant 16 ans dans les couloirs de la mort.

5 mois que les étudiant(e)s québecquois(es) manifestent contre la hausse des écolages universitaires, et un jour qu’on attend la réaction de l’homme fort de Turquie, le bien nommé Calife Erdogan, qui a vu un des ses F4 Phantom se faire dégommer par l’armée syrienne…Bien que Damas s’est immédiatement excusée de ce malencontreux incident et participe intensivement aux recherches des deux pilotes…Ceci en vue de sauver la Méditerranée et participer ainsi à l’effort contre la pollution décriée à Rio…

 

 

Ces séismes qui secouent le monde!


 

(Et ce, sans compter les sempiternelles mises-à-jour estivales de tous les logiciels, tempêtes sur les PC.)

 

Et revenir sur le séisme de mars 2011 qui démonta le Japon (et le monde) en moins de 2.

Toujours est-il qu’après cet incident de parcours terrestre qui nous a foutu dans une sacrée merde, il serait bon de revoir la vidéo de ce courageux journaliste nippon qui commentait en direct le terrible tremblement de terre et tsunami qui ravagea l’Empire du Soleil Levant. Sur la carte que la télévision locale nous montre, on peut suivre le score des ondes de choc et ce, commenté comme un match de foot de l’euro ponctué par des bruits de chutes et de cris de femmes qui cherchent auditivement à se protéger alors que le commentateur continue à expliquer ce qui se passe, ceci ponctué de «Aïe!».

 

Vidéo

 

 

Et maintenant, une petite vidéo sur tous les séismes qui se sont manifestés en 2011 sur notre planète.

Les séismes rikiki ne sont pas mentionnés!

 

Vidéo

 

Merci à Steph pour la vidéo;-)

 

Après visionnage de cette terrible vidéo, nous pouvons voir que le meilleur refuge se trouve encore dans l’hémisphère sud de l’Afrique. Il semblerait que l’Europe et le Sibérie soit aussi moins touchées. Mais il ne faut pas se fier aux apparences puisque nous recevons en pleine poire toutes les particules radioactives de Kukushima et selon les spécialistes de rien qui explorent encore cette usine en débandade, cela ne va pas s’arrêter de sitôt, voire empirer. Pour celles et ceux qui ne sont pas allergiques au iode, il serait bien de se faire une petite réserve, histoire de vivre un tout petit peu plus longtemps!

 

C’est pourquoi il est important de suivre l’échec programmé du Sommet de Rio qui vient de commencer dans cette ville brésilienne envahie par les bobos écolos et de nous montrer, comme exemple d’économie verte brésilienne qui protège la forêt amazonienne, à Xapuri exactement (ça ne s’invente pas), la nouvelle usine et les nouveaux ouvriers du latex naturel pour en faire des préservatifs certifiés BIO qui seront distribués massivement dans le Nord du pays!

 

 

 

Score Diesel-Amiante: match nul!


 

Ça fera un score de plus au palmarès des particules fines qui envahissent nos poumons depuis fort longtemps. Si les industries des silicates magnésiens ou calciques ont payé le prix moindrement fort aux victimes de ceux qui ont travaillé dans les bâtiments ou autres produits ignifuges, qu’en sera-t-il des industries qui ont fait la promotion de l’utilisation immodérée du moteur au gazole qui pue! Et de rapporter, au passage, que le moteur Diesel, qui n’a pas besoin de bougies pour s’allumer et qui fut inventé par l’Allemand Rudolf Dieseil himself en 1897, émet des particules 50 fois plus importantes que le moteur essence qui lui aussi, en a de sérieuses à son actif, mais il faudra attendre 2050 afin que l’OMS bouge son cul pour le reconnaître.

Et c’est qu’on va l’utiliser à toutes les sauces, ce Diesel! Locomotives, bateaux, camions, bagnoles, bus, tracteurs, groupes électrogènes, engins de travaux publics, lampes à pétrole, bref, une industrie florissante qui fait marcher les économies de bien des pays.

Parlons combustion pour faire un tant soit peu sérieux! La combustion résulte d’une adéquation parfaite de l’hexadécane + dioxygène = dioxyde de carbone + eau, ce qui donne ça:

2 C16H34 + 49 O2 -> 32 CO2 + 34 H2O

On remarque alors très bien, au vu de cette formule simpliste, qu’il faut 30 gr d’air pour griller 1 gr de combustible. Enfantin!

Après cette explication claire et limpide (des adjectifs qu’il nous faudra bientôt rayer des dictionnaires et les reléguer dans les livres d’histoires), revenons au Diesel incriminé depuis 3 jours par l’Organisation Mondiale des Stupides. C’est quelques jours avant le Sommet Qui Ne Servira à Rien qui se tiendra fin juin à Rio, Brazil, que l’on reconnaît enfin que le gazole aux fumées visibles et qui puent, vous délivre en pleine poire des particules fines de 0,1 à 0,3 mm de diamètre. Petites saloperies qui vont se loger profondément dans l’appareil respiratoire et qui vont provoquer de l’asthme et autres pathologies cancérigènes, sans compter la pollution de l’ozone, surtout par temps ensoleillé et autres chaudes canicules.

Il était entré dans les moeurs, dans les années 1965 – 1975, lors des vacances scolaires, d’échapper aux sempiternels bouchons des autoroutes pour suivre les trajets indiqués par Bison Futé et de se retrouver nez à nez avec les pots d’échappement des camions usant du même itinéraire que les malins du campinge…Qu’elles furent douces, alors, les Gauloises filtres parentales!!

Il faudra attendre 1998 pour que les suies ou nanoparticules diesèliques soient classées comme «probablement cancérigènes» par le CIRC ou Centre International de Recherche sur le Cancer, ceci suite à des asthmes aggravés voire mortels chez les usagers des divins moteurs.

Ce sont les USA qui remportent la palme de l’hypocrisie puisque le problème y fut déjà soulevé dans les années 1981-1983, mais le lobby minier MARG (Mining Awareness Resource Group pour celles et ceux qui ne parlent pas l’english) s’oppose aux études en fermant les clapets et robinets des chercheurs et autres politicards!

30 ans plus tard, 13 juin 2012, stupeur et émoi au sein de la population: le Diesel tue à petit feu! C’est l’OMS qui le dit! Devrait-on voir là une motivation aux industries pour se diversifier afin d’éviter une crise mondiale et de faire des recherches qui vont révolutionner de nouveaux secteurs?!

Toujours est-il que ce billet est dédié aux pestes et autres connards qui ont sermonné des fumeurs(euses) calmement assis(es) sur une terrasse de bistrot à 3/4 vide et qui ne demandaient rien à personne, un jour en juin, sur un des périph bagnolesques de Paris. Mesdames et Messieurs, on vous souffle notre fumée sur vos nobles faces de crétin(e)s! Et toc!

 

 

Notre-Dame-des-Landes s’invite à Nantes ce 24 mars


Notre-Dame-des-Landes s’invite à Nantes, voici pourquoi

Article piqué sur le blog de Nosotros Incontrolados

Communiqué

« Nous luttons ici contre un aéroport, alors que d’autres luttent contre les lignes de trains à grande vitesse au Val Susa et au pays Basque, contre une centrale à gaz dans le Finistère, contre un barrage au Portugal, contre le nucléaire ou les lignes THT dans le Cotentin, etc.

À chaque fois, c’est un même front qui prend corps localement. En Bretagne, le ravalement de tous les centres des grandes villes (de Nantes à Brest et de Saint-Nazaire à Rennes), la future ligne de TGV Rennes-Nantes, la future centrale à gaz de Landivisieau ou encore l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes font partie d’une même dynamique qui n’a qu’un but: accélérer sans cesse la circulation des flux.

Elle porte le nom de Métropole. Et il suffirait de retirer la loupe pour comprendre que cette affaire est mondiale. Ce n’est pas par ironie que le maire de Nantes lui-même affirme que l’aéroport se pense déjà, au travers de ses futures dessertes, dans un réseau de flux européens reliant l’ouest de la France à l’Italie et au Portugal.

Le plus troublant, sans doute, est que les anciennes figures du pouvoir ne nous font plus face. Le pouvoir s’est diffusé au-delà de la scène de la politique classique. Celle où il assure sa fonction depuis sa forme représentative, théatralisée.

En Italie, si Mario Monti n’a pas eu besoin d’élections pour remplacer Berlusconi, c’est parce qu’aux yeux de tous, il n’est pas un politicien mais un technicien qui doit réparer les problèmes économiques du pays. Seul un technicien peut, par-delà les divergences politiques, être protégé des secousses de l’opinion publique pour mener à bien les réformes. Il potere è logistico est un tag apparu ces derniers mois sur les murs du Val Susa. Le pouvoir est logistique, voilà la forme qu’il prend quand il n’y a plus ni centre à conquérir, ni tête à décapiter.

Et quand des franges entières de la population se montrent rétives à son avancée, c’est toute sa brutalité qui est mise à nu.

Au Val Susa comme à la ZAD, la zone est militarisée. Le 29 février dernier un des NoTAV a frôlé la mort. Lors de l’expulsion de la Baïta — chalet occupé par le mouvement — Lucca monte à un poteau électrique pour ralentir l’opération.

Poursuivi jusqu’en haut par la police, il est touché par un arc électrique et tombe. Il faudra plusieurs heures pour que les forces de l’ordre autorisent les ambulances à l’emmener.

S’organiser contre les infrastructures et lutter contre les dispositifs de gestion des populations s’inscrivent dans un même mouvement. L’un marche avec l’autre parce que pour le pouvoir il est inadmissible que d’autres réalités s’inventent. Notre affaire consiste à attaquer ce qui nous empêche physiquement de vivre autrement, de vivre pleinement.

« Non à l’aéroport », « No TAV », « Stop THT »: ce qui s’exprime ici c’est la puissance du refus.

Le Non veut nier le pouvoir et non plus le prendre. Le Non présage d’un au-delà au nihilisme, d’une invention pratique d’autres voies. À commencer par les liens. Ils ne sont plus qu’une somme de rapports désaffectés.

L’étrangeté entre soi et les autres, la séparation entre soi et l’environnement conquièrent les existences jusqu’à leurs derniers recoins. À l’inverse, quand une lutte se déploie, elle promet toujours de mettre à mal cette cynique économie des liens.

Comme lors d’une grève, le conflit même oblige à prendre parti. Une géographie et un commun inédits se dessinent. Dans le Val Susa, il est possible d’esquisser une carte de la vallée entre les maisons, les garages, les bars ou les coiffeurs qui se rangent du côté des SiTAV ou des NoTAV. Dans le Cotentin, lors des réunions ou des actions qui ont suivi le camp antinucléaire de Valognes [Camp qui a permis le blocage, pour quelques heures, du départ du train de déchets nucléaire CASTOR de La Hague vers Gorleben en Allemagne], les sensibilités opposées au projet de ligne THT ont pu se trouver. Un château d’eau désaffecté a même été offert comme base pour le mouvement.

À Notre-Dame-des-Landes, ce sont, notamment, quelques dizaines de maisons occupées et de cabanes dans les bois, des jardins collectifs et des chemins de traverse qui redéfinissent les lieux.

À chaque fois qu’un presidio [Presidio désigne, dans le mouvement NoTAV, un campement ou un espace occupé qui sert de base à la lutte et de lieu de vie collective], une maison ou un terrain est expulsé, ce qui est mis à mal c’est le peuplement de ces lieux où des mondes particuliers se déploient.

Pour laisser place à des espaces indifférenciés, interchangeables, vides de toutes nouvelles possibilités. De là, nous voulons que la journée du 24 mars, soit l’exact mouvement inverse: que nous percions, dans le quadrillage métropolitain, un lieu nôtre à tenir ensemble, à notre manière, le temps que nous décidons.

Désormais, agir au seul niveau symbolique n’est plus opérant. Les actions qui s’évertuent à montrer la désolation que ces infrastructures produisent sont inefficaces puisqu’elle s’étale là, sous nos yeux. Fukushima a parlé pour le nucléaire. Pour l’aéroport, la destruction de 2000 hectares de bocage laisse peu d’ambiguïté sur la sensibilité des aménageurs. La difficulté n’est plus tant de convaincre que de trouver comment les combattre.

Jusque-là, les opposants à l’aéroport se battent contre un projet qui est encore peu concret. Pourtant, nous avons gagné du terrain à chaque fois que nous avons empêché pratiquement l’avancée des travaux, que nous avons renvoyé les juges d’expropriation ou les machines venues faire les carottages de terre. Et si le chantier s’installe, face à sa matérialité cendreuse, c’est cette même intuition qu’il nous faudra déployer: bloquer l’arrivée des machines, les voies d’accès que la police emprunte, etc.

Une autre donnée est la circulation. Depuis le camp climat de 2009, la lutte à Notre-Dame-des-Landes est forte d’un passage permanent. Les occasions ne manquent pas: les visites au hasard d’un voyage, les différents camps ou les appels à occuper, comme la manifestation du 7 mai dernier qui a permis d’investir un terrain pour y construire un jardin collectif et y habiter. Cette lutte est l’affaire de tous.

En plus d’accueillir des opposants qui viennent de toutes parts, elle doit maintenant sortir du simple espace de la ZAD.

La journée du 24 mars est un appel à ce que tous les opposants au projet, quel que soit l’endroit d’où ils viennent, se retrouvent, éprouvent un élan commun. C’est un pas en avant pour que le conflit contamine Nantes. Un pas qui en invite un autre: que la lutte se propage partout où la colonisation de l’espace est à l’œuvre. Pour qu’ensuite, il soit possible qu’aux premières tentatives d’expulsions, des gestes de lutte contre le projet se fassent écho dans tous les coins du pays.

Pour que l’aéroport ne se fasse pas, il nous faut gagner du terrain: multiplier les occupations à Notre-Dame-des-Landes, empêcher les expulsions, bloquer les voies d’accès des machines, de la police, répandre la lutte contre l’aéroport partout où il est possible de s’en ressaisir pratiquement. Mais pour commencer, il nous faut nous retrouver samedi 24 mars, à Nantes, pour éprouver, comme à Valognes, comme au Val Susa, notre puissance d’agir collective et nous promettre que la suite ne sera désormais plus en-deçà.

 

À tout de suite !

Des participants à la journée du 24 mars

Posté par charles tatum à 08:29