Hague, ça rêva, ça rêva, ça rêva!


Pour la première fois depuis le drame de Fukushima, le Japon remet en route les deux réacteurs nucléaires de la centrale d’Ohi, propriété de Kansai Electric Power, ceci pour éviter la pénurie d’électricité pour alimenter les climatisations que les Nippons font fonctionner à tout va, et on ne peut les en blâmer après les deux jours de canicule qui ont frappé la Suisse ce long week-end trop chaud et trop lourd.

 

 

C’est aussi à Caen (glups!) qu’Areva, propriétaire de l’usine de retraitement des déchets des centrales européennes a réceptionné à bras ouvert un train de combustibles hautement radioactifs en provenance des Pays-Bas fin juin 2012. Une aubaine pour cette centrale qui se préoccupe de son avenir depuis que ces anti-nucléaires font les cons pour trouver d’autres alternatives pour une énergie qui ne soit pas sale, n’en déplaise aux lobbys pro-nucléaires. Lobbys qui rappelons-le, soulèvent le spectre du chômage pour des milliers de travailleurs qui bossent dans ces usines de merde. Alors qu’après réflexion intense de la part de ces ouvriers, ces-derniers se rendraient compte que leur poste est assuré pour le démantèlement de ces centrales qui va durer sur des années, sans compter la surveillance des déchets entreposés on ne sait encore où, puisque personne n’en veut. Tiens donc! Sans compter la création de postes d’emploi pour les entreprises qui construiront de quoi alimenter nos postes TV et nos ordis dans un esprit d’énergie renouvelable. Mais bon! A quoi bon essayer de faire boire un âne qui n’a pas soif, hein?!

Toujours est-il que ce train bien silencieux a abandonné 6,7 tonnes de combustible nucléaire qui ont permis d’alimenter en électricité l’équivalent d’une ville de 350’000 habitants pendant un an. Mais pour Areva, ce géant du nucléaire français, les combustibles irradiés ne sont pas considérés comme des déchets, mais comme une matière réutilisable, comme le MOX, par exemple. Un «déchet» utilisé par la centrale Fukushima et cela, voir un article qui doit se trouver sur FAICMFSF, mais je ne sais où, peut-être sur un forum avec un peu de chance.

C’est que la Hague voit plus de 750 transports annuels de déchets merdiques au départ et à l’arrivée de son portail hyper protégé. Le calcul n’est pas difficile à faire, cela fait plus de deux transports par jour qui franchissent le seuil de ce fleuron industriel français. Et l’incident nippon du mois de mars 2011 fait craindre une baisse des cadences, donc moins de travail, moins d’esclaves payés un peu plus que les autres qui oeuvrent dans d’autres professions. C’est pourquoi la Hague compte sur les réacteurs de 3 ème génération, les fameux EPR au système de sécurité inégalé, comme celui qui se construit en Finlande, à Olkiluoto et qui devait être fonctionnel en 2009, puis 2011, puis 2012, puis fin 2013 pour enfin espérer une dernière date, celle de 2014…aux dernières nouvelles. Un EPR qui serait encore plus écologique puisque ces déchets ne serait que du tritium, un isotope radioactif lui aussi, mais moins longtemps.

AREVA essaie de rassurer ces ignares d’écolos en promettant un réacteur de 4 ème génération ou la grande illusion

La Hague voit donc son avenir avec une certaine inquiétude, ce qui n’est pas pour rassurer celles et ceux qui entendent le directeur technique qui répète à qui mieux mox: «Tenez bon la rampe!»

PDF: li_2012-06-28 Hague

 

 

 

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