Le conflit des Asturies, Espagne, mais késako encore?


Les Asturies, ou Principauté des Asturies, est une région autonome au nord de l’Espagne, comme montré sur la carte ci-joint.

Carte, siouplè!

Merci!

Les villes principales sont Gijòn, Oviedo, Siero et Langreo. Pourquoi parler de ces communes, c’est qu’il existe un conflit dont on entend peu parler et pourtant les affrontements entre mineurs des mines de charbon et les forces de la Gardia civile sont de plus en plus violents.

Pourquoi les grévistes montent-ils aux barricades?! C’est que la restructuration des mines de charbons espagnoles dure depuis 20 ans, mais une petite quarantaine permet de faire vivre près de 8’000 mineurs et une économie parallèle qui elle, fait vivre 20’000 à 30’000 habitants de la région. Certes, il fusse prévu que les mines non rentables soient fermées d’ici 2018. Mais parmi les multiples plans d’austérité instaurés par le Gouvernement Rajoy pour retrouver un peu de crédibilité auprès de ses partenaires européens, il en est un qui annonce une réduction de l’aide publique de 63% dans le secteur minier en ce joli mois de mai 2012, soit une subvention de 111 millions d’euros en lieu et place des 301 millions en 2011. Ce qui mit le feu aux poudres et des mouvements de grève musclés apparurent.

Image, siouplè!

Mineurs s’exerçant au lance-patates.

 

Les conflits s’intensifient, mais Rajoy ne plie pas…et les mineurs non plus. Ces derniers bloquent certains même certains axes en incendiant de vieux pneus, ce qui n’est pas bon pour la couche d’ozone et les particules fines, d’où le port de la cagoule! Et c’est pas tout, c’est que ce 5 juin 2012, c’est une gamine de 5ans qui se ramasse une balle en caoutchouc, munition réservée aux forces de police, et ce, en pleine poire. C’en est trop pour que la petite victime devienne le symbole de l’oppression monarchique. 

Image, siouplè!

Gros titres des journaux

 

«Delegaciòn afirma que la pelota que hiriò a la niña presentaba marcas que hacen «presuponer que pudo ser reutilizada por los alborotadores» En français: «La délégation a dit que la balle qui a frappé la jeune fille a montré des signes que ladite délégation assume que les émeutiers pourront la réutiliser avec leur mortier de pacotille» (et non: «la délégation affirme que la pelote qui irrita la petite fille est supposée venir des mines réutilisables pour les albatros»)

Toujours est-il que deux colonnes de mineurs sont parties le 22 juin 2012, l’une de Castille, de Leon et des Asturies, l’autre d’Aragon, partie nord-est de l’Espagne. Elles doivent arriver à Madrid aujourd’hui à Madrid pour dire deux mots au Gouvernement espagnol qui, pour sûr, voudra bien les écouter mais ne bougera pas le petit doigt. Cet événement est prévu pour le mercredi 11 juillet car ces centaines de miniers auront quand même parcouru 500 km à pied, ce qui fait une sacrée trotte. Laissons-les se reposer et attendons patiemment ce qui va se passer lors de cette agape à laquelle nous apportons tout notre soutien!

 

 

 

 

Rajoy très très content!


 

Maître Rajoy, sur son trône perché, tenait dans sous ses fesses la menace d’une implosion européenne et ce, grâce à ses compères grecs. Et si l’Eglise se voyait outrée par ces cyclistes madrilènes qui défilaient en pédalant à pélos en ce dimanche, jour du saigneur, il n’en est pas moins que l’homme fort ibérique à su tirer son épingle du jeu en acceptant, non sans moults minauderies, la proposition européenne de re-capitaliser ses banques pour un montant de 100 à 140 milliards d’euros. (Pffff! Ici, on rit sous cape. On se retrouve avec pas moins de 300 milliards d’euros dans les coffres de la BNS, cela pour essayer de contenir la force maousse costaude de notre franc…alors 140 milliards…300 milliards qui risque de devenir de la monnaie de singe et  là on rigole moins).

Alors qu’avant de rentrer dans le cénacle des grands incapables de Bruxelles, les dirigeants espagnols répondaient un «No!» sans appel à la forêt de micros tendus par des journalistes en mal de sensations qui bouchonnaient l’entrée du Palais Européen belge, la bande à Rajoy a bien défendu son bout de gras et a réussi le tour de force de faire accepter son approbation au plan d’aide du FMI et de la BCE à la seule condition que cet argent aille dans les fouilles des banques espagnoles qui se sont montrées incapables à gérer le fric de ses épargnants.

Oooh il n’aura pas fallu longtemps pour que les deux parties acceptent les conditions hispaniques. Les Bruxellois redoutant la votation grecque du 17 juin 2012 et du séisme que cette dernière peut provoquer, et Rajoy ne voulant pas rater le match Nadal-Djokovic à Roland-Garros. Mais le temps joue en défaveur du maître incontesté de la 4ème puissance économique européenne. Il pleut trop et la finale sera reportée. Caramba! Ce qui ne démonte pas Rajoy pour autant. Et zou qu’il rejoint les tribunes VIP du stade de l’Eurofoutre, en Pologne, assister au match Espagne-Italie.

Il est à noter que si on regarde autour de soi, cet événement foutre-ballistique met les gens en émoi et ce, dans toutes les couches de la population. Le continent européen peut mettre ses affaires urgentes de côté et être vissé devant tous les écrans pour suivre cette compétition qui va redorer les blason des pays participants!

Et pour ceux qui n’ont pas de TV, qu’à cela ne tienne! Fini d’entrer dans la sphère privée de ses voisins. Toutes les grandes villes ont déployé des écrans géants aux points stratégiques afin que toute la population oublie ses soucis et vive au rythme de ses joueurs.

Rajoy ira certainement en Ukraine, ne serait-ce que pour apprendre comment mater les manifestations. Errer dans les rues Kiev, fleurer un peu l’air d’une dictature, histoire de se remémorer la douce époque du franquisme…

 

Comment dit-on «débâcle» en Espagne?!


 

Petit flash-back et remontons le temps, mais pas trop, les futurs livres d’histoire feront cette démarche. On ne va tout de même pas leur mâcher le boulot gratos, corones!

24 avril 2012:

L’économie espagnole rend les Européens inquiets. Et les investisseurs aussi! Donc tensions sur les marchés et Madrid voit ses taux d’intérêt à court terme doubler. Et qui veut dire doubler, veut dire deux fois plus cher! Déjà que fin 2011 n’a pas été la joie…Bref, l’Etat vient au secours des banques et lève des fonds publiques (el pogno del populo) à coup d’environ 2 milliards d’euros pour assainir ces nobles institutions.

Cristobal Montoro, Ministre du Budget rassure: «Pero quelle putana d’año! Nous vivons oun momento extrêmito délicato, extrêmita fragila, et nous allons instaurer oun plan de rigueur pour que nos amigos Européanos aient mucho confiance en nosotros et nuestras banquias!»

Ce à quoi Rajoy ajoute: «Mi amigas, mi amigos! El politica que notre gouvernement mène en ce momento esta ouna putuna politica. Esta dure et va demander beaucoup de pognon, mais esta ouna politica qui ne va pas produire des effets à court terme. Pero, esta ouna politica qu’il faut mener en ce momento! Esta capital!»

El populo qui a voté el PP respire. Il a fait le bon choix. Rajoy esto el ombre della situazioñ!

9 mai 2012:

Bankia, une des plus grandes banques espagnoles est partiellement nationalisée pour un montant de 4 milliards d’euros, el pogno del populo.

22 mai 2012:

Les économistes de la Finance Internationale (IIF, association qui regroupe ~450 banks in the worlds) estiment: «The shit banks of Spain risquent des pertes of 260 milliards d’euros! Ce qui rend les Européens très inquiets. And the investisseurs too! It’s for what, to make the marchés cool, this nobles institutions risquent de demander une aide financière de l’Etat, c’est-à-dire des fonds publiques, (el pogno del populo), around 60 milliards d’euros. (Bingo! They made better of Ireland!) But we think que certaines banks of Spain ont trouvé, dans leurs safes, quelques 110 milliards d’euros en créances douteuses, ce qui leur permettraient d’éviter un crash, but pas toutes!»

25 mai 2012:

El putana del Bankia, la 4ème banque du pays. demande 19 milliards d’euros en plus à l’Etat espagnol, c’est-à-dire des fonds publiques, (el pogno del populo)! L’Etat espagnol a trouvé la panacée: «Amigas, Amigos! Estamos dans ouna mierda épouvantabla! Bankia, qui a pour 31,8 milliards d’euros d’actifs pourris, a suspendu la valeur de son titre de façon préventive. Pero nosotros pensiamos créer ouna granda banka espagnolita nationalisée avec Bankia et les cajos d’épargne CatalunyaCaixa et Novagalacia. No esta ouna bonnita idéa?! Mmmmh! Donc, no prendas vuestro pognon pour le mettre in Suiza. In Suiza, esta ouna grossa mierda perké mucho mucho ombres y mettent déjà leur pognon et la Suiza croule sous tous ces euros. Alors, qu’est-ce qu’elle fait, la putana del Suiza avec vuestro pognon? Hein? Ben, elle vous le garde, mais ne vous donne plus d’argent pour cela. C’est vosotros qui devrez pagaré pour qu’elle guardia vos dineros! Tandis que nosotros, nous avons besoin de vos dineros pour sauver les banques, comprendo?! Pagare à nonostros! Pagare per nuestra Naciòn! Pagare per votre roi Juan et su pokita dèp!»

27 mai 2012:

C’est un président de Bankia, José Ignacio Goirigolzarri confiant qui se voit accorder 20 milliards d’euros accordés par l’Etat, c’est-à-dire des fonds publiques, (el pogno del populo)!: «Esta ouna bella, merveillosa, bellissima nouvelle que nous avons là! Oune milliard de plus! Oune millard avec lequel nous allons rentabiliser notre Bankia et que les titres vont prendre della valor! Ainsi, les bénéfices rendront contents les actionnaires (el populo, on s’en fout) et nous allons créer une noueva équipe à la gestiòn efficace, rigoureuse et transparente. Et Viva Espagna!»

Et de penser:«Corones! Pourvu que les Grecs ne fassent pas el coñios el 17 juin prochain!»

 

 

Espagne, retour du franquisme?


 

On se souviendra du vote-sanction de la population espagnole qui a conduit le régime de Mariano Rajoy et son parti le PP au pouvoir le 20 novembre 2011 et ce, avec une très grande majorité de sièges au Congrès. Bien qu’il n’eusse promis aucun miracle, ce pistonné du monarque Juan Carlos 1er eut déclaré qu’il fera tout ce qui sera en son pouvoir pour réduire le chômage. Quelques mois plus tard, ce même chômage bat des scores records dans un pays où l’on supprime tout!

Ce qui n’empêche pas la Commission européenne de Bruxelles de féliciter Madrid, ce dimanche 13 mai 2012, pour ses multiples plans de rigueur et ses réformes bancaires, ceci afin de ne pas emprunter à la Banque Européenne pour renflouer les caisses publiques encore plus vides que celles de la Grèce. Et nous privilégier de ce communiqué rassurant du Commissaire européen Olli Rehn: «Je salue les mesures prises par les autorités espagnoles pour renforcer leur secteur bancaire. Ceci même si il y a un gros risque d’éclatement de la bulle immobilière pour la Bankia, 4ème du nom, et qui compte 31,8 milliards d’euros dans des actifs immobiliers risqués. N’oublions pas que les banques sont les pierres angulaires de l’économie et on s’en tape si les huissiers chassent les Espagnols de leur logis tout en les poursuivant pour les traites à venir, pour un long avenir, et ceci pour une baraque dont ils sont dépossédé. C’est ainsi que ces mesures sont une réponse à la crise et on ne peut que saluer ce cher régime ibérique qui saigne ses cons-d’citoyens. Bravo Rajoy! Bravo les plans de rigueur! Et cessez de larmoyer sur votre propre sort…vous avez encore la chance de vivre dans un pays où il fait chaud!»

Discours qui fâchent quelques Indignés qui n’ont pas encore compris que le Gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir pour les sauver. Indignés qui se battent malgré tout contre ces prétendues injustices sociales en essayant d’éviter, un tant soit peut, l’expulsion des familles par les huissiers. Des batailles parfois gagnantes, mais à court terme puisque la guerre bancaire ne fait que commencer.

On sait tous aussi que les Indignés espagnols se sont réunis pour quatre jours depuis ce week-end et ce, jusqu’au mardi 15 mai 2012 afin de fêter la première année de leur soulèvement. Le gouvernement Rajoy avait instauré un «couvre-feu» à 22 heures dans la nuit de samedi à dimanche en espérant que les manifestants rentreraient dignement chez eux à cette heure-là. C’est pourquoi un dispositif de deux à trois milles policiers a été déployé à la Puerta del Sol, à Madrid. Des forces de l’ordre prêtes à accompagner les manifestants trop bourrés à la casa, si ils en avaient encore une. Mais trop de monde, trop d’euphorie, trop de tout. Les policiers-samaritains ont été dépassés et n’ont pas bougé sans cesser de veiller au grain.

Cinq heures du mat, dimanche 13 mai 2012, jour du fameux discours venant de Bruxelles. Des premiers manifestants se sont endormis et la rafle a pu commencer. Oohh, pas de grande ampleur puisque seuls 18 manifestants ont été arrêtés. Ce que l’ignore, c’est que jetés en taules, ces Indignados ont écopé du statut de «terroristes» et seront jugés en tant que tel. On en revient au régime franquiste qui eut interdit tous rassemblements susceptibles de menacer l’ordre public! Il va s’en dire que cela a provoqué une indignation au sein de la population qui se mobilise pour que ces taulards ne soient pas jugés comme des membres al-quaïdaistes et soient libérés au plus vite. «Gorge Profonde» espagnole nous apprendra si les doléances du peuple auront trouvé audience auprès d’un gouvernement qui montre de plus en plus son vrai visage. Informations que les médias européens ne relaieront pas. (Un vrai mystère que ces médias!)

En conclusion, les votes sanction qui permettent de mettre les partis d’extrême-Droite au pouvoir ne sont pas bon, mais pas bons du tout pour toute démocratie qui se respecte et est censée respecter les «Droits de l’Homme». Les Grecs devraient donc se méfier de cette «Aube Dorée» qu’ils ont permis d’entrer au Parlement! La France a frisé la catastrophe de justesse lors des dernières présidentielles. L’Allemagne de Merkel se retrouve bien seule et se voit affliger une grosse baffe de la part du SPD et des Verts, ceci dans le lard le plus peuplé de la bucolique Germanie. Restent les législatives françaises.

La solidarité est-elle vraiment effacée des vocabulaires du vieux continent et va-t-elle pouvoir éviter l’Hiver du Salut des Nazillons européens?

Allez, on se marre un coup!

 

 

J21, et viva Espagna!



Publié le 21 décembre 2011

 

Afin de comprendre le système démocratique espagnol, pour quelqu’un qui vit en Suisse, cela devient de la rigolade. En Espagne, la démocratie a deux partis, le Parti socialiste PSOE et le Parti populaire PP, qui détiennent 90% des sièges du Parlement, les 10 % restants étant occupés par de petits partis folkloriques.

Alors, comment fonctionne le système électoral? Simple, le parlement espagnol est composé d’une chambre basse, le Congrès des députés, et d’une chambre haute, le Sénat.

Le Congrès des députés compte 350 membres élus tous les quatre ans au suffrage universel direct. Le mode de scrutin est proportionnel aux 52 circonscriptions qui se voient attribuer un nombre de sièges proportionnel à leur population, mais avec un minimum de deux.

Le Sénat, lui, compte 264 élus, dont 208 le sont au suffrage universel direct majoritaire.

Certains qualifient ce système bipartiste de «frauduleux» et de peu démocratique. Tu parles!

Le PSOE et le PP sont les grands bénéficiaires, alors que les petits partis sont les grands perdants. Comme les électeurs se sont faits à cette réalité, ils concentrent leurs voix sur quelques candidatures, favorisant ainsi le regroupement croissant des choix autour du PSOE et du PP.

Il faut savoir que les listes des partis sont fermées et bloquées, empêchant ainsi l’élection de députés indépendants. L’électeur ne peut ni diviser sa voix entre différentes listes, ni choisir ou changer l’ordre des candidats au sein de la liste qui lui est soumise. Il la prend ou il la laisse, point barre!

Devenir député consiste donc à être placé en bonne place sur la liste de ceux qui l’ont rédigée, ce qui entraînera la soumission dudit député aux décisions du parti.

Des demandes de réforme du système électoral espagnol se font entendre depuis des années et elles sont une des principales revendications du mouvement des Indignés. Revendications qui restent lettres mortes pour l’instant, les grands partis ne voulant pas changer une équipe qui gagne!

C’est donc dans un climat maussade animé par des Indignés, des Résignés, un nombre de Chômeurs record, des coupes dans les dépenses publiques et un endettement plaçant le pays au 1er rang de la crise au sein de la zone euro, que les conservateurs du PP ont remporté une victoire écrasante aux élections générales en Espagne le 20 novembre 2011.

 

 

C’est donc le conservateur franquiste Mariano Rajoy qui succède au socialiste José Luis Rodriguez Zapatero et devient premier ministre hier, mardi 20 décembre 2011.

Le PP a obtenu186 députés au Congrès, la chambre basse du Parlement, le PSOE 110,

Les nationalistes catalans de CIU 16, les communistes d’Izquierda Unida (IU) 11, les indépendantistes basques de la coalition Amaiur 7, le Parti nationaliste basque 5 sièges et l’UPyD 5.

Avec cette majorité absolue, le PP est en mesure de gouverner tout seul le pays, sans alliances avec les partis nationalistes régionaux.

Mariano Rajoy annonce qu’il va immédiatement examiner les moyens pour surmonter la crise, soit une coupe budgétaire de 16,5 milliards d’euros en 2012 dans le secteur public. A commencer par compter les coupons de PQ mensuels des petits écoliers!

Primo: économiser les 1’000 millions d’euros que le gouvernement Rodriguez Zapatero a distribué
aux syndicats sur trois ans pour avoir la paix sociale.
Deuxio: régler les énormes détournements et évasions fiscales imputées au gendre du Roi Juan-Carlos, M. Urdangarin, dont la société aurait perçu de manière illicite des fonds publics pour un montant de 2,3 millions d’euros. (A ce propos, combien coûte un roi et à quoi ça sert?!)

Tertio: régler les 648 cas de corruption en cours d’instruction touchant la classe politique.

Petit calcul: 1’000 millions ou un milliard + 2,3 millions + humm mettons (648 cas de corruption à 2,5 millions de patates = 1 milliard 620 millions) donc arrondissons à 3 milliards. Restent 13,5 milliards d’euros. Prenons un salaire moyen de (là, n’étant pas du tout au courant, je mets un chiffre au zazard en espérant que je ne me plante pas complètement) 1’500 euros mensuels, soit 18’000 euros annuels. 13,5 milliards divisés par 18’000 = 750’000 chômeurs potentiels. Combien coûte un chômeur espagnol! Mettons 500 euros mensuels soit 6’000 euros annuels x 750’000 = 4 milliards d’euros. On continue? Z’aime bien les calculs à la con! 4 milliards divisé par 18’000 euros = 250’000 chômeurs de plus. Comme je tombe sur un chiffre rond de 1 million de chômeurs en plus dans la fonction publique, (car il va de soi qu’on ne va pas sabrer chez les députés qui ne servent plus à grand chose en ces temps de crise), qui va être touché?? Qu’est-ce que la fonction publique hispanique? Les enseignants, le milieu hospitaliers, la voirie et…la police, l’armée?

Plus rigolo (ouais, je sais, mon billet est long, mais je m’amuse quoi!). Un million de chômeurs en plus, cela fait pile poil un million de contribuables en moins. On me suit? Non, je dis cela, mais c’est ce qui nous pend au nez à tous si nos dirigeants continuent à piloter le navire droit dans les récifs! Il va bien falloir sabrer ailleurs. Donc qui sont les prochains sur la liste? Les rentiers, bravo! Je ne l’aurais pas trouvé toute seule! Il y a deux sortes de rentiers, les âgés et les handicapés. Dans les deux cas, on va leur demander de travailler (pour les uns, plus longtemps, pour les autres, z’ont qu’à se démerder!) et ainsi, diminuer les rentes et les coûts de la santé, je sens qu’on me suit! Or, il est vrai qu’avec un taux de chômage de 21,52% + 1 million de chômeurs en plus, on y rajoute les rentiers…Et on commence à comprendre les Grecs(ques)!

 

J21, et viva Espagna!



Afin de comprendre le système démocratique espagnol, pour quelqu’un qui vit en Suisse, cela devient de la rigolade. En Espagne, la démocratie a deux partis, le Parti socialiste PSOE et le Parti populaire PP, qui détiennent 90% des sièges du Parlement, les 10 % restants étant occupés par de petits partis folkloriques.

Alors, comment fonctionne le système électoral? Simple, le parlement espagnol est composé d’une chambre basse, le Congrès des députés, et d’une chambre haute, le Sénat.

Le Congrès des députés compte 350 membres élus tous les quatre ans au suffrage universel direct. Le mode de scrutin est proportionnel aux 52 circonscriptions qui se voient attribuer un nombre de sièges proportionnel à leur population, mais avec un minimum de deux.

Le Sénat, lui, compte 264 élus, dont 208 le sont au suffrage universel direct majoritaire.

Certains qualifient ce système bipartiste de «frauduleux» et de peu démocratique. Tu parles!

Le PSOE et le PP sont les grands bénéficiaires, alors que les petits partis sont les grands perdants. Comme les électeurs se sont faits à cette réalité, ils concentrent leurs voix sur quelques candidatures, favorisant ainsi le regroupement croissant des choix autour du PSOE et du PP.

Il faut savoir que les listes des partis sont fermées et bloquées, empêchant ainsi l’élection de députés indépendants. L’électeur ne peut ni diviser sa voix entre différentes listes, ni choisir ou changer l’ordre des candidats au sein de la liste qui lui est soumise. Il la prend ou il la laisse, point barre!

Devenir député consiste donc à être placé en bonne place sur la liste de ceux qui l’ont rédigée, ce qui entraînera la soumission dudit député aux décisions du parti.

Des demandes de réforme du système électoral espagnol se font entendre depuis des années et elles sont une des principales revendications du mouvement des Indignés. Revendications qui restent lettres mortes pour l’instant, les grands partis ne voulant pas changer une équipe qui gagne!

C’est donc dans un climat maussade animé par des Indignés, des Résignés, un nombre de Chômeurs record, des coupes dans les dépenses publiques et un endettement plaçant le pays au 1er rang de la crise au sein de la zone euro, que les conservateurs du PP ont remporté une victoire écrasante aux élections générales en Espagne le 20 novembre 2011.

 

 

C’est donc le conservateur franquiste Mariano Rajoy qui succède au socialiste José Luis Rodriguez Zapatero et devient premier ministre hier, mardi 20 décembre 2011.

Le PP a obtenu186 députés au Congrès, la chambre basse du Parlement, le PSOE 110,

Les nationalistes catalans de CIU 16, les communistes d’Izquierda Unida (IU) 11, les indépendantistes basques de la coalition Amaiur 7, le Parti nationaliste basque 5 sièges et l’UPyD 5.

Avec cette majorité absolue, le PP est en mesure de gouverner tout seul le pays, sans alliances avec les partis nationalistes régionaux.

Mariano Rajoy annonce qu’il va immédiatement examiner les moyens pour surmonter la crise, soit une coupe budgétaire de 16,5 milliards d’euros en 2012 dans le secteur public. A commencer par compter les coupons de PQ mensuels des petits écoliers!

Primo: économiser les 1’000 millions d’euros que le gouvernement Rodriguez Zapatero a distribué
aux syndicats sur trois ans pour avoir la paix sociale.
Deuxio: régler les énormes détournements et évasions fiscales imputées au gendre du Roi Juan-Carlos, M. Urdangarin, dont la société aurait perçu de manière illicite des fonds publics pour un montant de 2,3 millions d’euros. (A ce propos, combien coûte un roi et à quoi ça sert?!)

Tertio: régler les 648 cas de corruption en cours d’instruction touchant la classe politique.

Petit calcul: 1’000 millions ou un milliard + 2,3 millions + humm mettons (648 cas de corruption à 2,5 millions de patates = 1 milliard 620 millions) donc arrondissons à 3 milliards. Restent 13,5 milliards d’euros. Prenons un salaire moyen de (là, n’étant pas du tout au courant, je mets un chiffre au zazard en espérant que je ne me plante pas complètement) 1’500 euros mensuels, soit 18’000 euros annuels. 13,5 milliards divisés par 18’000 = 750’000 chômeurs potentiels. Combien coûte un chômeur espagnol! Mettons 500 euros mensuels soit 6’000 euros annuels x 750’000 = 4 milliards d’euros. On continue? Z’aime bien les calculs à la con! 4 milliards divisé par 18’000 euros = 250’000 chômeurs de plus. Comme je tombe sur un chiffre rond de 1 million de chômeurs en plus dans la fonction publique, (car il va de soi qu’on ne va pas sabrer chez les députés qui ne servent plus à grand chose en ces temps de crise), qui va être touché?? Qu’est-ce que la fonction publique hispanique? Les enseignants, le milieu hospitaliers, la voirie et…la police, l’armée?

Plus rigolo (ouais, je sais, mon billet est long, mais je m’amuse quoi!). Un million de chômeurs en plus, cela fait pile poil un million de contribuables en moins. On me suit? Non, je dis cela, mais c’est ce qui nous pend au nez à tous si nos dirigeants continuent à piloter le navire droit dans les récifs! Il va bien falloir sabrer ailleurs. Donc qui sont les prochains sur la liste? Les rentiers, bravo! Je ne l’aurais pas trouvé toute seule! Il y a deux sortes de rentiers, les âgés et les handicapés. Dans les deux cas, on va leur demander de travailler (pour les uns, plus longtemps, pour les autres, z’ont qu’à se démerder!) et ainsi, diminuer les rentes et les coûts de la santé, je sens qu’on me suit! Or, il est vrai qu’avec un taux de chômage de 21,52% + 1 million de chômeurs en plus, on y rajoute les rentiers…Et on commence à comprendre les Grecs(ques)!