Score Diesel-Amiante: match nul!


 

Ça fera un score de plus au palmarès des particules fines qui envahissent nos poumons depuis fort longtemps. Si les industries des silicates magnésiens ou calciques ont payé le prix moindrement fort aux victimes de ceux qui ont travaillé dans les bâtiments ou autres produits ignifuges, qu’en sera-t-il des industries qui ont fait la promotion de l’utilisation immodérée du moteur au gazole qui pue! Et de rapporter, au passage, que le moteur Diesel, qui n’a pas besoin de bougies pour s’allumer et qui fut inventé par l’Allemand Rudolf Dieseil himself en 1897, émet des particules 50 fois plus importantes que le moteur essence qui lui aussi, en a de sérieuses à son actif, mais il faudra attendre 2050 afin que l’OMS bouge son cul pour le reconnaître.

Et c’est qu’on va l’utiliser à toutes les sauces, ce Diesel! Locomotives, bateaux, camions, bagnoles, bus, tracteurs, groupes électrogènes, engins de travaux publics, lampes à pétrole, bref, une industrie florissante qui fait marcher les économies de bien des pays.

Parlons combustion pour faire un tant soit peu sérieux! La combustion résulte d’une adéquation parfaite de l’hexadécane + dioxygène = dioxyde de carbone + eau, ce qui donne ça:

2 C16H34 + 49 O2 -> 32 CO2 + 34 H2O

On remarque alors très bien, au vu de cette formule simpliste, qu’il faut 30 gr d’air pour griller 1 gr de combustible. Enfantin!

Après cette explication claire et limpide (des adjectifs qu’il nous faudra bientôt rayer des dictionnaires et les reléguer dans les livres d’histoires), revenons au Diesel incriminé depuis 3 jours par l’Organisation Mondiale des Stupides. C’est quelques jours avant le Sommet Qui Ne Servira à Rien qui se tiendra fin juin à Rio, Brazil, que l’on reconnaît enfin que le gazole aux fumées visibles et qui puent, vous délivre en pleine poire des particules fines de 0,1 à 0,3 mm de diamètre. Petites saloperies qui vont se loger profondément dans l’appareil respiratoire et qui vont provoquer de l’asthme et autres pathologies cancérigènes, sans compter la pollution de l’ozone, surtout par temps ensoleillé et autres chaudes canicules.

Il était entré dans les moeurs, dans les années 1965 – 1975, lors des vacances scolaires, d’échapper aux sempiternels bouchons des autoroutes pour suivre les trajets indiqués par Bison Futé et de se retrouver nez à nez avec les pots d’échappement des camions usant du même itinéraire que les malins du campinge…Qu’elles furent douces, alors, les Gauloises filtres parentales!!

Il faudra attendre 1998 pour que les suies ou nanoparticules diesèliques soient classées comme «probablement cancérigènes» par le CIRC ou Centre International de Recherche sur le Cancer, ceci suite à des asthmes aggravés voire mortels chez les usagers des divins moteurs.

Ce sont les USA qui remportent la palme de l’hypocrisie puisque le problème y fut déjà soulevé dans les années 1981-1983, mais le lobby minier MARG (Mining Awareness Resource Group pour celles et ceux qui ne parlent pas l’english) s’oppose aux études en fermant les clapets et robinets des chercheurs et autres politicards!

30 ans plus tard, 13 juin 2012, stupeur et émoi au sein de la population: le Diesel tue à petit feu! C’est l’OMS qui le dit! Devrait-on voir là une motivation aux industries pour se diversifier afin d’éviter une crise mondiale et de faire des recherches qui vont révolutionner de nouveaux secteurs?!

Toujours est-il que ce billet est dédié aux pestes et autres connards qui ont sermonné des fumeurs(euses) calmement assis(es) sur une terrasse de bistrot à 3/4 vide et qui ne demandaient rien à personne, un jour en juin, sur un des périph bagnolesques de Paris. Mesdames et Messieurs, on vous souffle notre fumée sur vos nobles faces de crétin(e)s! Et toc!

 

 

Publicités

Réseaux de soins «obligatoires» ou pièges à cons!


 

Le 17 juin, les Helvètes vont devoir se prononcer sur plusieurs objets mis en votation, parmi lesquels:

 «La modification de la loi fédérale sur l’assurance maladie (Réseaux de soins)»

On nous «assure» que la qualité des soins ne sera pas prétéritée et que les réseaux seront indépendants des caisses maladie. Mais lorsqu’on regarde de plus près le projet de loi proposée, on peut lire:

«Le réseau de soins intégrés conclut avec l’assureur un contrat qui précise comment la qualité des prestations sera garantie et comment les prestations seront rémunérées. Le contrat définit également dans quelle mesure le réseau de soins intégrés assumera la responsabilité financière des soins médicaux (coresponsabilité budgétaire). Les réseaux de soins sont indépendants; ils ne peuvent donc être gérés par un assureur.»

Là, nous sommes déjà pris(e)s pour de sombres con(ne)s puisqu’il est dit dès la première ligne du paragraphe que le réseau de soins intégrés et l’assureur vont se mettre d’accord sur une enveloppe budgétaire et comment gérer cette dernière. Puis de nous «ré-rassurer» par la phrase finale que ces réseaux de soins intégrés seront indépendants et ne pourront pas être gérés par un assureur.

En gros, pour ceux qui n’ont toujours pas compris, l’assureur donne une enveloppe budgétaire fixée à tel montant au réseau de soins…et ce sera aux médecins de la gérer. Si le réseau dépasse cette enveloppe, il pourra reporter les coûts sur l’enveloppe de l’année suivante en foutant dehors les mauvais risques, ou si il est obligé de les garder en son sein pendant 3 ans comme prévu par cette nouvelle idée de loi, les soigner au rabais!

Ce n’est pas fini!

«L’assuré qui opte pour le modèle des soins intégrés paiera une quote-part de 10% jusqu’à un montant maximal de 500 francs par an (contre 700 actuellement); l’assureur pourra cependant renoncer partiellement ou totalement à prélever la participation aux coûts. L’assuré qui n’opte pas pour ce modèle devra désormais acquitter une quote-part de 15%, à concurrence de 1’000 francs.»

Pour dire plus simple, celui ou celle qui est suivi(e) par son médecin traitant et ses spécialistes depuis un certain nombre d’années ne pourra plus être suivi(e) par son entourage médical si ce dernier ne fait pas partie d’un réseau de soins. Or, les malades chroniques ne sont pas ceux qui courent les spécialistes de tous poils, mais sont plutôt ceux qui passent par leur médecin traitant en qui ils ont toute confiance. On peut même ajouter que ce ne sont pas les malades chroniques qui courent chez le toubibs pour le moindre bobo afin d’obtenir le fameux sésame (attestation maladie) qui lui permettra au malade de bénéficier de son salaire versé par «l’assurance perte-de-gains» pour une absence en cas de grippe!

Mais le pompon est l’article suivant:

«Le projet de révision de la loi fédérale sur l’assurance maladie contient encore d’autres modifications.»

Alors là, on nage dans le flou le plus total! On fait des projets de loi et on y rajoute la petite phrase: «Mais cette révision contient encore d’autres modification!» Du pur délire! Faut aller se faire soigner, là!!

Ce qu’il faut savoir, pour ceux qui sont bien portants, c’est qu’une maladie grave choisit ses partenaires au hasard, tout comme un simple accident de la route. Ce dernier exemple n’est pas pris au hasard puisqu’une victime d’un accident, qui subira des séquelles toute sa vie, est prise en charge par «l’assurance accident» les cinq premières années avant de se retrouver…à «l’assurance maladie obligatoire». Sans compter qu’une victime d’un accident sera boudée par d’autres assurances qui connaissent les risques de séquelles qui vont pourrir la vie de celui ou celle qui a eu la malheur de se trouver sur la route d’un simple péquin qui a causé le drame par simple inattention!

Pour celui ou celle qui veut voir le débat, voir le lien: Réseaux de soins: le patient vraiment gagnant?

On y peut voir une Isabelle Moret, Vice-présidente PLR (Parti Libéral Radical ou Parti des Lobbys Renommés), Conseillère nationale, canton de Vaud qui va défendre becs et ongles ce projet de loi et qui, à court d’arguments contre des invités qui en connaissent un rayon, prête des propos que Pierre-Yves Maillard, Conseiller d’Etat, Département santé et action sociale, PS (Parti Socialiste et non Post Scritum), Vaud, n’a pas tenus. Un Maillard qui a déjà eu maille a partir avec le Président de la Confédération lors d’un débat sur «l’assurance maladie» et qui connaît ses dossiers du bout des doigts.

Lors du débat avec le Président Pascal Couchepin (Président de la Confédération pendant un an, mais Conseiller Fédéral qui s’occupait de la santé point de vue économique), lui aussi Radical amigo avec les lobbys des assureurs, avait aussi malmené Maillard, mais a reconnu par la suite que ce dernier avait eu raison sur toute la ligne! Petite parenthèse dans laquelle je rajoute que Maillard s’était fait aussi traité de nom d’oiseau, une spécialité des Radicaux Libres!

Alors qu’ici, au moment où on arrive à la fin d’un débat animé où les interlocuteurs qui n’ont rien de rassurant mais qui tiennent plus le crachoir que ceux qui maîtrisent le sujet, Isabelle Moret cite «Alain Berset, Conseiller Fédéral PS qui a défendu ce projet devant les caméras de toutes les chaînes nationales». Pierre-Yves Maillard émet des doutes quant aux propos de Berset. Pourquoi? Parce que tout comme Miss Moret le sait, un(e) Conseiller(ère) Fédéral(e) est obligé(e) de défendre le résultat d’un consensus opté à la majorité de tous les intervenants au sein d’un collège, même si ce résultat ne lui plaît pas!

Comme tout(e) psychologue élémentaire, soit le simple péquin, le sait, une personne à court d’argument va essayer de porter des coups bas à son adversaire quand il ou elle n’a plus d’autre possibilité pour rester crédible. C’est dans ces conditions que Miss Moret déclare que Pierre-Yves Maillard traîte Alain Berset de «fieffé menteur!», propos qu’aucun auditeur ou téléspectateur n’a entendu de la part du Conseiller d’Etat du Canton de Vaud!

Madame Moret aurait-elle besoin d’une consultation chez un oto-rhino-laryngologue?

Ce qui a de rassurant, c’est que aucune des sept formations politiques qui représentent le Grand Conseil Vaudois, y compris celle dont madame Moret fait partie, ne soutient cette proposition!

 

Ascension de cholestérol…bon pour les pharmas


 

Ai pu voir et entendre, sur mon écran plasma de 100 x 80 cm posé à un mètre de mes panards, une émission édifiante sur le cholestérol et les études qui remettent en question les «statines» que l’on fourvoie à grande volée aux patients qui ont «trop de cholestérol» ou du «mauvais cholestérol». Et ceci pour un marché de plusieurs milliards de francs, ou d’euros, ou de dollars.

Or, qu’est-ce donc que ces foutues «statines»?

Les «statines» sont des hypolipidémiants. Entendons par là: ce sont des molécules dont le but est de diminuer le taux de lipides dans le sang et donc sont sensées agir sur la diminution du cholestérol dans le sang. Le cholestérol étant ces soit-disant bonnes ou mauvaises graisses qui forment des plaques dans les vaisseaux et les veines sanguines et vont jusqu’à provoquer un infarctus, nous l’a-t-on maintes fois répété, par voie médiatique, par ouïe-dire, etc, etc…

Ce qu’on sait un peu moins, c’est qu’il n’y a pas de «bon» ou de «mauvais» cholestérol. Il y a du cholestérol point barre et c’est vital pour tout l’organisme. Pour faire plus simple, sans cholestérol, on meurt! Et sans les «statines», c’est les pharmas qui se prennent une grosse baffe.

C’est d’autant plus révoltant que les brevets arrivant à terme et que ces «statines» vont passer dans la classe des génériques, des phramas n’hésitent pas à renommer leurs médocs en les nommant légèrement différemment et de les étendre aux posologies enfantines, histoire que leur pilules miracles qui ne servent à rien bénéficient d’un rallongement de brevet de 6 mois.

C’est encore plus révoltant de savoir que de donner des «statines» aux gamins de 8 ans ou plus est (presque) considéré comme un acte criminel! Il y en a qui vont en taule pour moins que ça!

«Mais que 6 mois, c’est que rien du tout!» Dirons les sceptiques! Certes, 6 mois, pour nous, simples et crédules péquins, ce n’est rien, mais c’est toujours près de plusieurs milliards qui vont tomber dans les poches de «Pfizer», pour citer qu’une entreprise pharmaceutique parmi tant d’autres!

Personne ne me croit?!

En effet, difficile à croire en quelque chose que tout le monde médical nous a seriné pendant des années puisque même les médecins y ont cru! C’est maintenant un parcours difficile que de décroire et d’être sérieusement désenchantés! Combien de temps nous a-t-il fallu pour ne plus croire qu’aujourd’hui fut La Journée où Jésus Christ monta au ciel, décloué de la croix qui fut un sacré lest et ce, pour rejoindre son Papa!

Mais regardez plutôt!

(Clic sur le lien ci-dessous, pour les pas réveillés)

Cholestérol, un business qui rend malade