Grèce…où qu’il est, le bout du tunnel?


 

Le soulagement des Grecs aura été de courte durée. A peine le vote de confiance aux élites qui sont aux commandes du pays ont évité la crise d’une éventuelle sortie de l’euro, le gouvernement s’attend à une récession pire que prévue. Depuis 2010, les Européens et le FMI ont débloqué un prêt de 110 milliards d’euros, suivi par un 2 ème prêt de 130 milliards d’euros, suivi d’une effacement d’une dette de 107 milliards d’euros, ce à quoi la péninsule hellène s’est engagée à retrouver une croissance dès 2014. Mais voilà, malgré la troika infligée au peuple, le gouvernement grec n’arrive pas à honorer ses promesses et demande un délai de deux ans supplémentaire, ce qui fait dire à la patronne du FMI, Christine LaGrande: «Désolée, mais je ne suis pas du tout d’humeur à écouter vos jérémiades. Je veux avoir des faits, code barre!»

Le gouvernement grec doit aussi faire face à une police qui se lâche et devient de plus en plus violente, attaquant les mouvements pacifistes de façon complètement disproportionnelle et ce, avec des produits chimiques et des paralysants avant de les battre parfois à mort. Mais le manifestant gazé et battu peut toujours porté plainte contre brutalités policières en relevant le numéro de matricule qui se trouve à l’arrière du casque du flic qui lui fout la pâtée du jour, puis contacter un médecin et un avocat si les fonctionnaires de police le lui permet. Les personnes arrêtées, soit: les Grec(que)s soupçonné(e)s d’appartenir à des groupes armés, les migrants, les demandeurs d’asile, les marginaux et les Roms, ont cependant droit à un traitement de faveur puisqu’ils sont amenés dans un commissariat qui pratique la torture dans le cadre du Code pénal grec et sont ainsi protégées contre les forces d’«Aube dorée» qui ne sont pas aussi charitables. Enfin, charitables…

Il faut souligner le geste de ce parti d’extrême Droite, «Aube dorée» la bien nommée, qui a ouvert une épicerie aux «Grec(que)s de souche» les plus défavorisé(e)s.

Vidéo sur: http://www.bfmtv.com/grece-une-epicerie-solidaire-reservee-aux-actu30102.html

Une épicerie de façade qui cherche à couvrir l’activité quotidienne de plus en plus agressive de ces néonazis qui ont un fort besoin de se défouler et distribuent de grosses baffes aux immigrés, aux militants de Gauche et pourquoi pas, au simple péquin qui ose protester. Ces groupuscules devenus groupes tout court, s’organisent aussi des petits voyages tourisitiques dans tout le pays pour des raids en revendiquant qu’ils peuvent castagner qui ils veulent et quand ils veulent. Et que ça saute!

Pour en savoir plus, voir le site de Bella Ciao:

 

 

 

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Les ébats des Viktor de l’Est


 

Hongrie :

 

C’est au premier ministre hongrois Viktor Orban, parti de la Droite Dure Fidesz qui, après avoir pris le contrôle total de la presse afin de mieux la museler, réhabilite des anciens nazis et réinstaure de culte de Miklòs Horthy, cela même dans les programmes scolaires.

Mais qui est ce Miklòs Horthy?, demandent déjà les grands naif(ve)s qui se sont abstenus des cours d’histoire pour aller tirer un joint derrière la façade principale du collège, à l’abri de tous visus. Miklòs ou, Mimi pour les intimes, fut un amiral de la flotte austro-hongroise lors de la 1ère guerre mondiale, celle qui a eu lieu de 1914 à 1918. C’est un aristocrate nationaliste qui en a une sèche contre les communistes et contre les juifs qu’il envoie en enfer. 1919, il devient le Régent de la Hongrie et instaure un régime autoritaire, avec ses lois antisémites, anti-communistes, anti-franc-maçonnistes. l s’inscrit ainsi dans l’air du temps avec les partis des différents pays comme l’Italie et l’Allemagne qui se réarme tranquillos. Puis commence la seconde guerre mondiale, celle de 1939-1945 et la Hongrie bénéficie du soutien des ses amis pour intégrer «l’Axe» (pas celui de Bush Jr, un plagiat celui-là!) jusqu’au jour en fin 1941 où un premier massacre de juifs commis par les forces SS fait 20’000 victimes sur sol hongrois. Ce qui n’est pas du goût de Mimi qui négocie dans l’ombre avec les forces anglo-américaines dès 1942 à Istanbul. C’est aussi pourquoi Horty perd un peu de son pouvoir au profit d’un certain Döme SztòJay qui a moins de scrupules et obéit plus facilement aux ordres des SS. 1944, c’est la Roumanie qui déclare la guerre à la Hongrie et à l’Allemagne. Et hop, elle ouvre ses frontières aux armées rouges venant de l’Est. Horty, arrêté par les Américains en 1945 en Bavière, ne sera pas jugé en tant que criminel de guerre et vivra au Portugal jusqu’à l’âge de 89 ans. Un Portugal où il y sera bien, puisque le «dictateur» de ce pays, Oliveira Salazar, le préservera de ceux qu’il n’aime pas.

 

Roumanie :

 

Le premier ministre Victor Ponta, Gauche très à gauche, est accusé d’avoir plagié sa thèse de doctorat. «C’est parce que j’ai oublié de mettre les guillemets dans les passages précités» se défend-il pour expliquer que la moitié de sa rédaction n’est autre que du copié-collé. Cela ne nous surprend qu’à moitié puisque le plagiat est instauré depuis l’époque Ceausescu, tout comme les mesures antidémocratiques réinstaurées dans ce pays. Les personnes qualifiées sont démises de leurs fonctions, comme le directeur des Archives nationales, puis limogeage de la direction de la télévision publique, et les Roumains attendent le sort des dirigeants des institutions culturelles et artistiques roumaines. Une «épuration minable», aux dire du réalisateur Cristian Mungiu qui a été récompensé à Cannes, cette année encore.

Mais qui est donc Ceausescu?, demandent déjà les mêmes grands naif(ve)s qui se sont abstenus des cours d’histoire pour aller tirer un joint derrière la façade principale du collège, à l’abri de tous visus.

Nicolae Ceausescu a été le principal dirigeant de la Roumanie de 1965 à 1989, lors de la révolution qui abattit le «Mur de Berlin, tout un symbole», Il fut surnommé «Ninique» par sa femme Elena bardée de diplômes tous aussi fictifs les uns que les autres, mais aussi «le Conducàtor», «le Génie des Carpates» ou «le Danube de la pensée», c’est pour tout dire…et surtout écrire n’importe quoi! Fils de cordonniers, «le Danube de la pensée» grimpa les échelons jusqu’à devenir le premier homme du pays en 1965 où il fut très populaire dans les milieux de Gôche et très bien vu par le Kremlin, jusqu’au jour où il condamna l’invasion de la Tchécoslovaquie, ce qui lui donnera bonne figure à l’Ouest. Tout cela lui monta à la tête et il instaura le «culte de la personnalité», maladie connue par tous les dictateurs, qu’ils soient de Gôche ou de Droâte. Et que tout le monde autour du couple se voit affligé de titres universitaires et honorifiques, avec privilèges à la clé. S’en suivirent les dérives de tous cultes de personnalité qui provoquent la chute de ces régimes autocratiques. Le couple Ceausescu se verra fusillé le 25 décembre 1989 (un Noël en plus) après un procès record de 55 minutes. Une heure en tout, procès, descente dans la cour et fusillade inclus. L’heure des forfaits avait commencé…

 

 

 

Ces tweets qui tiltent et game over!


 

Ne peut pas gazouiller qui veut et encore moins quand des membres de partis élus dans certaines tâches tiennent des propos infects. On a connu le tweet qui a tué S’égo-couenne Royale, celui de Valérie Rottweiler, la compagne de François Hollande, et dont les termes ne laissent planer aucun doute: «Courage à Olivier Falomi qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des rochelais depuis tant d’années dans un engagement désintéressé.» On sent la haine et la vague de jalousie chez la journaliste qui ne soutient pas la S’égo de son compagnon. Mais il y a pire! Et les médias français ont eu raison de monter cette affaire en épingle et ce, pendant plusieurs jours. En effet, à y voir de plus près, on sent une Valérie méprisante des petites gens. Le «r» minuscule des Rochelais en témoigne et cette capture d’écran le prouve:

Image:

 

En douce et bucolique Helvétie, nous avons aussi nos jolis gazouillis qui ne font pas autant de bruit, certes, mais qui font tout de même parler d’eux et où la réaction des élus ne se fait pas attendre. C’est le «Tages-Anzieger» (LE journal suisse-alémanique) qui révèle l’affaire des deux tweets du politicien UDC zurichois Alexander Müller du 23 juin 2011.

Image:

 

 

Auf franzözisch: «peut-être avons-nous besoin d’une autre Nuit de Cristal…cette fois pour les mosquées». Pour les non-initiés, que veut donc dire «Nuit de Cristal»?! «Nuit de Cristal» n’est autre que le pogrom contre les Juifs sous l’empire du IIIème Reich, pogrom étant le nom russe pour désigner le pillage et le meurtre contre une partie minoritaire de la population, juive ou tzigane de préférence. Le IIIème Reich étant le petit nom de Hitler, mais ça, tout le monde le sait…non?!

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais Alexander Müller réitère et répond à un autre tweet en ces termes: «je voudrais vraiment mettre certaines personnes contre le mur et les fusiller. Moins de saletés sur terre serait une bonne chose.» Certes, ces tweets sortis de leur contexte pourraient paraître «innocents» si ils n’étaient pas liés à l’acquittement d’un musulman par la justice bâloise. Un musulman qui est en faveur de la punition des femmes, ce qui ne veut pas dire que tous les musulmans sont des brutes qui battent leur femme (on trouve cela aussi dans d’autres obédiences, mais cela fait moins de bruit et l’acquittement du bourreau est aussi monnaie courante), mais les femmes peuvent aussi cogner leur mari quand le besoin s’en fait sentir! V’là pour le contexte!

Toujours est-il qu’Alexander Müller s’est vu chassé de son poste au sein d’un parti qui se veut politiquement correct.

Pas de doute et pas de cadeau pour les politiciens qui tweetent n’importent quoi sur le réseau social le plus lorgné des internautes. Ce qui ne veut pas dire qu’ils doivent se lâcher lors de la fermeture des bars ou autres boîtes de nuit, à l’image de ceux qui en sortent à moitié bourrés en foutant le bordel et qui distribuent des claques à qui mieux mieux avant de prendre le volant. Mais cela, on peut encore le comprendre, car qui n’est pas passé par là?! Et ne faut-il donc point s’immerger dans la fange pour mieux la comprendre…

En conclusion: les tweets irresponsables et haineux tenus par des politiciens élus doivent être condamnables au même titre que si c’étaient des propos tenus en public et doivent être poursuivis au même titre que si c’était le voisin qui porte plainte pour insulte raciste.

Quand aux baffes distribuées par certain(e)s hors de leurs fonctions publiques ne sont que pacotilles et ne méritent pas l’attention du grand public. Car il y a très souvent des baffes qui se perdent…

 

 

 

Un peu de politique helvétique pour la Pentecôte: la Double majorité


 

Pour que ce thème soit un peu ludique, bien que ce soit un système important pour les prochaines votations, il faut comprendre ce qu’est la particularité suisse de Double majorité et est-ce encore un système équitable à l’heure actuelle. Car si ce système était valable fin du XVIII e – XIX e siècle, ceci pour respecter des diverses cultures, religieuses et linguistiques, le XX e siècle tente à tenir compte des différentes disparités culturelles et fiscales.

Mais prenons une carte de la Suisse!

 

Maintenant, piquons une carte sur Wikipedia qui montre les différentes langues parlées en Suisse. On peut parler d’une carte de disparités culturelles (et déjà un peu fiscales)

 

Et maintenant, celle des cantons, carte toujours piquée sur Wikipédia

 

Toujours sur Wikipédia prenons la carte qui montre la densité de la population en Suisse.

(A remarquer que selon la 1ère carte, il est logique de voir que la densité de la population ne se trouve pas dans les montagnes qui occupent les deux tiers du territoire.)

 

La Suisse compte 26 cantons, dont certains sont tellement petits mais tiennent à rester séparés comme Obwald, Nidwald, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures, qu’ils n’ont qu’une demi-voix chacun. Et toc! Reste quand même 20 cantons qui ont toujours une voix chacun.

Or, parmi ces 26 cantons et demi-cantons, examinons lesquels ont le plus de votants sur une population de 7’593’500 d’habitants.

Selon SwissVision:

I point:  Appenzell Rhodes-Intérieures / AR / allemand / 1/2 voix

II points: Obwald / OW / allemand / 1/2 voix

III points: Uri / UR / allemand

IV points: Glaris / GL / allemand

V points: Nidwald / NW / allemand / 1/2 voix

VI points: Appenzell Rhodes-Extérieures / AI / allemand / 1/2 voix

VII points: Jura / JU / français

VIII points: Schaffouse / SH / allemand

IX points: Zoug / ZG / allemand

X points: Schwytz / SZ / allemand

XI points: Neuchâtel / NE / français

XII points: Bâle-Ville / BS / allemand / 1/2 voix

XIII points: Grisons / GR / romancheallemanditalien

XIV points: Thurgovie / TG / allemand

XV points: Soleure / SO / allemand

XVI points: Fribourg / FR / allemandfrançais

XVII points: Bâle-Campagne / BL / allemand / 1/2 voix

XVIII points: Valais / VS / allemandfrançais

XIX points: Tessin / TI / italien

XX points: Lucerne / LU / allemand

XXI points: Genève / GE / français

XXII points: Saint-Gall / SG / allemand

XXIII points: Argovie / AG / allemand

XXIV points: Vaud / VD / français

XXV points: Berne / BE / allemandfrançais

XXVI points: Zurich / ZH / allemand

 

Donc, la Double majorité prend en compte la majorité populaire et la majorité des cantons. Or au vu de ce qui précède, on peut constater qu’un canton comme Uri a la même puissance que Zurich. Ce qui n’est pas très normal à l’heure actuelle. Si on veut garder le système de double majorité, celle-ci serait plus juste et équitable si elle donnait plus de voix au canton de Zurich et une à Uri. Les deux étant suisse-allemands, on ne pourrait pas évoquer la différence linguistique.

Or, les initiatives populaires et les référendums obligatoires sont soumis à la Double majorité. (C’est pourquoi, la majorité des initiatives populaires capotent…à part les plus injustes, cela dépend des moyens des différents partis et du financement de leurs campagnes.)

Petit tour politique pour les comprendre les enjeux des différentes votations du 17 juin 2012.

(Article pas intéressant du tout pour les autres francophones, mais comme c’est lundi de Pentecôte et que c’est férié, il était nécessaire de prendre un peu de temps pour expliquer le système de votation helvétique…et là, je n’ai pas mis le taux de participation qui tourne généralement autour des 40 % selon les objets. Et c’est aussi pour cela qu’on l’a souvent dans le Q!)

 

Réseaux de soins «obligatoires» ou pièges à cons!


 

Le 17 juin, les Helvètes vont devoir se prononcer sur plusieurs objets mis en votation, parmi lesquels:

 «La modification de la loi fédérale sur l’assurance maladie (Réseaux de soins)»

On nous «assure» que la qualité des soins ne sera pas prétéritée et que les réseaux seront indépendants des caisses maladie. Mais lorsqu’on regarde de plus près le projet de loi proposée, on peut lire:

«Le réseau de soins intégrés conclut avec l’assureur un contrat qui précise comment la qualité des prestations sera garantie et comment les prestations seront rémunérées. Le contrat définit également dans quelle mesure le réseau de soins intégrés assumera la responsabilité financière des soins médicaux (coresponsabilité budgétaire). Les réseaux de soins sont indépendants; ils ne peuvent donc être gérés par un assureur.»

Là, nous sommes déjà pris(e)s pour de sombres con(ne)s puisqu’il est dit dès la première ligne du paragraphe que le réseau de soins intégrés et l’assureur vont se mettre d’accord sur une enveloppe budgétaire et comment gérer cette dernière. Puis de nous «ré-rassurer» par la phrase finale que ces réseaux de soins intégrés seront indépendants et ne pourront pas être gérés par un assureur.

En gros, pour ceux qui n’ont toujours pas compris, l’assureur donne une enveloppe budgétaire fixée à tel montant au réseau de soins…et ce sera aux médecins de la gérer. Si le réseau dépasse cette enveloppe, il pourra reporter les coûts sur l’enveloppe de l’année suivante en foutant dehors les mauvais risques, ou si il est obligé de les garder en son sein pendant 3 ans comme prévu par cette nouvelle idée de loi, les soigner au rabais!

Ce n’est pas fini!

«L’assuré qui opte pour le modèle des soins intégrés paiera une quote-part de 10% jusqu’à un montant maximal de 500 francs par an (contre 700 actuellement); l’assureur pourra cependant renoncer partiellement ou totalement à prélever la participation aux coûts. L’assuré qui n’opte pas pour ce modèle devra désormais acquitter une quote-part de 15%, à concurrence de 1’000 francs.»

Pour dire plus simple, celui ou celle qui est suivi(e) par son médecin traitant et ses spécialistes depuis un certain nombre d’années ne pourra plus être suivi(e) par son entourage médical si ce dernier ne fait pas partie d’un réseau de soins. Or, les malades chroniques ne sont pas ceux qui courent les spécialistes de tous poils, mais sont plutôt ceux qui passent par leur médecin traitant en qui ils ont toute confiance. On peut même ajouter que ce ne sont pas les malades chroniques qui courent chez le toubibs pour le moindre bobo afin d’obtenir le fameux sésame (attestation maladie) qui lui permettra au malade de bénéficier de son salaire versé par «l’assurance perte-de-gains» pour une absence en cas de grippe!

Mais le pompon est l’article suivant:

«Le projet de révision de la loi fédérale sur l’assurance maladie contient encore d’autres modifications.»

Alors là, on nage dans le flou le plus total! On fait des projets de loi et on y rajoute la petite phrase: «Mais cette révision contient encore d’autres modification!» Du pur délire! Faut aller se faire soigner, là!!

Ce qu’il faut savoir, pour ceux qui sont bien portants, c’est qu’une maladie grave choisit ses partenaires au hasard, tout comme un simple accident de la route. Ce dernier exemple n’est pas pris au hasard puisqu’une victime d’un accident, qui subira des séquelles toute sa vie, est prise en charge par «l’assurance accident» les cinq premières années avant de se retrouver…à «l’assurance maladie obligatoire». Sans compter qu’une victime d’un accident sera boudée par d’autres assurances qui connaissent les risques de séquelles qui vont pourrir la vie de celui ou celle qui a eu la malheur de se trouver sur la route d’un simple péquin qui a causé le drame par simple inattention!

Pour celui ou celle qui veut voir le débat, voir le lien: Réseaux de soins: le patient vraiment gagnant?

On y peut voir une Isabelle Moret, Vice-présidente PLR (Parti Libéral Radical ou Parti des Lobbys Renommés), Conseillère nationale, canton de Vaud qui va défendre becs et ongles ce projet de loi et qui, à court d’arguments contre des invités qui en connaissent un rayon, prête des propos que Pierre-Yves Maillard, Conseiller d’Etat, Département santé et action sociale, PS (Parti Socialiste et non Post Scritum), Vaud, n’a pas tenus. Un Maillard qui a déjà eu maille a partir avec le Président de la Confédération lors d’un débat sur «l’assurance maladie» et qui connaît ses dossiers du bout des doigts.

Lors du débat avec le Président Pascal Couchepin (Président de la Confédération pendant un an, mais Conseiller Fédéral qui s’occupait de la santé point de vue économique), lui aussi Radical amigo avec les lobbys des assureurs, avait aussi malmené Maillard, mais a reconnu par la suite que ce dernier avait eu raison sur toute la ligne! Petite parenthèse dans laquelle je rajoute que Maillard s’était fait aussi traité de nom d’oiseau, une spécialité des Radicaux Libres!

Alors qu’ici, au moment où on arrive à la fin d’un débat animé où les interlocuteurs qui n’ont rien de rassurant mais qui tiennent plus le crachoir que ceux qui maîtrisent le sujet, Isabelle Moret cite «Alain Berset, Conseiller Fédéral PS qui a défendu ce projet devant les caméras de toutes les chaînes nationales». Pierre-Yves Maillard émet des doutes quant aux propos de Berset. Pourquoi? Parce que tout comme Miss Moret le sait, un(e) Conseiller(ère) Fédéral(e) est obligé(e) de défendre le résultat d’un consensus opté à la majorité de tous les intervenants au sein d’un collège, même si ce résultat ne lui plaît pas!

Comme tout(e) psychologue élémentaire, soit le simple péquin, le sait, une personne à court d’argument va essayer de porter des coups bas à son adversaire quand il ou elle n’a plus d’autre possibilité pour rester crédible. C’est dans ces conditions que Miss Moret déclare que Pierre-Yves Maillard traîte Alain Berset de «fieffé menteur!», propos qu’aucun auditeur ou téléspectateur n’a entendu de la part du Conseiller d’Etat du Canton de Vaud!

Madame Moret aurait-elle besoin d’une consultation chez un oto-rhino-laryngologue?

Ce qui a de rassurant, c’est que aucune des sept formations politiques qui représentent le Grand Conseil Vaudois, y compris celle dont madame Moret fait partie, ne soutient cette proposition!

 

Racisme dans les petites classes…et autres inepties!


 

Qui l’eut un instant cru! Nos chères petites têtes blondes…(Crotte de bique, ça commence mal! Mmmmh….)

Qui l’eut un instant cru! Nos chers petits rejetons sont de plus en plus racistes. Et le phénomène, bien que pas spécialement nouveau, est par contre en très nette augmentation. Et cela ne concerne pas seulement des ségrégations type couleurs de peau, obédiences religieuses ou nationales, mais aussi tout simplement, entre les différents sexes! Ainsi, de voir de petits petits clans se former dans les préaux des écoles, s’insultant de différents noms d’oiseaux entendus à la maison, lus sur Farce-de-Bouc ou encore, utilisés généreusement dans les divers clans de quartier.

Mais qu’on se rassure, cela ne concerne pas encore les choix politiques! Ces petits bambins vont pouvoir encore se taper sur la gueule pendant leur adolescence et leur jeune vie d’adulescent avant d’en rajouter une couche avec les choix partisans.

Ouf! On est sauvé!

Le choix éducatif est donc simple: ou on dit: «Ferme ton clapet, espèce de raciste de mes deux!» et l’incident est clos et on ne perd pas de temps, ou alors on joue la carte pédagogique: «Mais petit con! Sais-tu donc ce que tu viens de dire? Pourquoi t’esses-tu donc exprimé ainsi vis-à-vis de ton petit camarade qui est, comme tu pusses le constater de visu, comme toi, mais qu’il pusse parler une autre langue que tu ne pusses comprendre, tout comme toi qui parle une autre langue que lui-même ne pussasse comprendre itou? Il serait bon que nous nous réunissons pour discuter des différentes disparités qui font que chacun et chacune est qui il ou elle est. Ainsi nous pouvons nous apporter, aux uns, aux unes et aux autres, une différence qui puisse être reconnue comme une richesse et non comme une tare! Je propose donc que toutes les petites pétasses et tous les petits connards qui ont usé de mots grossiers à l’encontre de l’une ou l’un de celles et ceux qu’il ou elle considère comme leur adversaire se mettent en rond et, lors de nos récréations éducatives, nous débattons de nos différences culturelles afin que nous puissions toutes et tous nous entendre et de ce fait avéré, nous comprendre!» (difficile à comprendre, mais il fallait respecter les sexes pour ne pas passer pour sexiste…que faut-il pas faire!)

Pour faire plus bref, faut-il instaurer un choix de dialogue et laisser pisser le mérinos?! Choix draconien si on veut respecter le cursus scolaire et si de plus, le travail fait en classe est saboté une fois les bambins rentrés dans leur vase clos!

Et parlons du cursus scolaire qui est de plus en plus lacunaire. Ainsi et pour preuve, 20% de la jeunesse allemande ne sait pas ce qu’est Auschwitz.

Et si Angela Merkel a proclamé que le «multi-culti a échoué», nos différences culturelles ont fait que nous, en tant que francophones, avons mal compris ce que la Chancelière allemande a voulu exprimer par là. Alors que nous comprenions qu’une société pluri-culturelle n’était pas possible, les Allemands, eux, se sont rendus compte qu’ils avaient laissé se développer des quartiers entiers, souvent en banlieue, comme des ghettos ayant leurs propres particularités au lieu d’intégrer les différentes cultures au sein même d’une identique métropole. Le «multi-culti» est donc un choix urbain qui n’a pas fonctionné!

Maintenant, à qui la faute…

 

Mix et Remix

 

 

Lausanne: le fascisme se décomplexe!


 

«Ôyez, braves habitants de la ville de Lausanne. Nous veillons à votre sécurité et pour cela, nous allons faire un peu de ménage dans notre belle cité!»

Il y a peu, en février 2011, des volontaires du parti PLR (Parti Libéral-Radical ou Parti de la L’éradication Radicale de la vermine) sillonnaient les rues de Lausanne, en quête de signatures en faveur d’une initiative qui chasserait les mendiants par métier de la cité.

«Lausanne ne sera plus la dernière «oasis» des mendiants! Et nous voulons donner un message clair à la municipalité. En effet, ces personnages vont jusqu’à simuler des infirmités pour stimuler la compassion. Qui n’a pas vu cette contorsionniste qui s’assoit sur les genoux, hiboux, cailloux, et ceci avec les pieds devant! Ces mendiants par métier se posent près des commerces et nuisent au tourisme. Ils provoquent un sentiment de malaise et d’insécurité. Mais le PLR veille et met en place un réseau de partisans en quête de signatures afin que les autorités chassent ces êtres qui déambulent et sont susceptibles de vous attaquer à tous moments. Le PLR est là, pour vous, s’active pour vous. Signez et rentrez chez vous sereins!»

Aujourd’hui, quelques un(e)s s’en sont allé(e)s et d’autres sont toujours là. Et si il y a gêne, il n’y a pas de plaisir!

Et voilà que cette 2ème semaine de mai 2012, le PLR remet ça, mais inclut des personnes ciblées, comme dixit: des individus qui créent un trouble public en raison de leur comportement. Entendons par là: «les dealers, les mendiants, les rassemblements qui menacent l’ordre public, c’est-à-dire les marginaux qui squattent les quelques bancs de la Place Riponne, en face de Naf Naf, et de les éloigner du centre ville pour des durées maximales de trois mois». Si la police interpelle de temps en temps un petit dealer et déplace de temps en temps un mendiant de métier, elle montre aussi qu’elle est présente et on ne comprend guère le sentiment d’insécurité que ces marginaux peuvent susciter auprès des passants. De plus, le Parti de L’éradication Radicale parle d’une poignée de gens qui ne savent plus où aller et se réunissent sur ces quelques bancs pour se soutenir les uns les autres. Chassés déjà de multiple fois de plusieurs endroits de cette petite mégalopole à flanc de coteau sur les rives du bleu Léman, ils ont trouvé un point de ralliement un peu à l’ombre d’une place immensément grande et hideuse qui n’est autre que le toit d’un parking souterrain accueillant des centaines de bagnoles. Une place occupée deux matins par semaine par le marché qui envahit toutes les ruelles du centre ville. Le PLR parle donc d’une poignée «d’individus» qui se réunissent sur une petite place un peu décentrée, «individus» qui restent entre eux, parlent entre eux, se foutent royalement du monde, ne cherchent qu’un peu de chaleur humaine et ne dérangent absolument personne. Ce n’est que leur image qui peut être insoutenable pour des «fachos» décomplexés qui désirent une ville propre en ordre. Ces mêmes «personnages» qui foutent leur papiers et les contenants avec un peu de contenu par terre, alors qu’il y a des poubelles tous les 20 mètres!

Alors, qu’on se le dise! Selon la loi, chaque personne, ou chaque «individu», ou chaque «personnage» a le droit de rester dans un bistrot toute la journée, même si il ou elle n’a consommé qu’une boisson! Que le PLR donne 4 balles pour un bon kawoua à cette poignée de marginaux et ces derniers pourront aller squatter les cafés du centre ville. Au moins seront-ils cachés!

De plus, les citoyens vivant en Suisse ont le droit de se prélasser n’importe où sur les places publiques. Sinon, il ne faudrait pas faire d’exception et surveiller de très près les gens qui se réunissent en masse sur les plages lausannoises, parfois prêt à se battre pour un m2 de gazon prévu pour la pose d’un grill et volé par un steack en monokini sans scrupules qui y a posé son linge pour se cuire des deux côtés.

Petite conclusion: on pensait l’UDC comme un parti d’extrême-Droite qui perd des électeurs. Mais visiblement, ces mêmes électeurs se retrouvent dans un parti de Droite devenant extrême!

L’UDC bientôt «enfant de choeur»?